Le Ciel se répand dans le corps

Dans un précédent témoignage je rappelais que dans les méditations énergétiques nos professeurs de Zhi Neng Qi Gong  utilisaient souvent l'expression le corps se transforme en qi...

Alors j'expliquais que nous pouvions passer progressivement d'une perception de notre corps superficielle, grossière avec un corps physique, solide, aggloméré.... à une perception plus subtile de notre corps composé d'énergie.

Mais la sensation que je sens de façon assez claire, ne ressemble pas à une sensation d'énergie qui circulerait dans le corps, dans les méridiens. 

Par exemple, je ne sens pas spécialement cette fameuse énergie du  Foie, si forte et si souvent bloquée chez tant de gens, ou cette énergie du Coeur, des Reins ou l'énergie de tel ou tel chakra de la tradition indienne, tel ou tel Dan Tian de la tradition chinoise, qui sont pourtant spécialement des centres énergétiques...

Le Royaume des Cieux

Les mots qui ressemblent le plus à ma perception serait que le corps se transforme en ciel. 

Alors me revient en mémoire la célèbre parole de Jésus : "le royaume des cieux est au-dedans de vous".

Pour écrire ce texte, je fais quelques recherches et je m'aperçois que la citation exacte que je trouve n'est pas "au-dedans de vous" mais "parmi vous". Ce qui change sensiblement la donne, cela mérite de s'y attarder un moment. 

Voici un très bel article, propre à nous faire cheminer.

Commentaire :

Cet article me touche m'invite à réfléchir sur cette notion d'intimité.

Il me guide. Jamais je n'ai pensé à méditer dans mon coeur avec cette idée de descendre au plus intime de moi-même.

Et puis, il m'invite à m'interroger sur mon propre comportement, cet étrange attitude à tout le temps partager - révéler des choses si intimes. 

Peut-être qu'il faudrait que j'arrête. Je n'ai pas encore beaucoup de clarté là-dessus. En tout cas, cela me pose question.

La relation que je construit avec le Divin, c'est quelque chose d'intime. Je me disais ces jours-ci que lorsque je m'assoie sur mon coussin, c'est comme rencontrer son meilleur ami. C'est beaucoup plus intéressant que n'importe quelle série télé. 

Franchement, si vous receviez la personne du monde pour qui vous avez le plus grand respect, une personne que vous admirez, un écrivain, un artiste, un joueur de foot, qu'importe. 

Et s'il était là, avec vous, vous regarderiez la télé, vous le laisseriez en plan et vous iriez regarder vos emails ? 

Petit à petit, dans mes intériorisations, j'exagère encore beaucoup, mais c'est en train de devenir concret comme ça. 

Construire notre relation avec notre divin intérieur avec notre Intimité la plus profonde.

Et franchement, parler de cela en place publique, c'est tout de même un peu bizarre - toujours cette idée que... ça peut servir à d'autres. 

Une autre découverte, stupéfiante 

En continuant mes recherches sur internet, je découvre cette ahurissante parole que je n'avais jamais entendu : "le royaume des cieux appartient aux violents."

Elle est incroyable cette parole ! Et elle me fait du bien. Elle nous aide et nous invite à ne plus avoir peur de notre propre violence et à l'utiliser... correctement. 

Cela me rappele l'invitation de Krishna dans la Guïtâ de "mettre à morts nos ennemis... "

D'ailleurs, cette courte vidéo de 9 minutes, me confirme ma compréhension de cette puissante parole, d'abord les ennemis intérieurs ensuite nous verrons... 

Et puis, si j'avais entendu parler de cette histoire que Dieu s'était caché dans le coeur des hommes, j'ignorais que cela venait du Coran, et surtout, habituellement, on ne donne pas la fin de l'histoire, spirituellement trop incorrecte. 

Le féminin intérieur... 

Et puis, à l'occasion d'une conversation avec une amie à propos de la femme, de la relation homme - femme, elle se reconnaîtra, je la salue 😊, hier ou avant hier, en méditation, je me suis assis avec une résolution intérieure qui s'est formulée très simplement : "Allez ! Allons à la découverte de cette part féminine..." 

Sans idée préconçue, et avec tout ce qu'il peut y avoir derrière, mes mémoires de la relation avec ma mère biologique ou avec les femmes que j'ai pu rencontrer...

Je ne saurais dire ce qu'il s'est passé pendant cette méditation, c'était un peu confus, ou je ne m'en souviens pas...sauf que j'ai essayé de rester concentré sur la divine shakti...

Par contre,  après, il est venu une sensation de grande proximité avec Mère. C'était presque un peu gênant : je faisais la vaisselle, je la sentais, je mangeais un morceaux, je la sentais, j'allais aux toilettes, je la sentais encore... 

Cela a duré comme ça... un bon moment. Peut-être une demi journée. Après je n'y ai plus fait attention. Cela me revient maintenant. 

Je ne suis pas très habitué à ce type de sensation. 

Et voilà que dans cette courte vidéo, Annick de Souzenelle évoque aussi ce féminin intérieur...

À suivre... 

Cette méditation confuse sur le féminin intérieure remonte à quelques jours. Désormais, les choses se sont un peu décantées, si je médite à nouveau sur cette mystérieuse part féminine, peut-être y verrais-je plus clair... 

Tout à coup, il me revient que cette notion existe aussi dans le Tao avec le YIN et cette... femelle mystérieuse qu'avait évoqué un jour Alain Baudet, un professeur de l'école.... il y a plus de vingt ans. 

Le Ciel se répand... 

Je ne m'attendais pas à cet heureux détour...

Ma sensation en méditation, assez claire, très claire même, c'est que le corps, le corps intérieur fond, morceaux par morceaux...  

Si je pose mon attention sur le bassin, les jambes, le dos, j'ai une perception claire d'une masse solide, compacte, agglomérée...

Par contre, si je pose l'attention dedans, à l'intérieur de la poitrine, du ventre, la sensation est que très délicatement, point par point, cellule par cellule, le corps fond, se dissout...

Le point de départ, l'épicentre semble être quelque part dans la poitrine. Et puis c'est descendu un peu dans le ventre, cela s'est propagé un peu aussi dans cette fameuse épaule droite dans laquelle cela me tiraille depuis quelques semaines...  

Et c'est un peu difficile de savoir si c'est moi qui rentre dans ce Ciel intérieur ou si c'est le Ciel qui part à la conquête de mon corps. 

J'aurais même tendance à dire que c'est la deuxième hypothèse. Le Ciel se répand à l'intérieur. 

Ce Ciel est sûrement une conscience. Ou la conscience. 

Cela me donne l'impression de quelque chose de très méticuleux et pour la première fois, cela a commencé dans la tête.

À un moment donné, j'ai mieux regardé cette dissolution intérieure et et j'ai vu que... je n'avais pas peur alors c'est comme si j'autorisais ainsi le processus à se répandre partout et cela a commencé dans la tête.

Du Ciel ou du Feu ? 

À un moment donné, je me suis demandé si ce que je sentais, c'était du Ciel ou du Feu. Et je n'ai pas su dire. 

Au départ, j'avais vraiment la sensation de Ciel, que la Matière intérieure, la substance corporelle intérieure se dissolvait et il ne restait rien qu'une immensité, de l'air, du Ciel, le vide de l'espace comme nous disons dans nos méditations de Zhi Neng Qi Gong...

Et rien à faire de particulier pour que cela se fasse. Juste peut-être donner son accord et rester bien-bien tranquille, serein, confiant...

Et à un moment donné, tout à. coup, je me suis dit : "cela ressemble à du Feu." 

Une sorte de Feu que... je ne connais pas. La même sensation que cette expérience du Feu-Froid que j'ai raconté dans un article précédent. 

Petit à petit, millimètre par millimètre, ce feu-froid dissolvait tout. Ou comme, entrer petit à petit dans le feu...

Lien vers mon expérience du Feu-froid

Et puis à un moment donné j'en ai eu assez et je suis sorti de ma méditation. Cela aura duré tout de même une bonne heure, peut-être plus. 

N'être rien

Quelque chose a peut-être accentué ou enclenché cette expérience. Hier, j'ai écrit un témoignage sur le nettoyage émotionnel avec une mention spéciale pour la famille "Colère".

Hier c'était : "Dans la famille Colère, je veux la fille "Critiques incessantes". Bonne pioche !"

Entre parenthèse, aujourd'hui, je tombe sur Agenda qui évoque l'inutilité de se plaindre. Bref !

Hier, à un moment donné, je regardais la famille colère se déployer au grand complet, histoire de passer une bonne soirée tous ensembles. Il ne manquait personne : l'irritation, le mécontentement, la frustration, l'agacement... 

Et à un moment donné j'ai vu se pointer... l'envie d'être quelqu'un. Dans le sens où un jeune ambitieux à envie de devenir quelqu'un d'important, un notaire, un avocat, et que sais-je encore.

C'était la même chose au niveau spirituel : envie de vivre de grandes expériences, de réaliser de grandes choses. Un orgueil spirituel, une prétention...

Alors j'entends bien qu'il y a quelque chose de légitime à nourrir de grands rêves...

Mais là, j'étais avec la frustration-déception-colère de ne pas avoir réussi à être éveillé, réalisé...

Et tout à coup, j'ai entendu une voix au-dessus de ma tête, plus haut que d'habitude, elle semblait me parler de plus loin. Et la voix m'a dit :

"Mais pourquoi veux-tu devenir quelqu'un ?"

Il n'y avait pas de jugement dans le ton. Pas de reproche. Ni de ton particulier d'ailleurs. Juste une question. 

La question m'a mis dans le silence et au bout de quelques secondes de réflexion, j'ai dit intérieurement : "OK ! J'accepte de n'être rien".

Soulagement immédiat ! Et le poids sur les épaules qui s'en va. Et un sourire qui s'affiche sur le visage. 

C'est vrai ça ! Cette question : qu'est-ce que je vais devenir ? est une source de stress. Quand on abandonne sa prétention à devenir quelqu'un, à réaliser quelque chose, les soucis s'en vont. 

Accepter de n'être rien...

En tout cas, soyons à 100 % rassuré, cet "accepter de n'être rien", ne ressemble à rien d'autodestructeur, de dépressif... c'est tout à fait autre chose et nous ne disparaissons pas. C'est drôle : c'est comme s'il n'y avait pas besoin d'être pour être. Au contraire, la sensation d'être était plus forte. 

En fait, c'est l'ego, la personnalité de surface qui disparaît, qui abdique, alors un autre état d'être, plus vrai, peut apparaître.

Maintenant, il faut revivre et revivre de nombreuses fois l'expérience pour que ce nouvel état d'être s'installe et remplace définitivement l'ancien état d'être, périmé. 

Mais l'avoir vécu une fois, même une toute petite fois est... très important. C'est la preuve irréfutable que le passage est ouvert. Et que l'expérience pourra se refaire, se développer, s'approfondir. 

Cela rejoint ce "mourir à soi-même" auquel je pense si souvent, si souvent. Satprem aussi a employé cette expression. 

Parce que, nous pouvons le décliner de différente façon mais cela revient toujours au même : pour entrer dans un nouveau monde, un nouveau mode de fonctionnement il faut bien mourir à l'ancien monde, à l'ancien mode de fonctionnement. 

C'est la Nouvelle Naissance évoquée dans la dernière vidéo d'Isabelle Padovani et que je trouve si... formidable. 

Et pendant ma méditation avec cette impression si claire, si évidente que le Ciel était en train de se répandre en moi, derrière, il y avait en filigrane, cette acceptation de n'être rien, de mourir à moi-même.

Curieusement, le processus dont j'avais une perception assez claire semblait se dérouler dans ma substance, être plus matériel que psychologique... 

À suivre...

Je me trompe peut-être mais j'ai l'impression que ce processus va... continuer. 

Fleur de la Nouvelle Naissance

(Marjolaine)

Naissance à la Conscience véritable,

celle de la Présence divine en nous.

Deux paroles de Mère

 

"Ce que l'on appelle "la nouvelle naissance", c'est la naissance à la vie spirituelle, à la conscience spirituelle, c'est porter en soi quelque chose de l'esprit qui, individuellement, à travers l'âme, peut commencer à gouverner la vie et à être le maître de l'existence."

"On devient une nouvelle personne, et quels que puissent être le chemin ou les difficultés du chemin ensuite, ce sens-là ne vous quitte plus. Ce n'est pas quelque chose même - comme beaucoup d'autres expériences - qui se recule, qui passe à l'arrière-plan, qui vous laisse extérieurement une sorte de vague souvenir auquel on a de la difficulté à s'accrocher, dont le souvenir s'atténue, s'estompe - ce n'est pas cela. On est une nouvelle personne (1), et on est cela définitivement, quoi qu'il arrive.

Et même toutes les incapacités du mental, toutes les difficultés du vital, toutes les inerties du physique n'arrivent pas à changer cet état nouveau - un état nouveau qui fait une coupure décisive dans la vie de la conscience.

L'être que l'on était avant et l'être que l'on est après, n'est plus le même. La position que l'on a dans l'univers, par rapport à l'univers, dans la vie et par rapport à la vie, dans la compréhension et par rapport à la compréhension, n'est plus la même : c'est un véritable renversement qui ne peut plus se défaire."

(1) : Ce sentiment de devenir une autre personne m'a approché, traversé, il y a une dizaines de jours, et puis il est parti. Plusieurs petits détails semblent me confirmer que je suis dans ce processus, ce passage. Et nous devons être nombreux dans ce passage. Je réalise, mince, que c'est peut-être la première fois, mince, que je ressens un sentiment fraternel basé sur quelque chose qui, à première vue... semble me satisfaire. Nous sommes en train d'accoucher de... nous-mêmes. Au fait, cela n'a rien à voir avec de la poésie et cela reste un peu flippant 😊

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