Petit bilan des jours passés 

Au travail

Le tamas dans la pensée indienne est le principe d'inertie, de lourdeur... qui régit le monde physique.

Alors que j'avais posé la conscience pour travailler dessus, une nuit, avant de m'endormir, je suis traversé par une sensation d'ouverture lumineuse avec l'idée de mettre mes nuits au service de l'oeuvre de Sri Aurobindo.

Satprem a maintes fois raconté ses actions dans l'invisible.

Personne n'est Satprem. Et alors ? Est-ce que cela signifie que le Divin serait infirme et incapable de nous utiliser déjà, tel que nous sommes, pour telle ou telle action de son choix ? Le Divin n'a t-il donc aucun discernement sur la façon de nous utiliser ?

Dans cette instant-là, il y avait une joie intérieure de vouloir participer, de s'offrir en conscience à l'oeuvre divine.

Je m'étais toujours senti si incapables que je n'y ai même jamais pensé. 

Joie de se mettre au service de cette oeuvre sublime. 

Service

Service

2 h 45 de prière - méditation

Et pourtant, rien de spécial à dire. Un peu déçu - encore cette envie qu'il se passe des trucs spéciaux. Le travail intérieur dans le corps continue. 

Des images familiales continuent d'apparaître : cela m'agace. 

L'autre jour, j'ai vu l'épine de la maladie présente dans la conscience. Un travail a été fait pour la retirer. J'en ai vu d'autres. Des croyances négatives. Des idées négatives.

Cela me donnait vraiment l'impression d'épines intérieures. 

Seulement, après quelques expériences un peu intenses, il y a une fatigue intérieure, une baisse d'intensité, un recul dans la discipline.

Élections américaines 

D'autant que l'événement me passionne beaucoup. Quel spectacle étonnant !

Ce qui est bien pour moi ?

Une personne me contacte par mail pour la première fois et me dit que je devrais faire ceci - cela. Je ne sais pas. Cela m'a tellement énervé que j'ai regardé en diagonale sans lire. Pas eu le courage de lui répondre que cela m'avait agacé. Lâcheté ? 

Le lendemain, je m'aperçois que rien que d'y penser, cela m'énerve encore. Je sens le fameux point dans le flanc droit monter en température.

Parfois, je ne supporte plus qu'on me dise ce que j'ai à faire.

Et plus j'essayais de rejeter la sensation désagréable, plus elle insistait, plus cela elle me démangeait. 

Alors ce matin, en méditation pendant environ deux heures, c'est encore venu et j'ai pris la chose en moi pour regarder pourquoi cela me mettait dans cet état. 

En fait, la personne était évidemment bien intentionnée seulement comment peux t-elle savoir ce qui est bien pour moi ? 

C'est cette prétention à ce qu'elle sache pour moi qui m'énervait tant, que je trouvais insupportable. 

Alors il s'est passé quelque chose de très.... inatendu. 

Je me suis aperçu que, moi non plus, je ne savais pas ce qui était bien pour moi. 

Sincèrement, au moment présent dans ma méditation, qu'est-ce qui serait bien pour moi : de recevoir de la force, de la paix, que cela travaille sur mon épaule, mon circuit énergétique, que cela s'ouvre dans mon coeur, que cela se calme dans mon mental, que telle entité soit chassée, que ceci, que cela ? 

Alors je me suis posé sur cette intention qui ne s'était jamais formulée ainsi : que le Divin fasse ce qui est bien pour moi. 

Et c'était bien. 

Petit à petit, cela m'a calmé. Je me suis calmé dans cette attitude de confiance que le Divin - la Mère divine faisait pour moi ce qui était bien. 

Et c'était bien. 

D'ailleurs, au final, j'ai du rester peut-être deux heures les yeux fermés, tournés vers l'intérieur, ou vers l'univers, pas toujours dans la même position. Parfois assis par terre en tailleur sur mon coussin et puis assis sur le rebord de mon lit, plus confortable. 

À un moment donné je me suis posé la question de la formulation entre ce qui est bien pour moi et ce qui est le mieux pour moi. 

La conscience monte

À un moment donné, je m'en souviens maintenant en écrivant, il y a eu une sensation assez forte. Comment dire ?

ll y a les forces telluriques de la terre, le magnétisme de la terre. 

J'étais assis sur mon coussin et j'ai commencé par me sentir connecté à la terre, posé sur terre. Presque cela me donnait l'impression que mes jambes, mes cuisses, mon bassin s'enfonçaient dans la terre, avaient un peu fondu dans la terre, faisaient corps avec la terre...

Alors l'énergie, le qi, la conscience a commencé à monter... 

On aurait dit une sorte de vapeur épaisse qui montait un peu autour de mon corps et dans mon corps. Je sentais dans mon corps une différence de densité entre mon corps et ce qui montait. 

Cela montait doucement, avec des moments d'arrêts d longues minutes, au niveau du ventre, puis un peu plus haut au niveau du diaphragme, du plexus solaire, puis un peu plus haut dans la poitrine...

Après, c'est plus confus. Je crois que cela s'est arrêté là.

J'essayais d'être aussi impersonnel que possible. Il me semble que lorsque je parvenais à observer sans observer, à m'oublier un peu, cela montait plus facilement, qu'il y avait moins de résistance dans le corps.

Parce que, quand cela montait, j'ai l'impression que cela soulevait des trucs qui étaient plus bas. 

Kundalini dans la colonne vertébrale ? 

Ce qui montait n'était pas du tout localisé dans la colonne vertébrale. Cela ressemblait à une épaisseur un peu autour du corps et en même temps dans le corps. 

Un jour, je m'en souviens très bien, j'étais assis en méditation dans le bureau de l'école de médecine chinoise où je travaillais. Cela devait être en 2004-2005, dans ces années-là.

Et sans que je ne décide rien du tout, j'ai eu la vision d'un serpent, dressé tout droit à la place de ma colonne vertébrale et qui sortait sa tête au-dessus de ma tête. 

J'ai eu une de ces trouilles. Cela n'a duré qu'une seconde ou deux. 

J'avais déjà vaguement entendu parler de la Kundalini mais sans plus et cela ne m'avait jamais spécialement intéressé et je n'avais jamais fait d'exercice particulier. 

Autant ce fut une vision fulgurante et spontanée, autant là, cela montait tout doucement, sans vision mais avec la sensation presque charnelle d'une épaisseur qui monte. 

Mains jointes

Parfois, j'ignore pourquoi , je ressentais le besoin, la nécessité de placer les mains jointes devant la poitrine ou devant le front. 

Deux images de Torus

Expériences
Expériences

Je venais de regarder la première partie de Thrive 2...

Cette idée de Torus m'a fait de l'effet... 

Déjà dans les méditations de Zhi Neng Qi Gong, c'est toujours faire le vide, faire le vide... 

Tout le début de ma méditation a été comme cela : faire le vide, oublier toutes les idées, les concepts, la personnalité et même les images spirituelles, et rester sur concentré sur l'aspect vibratoire, la fréquence....

M'aligner sur la fréquence de l'univers, m'aligner sur la fréquence de l'univers, laisser les énergies de l'univers me traverser, laisser les énergies de l'univers me traverser....

Sans rien faire de particulier, juste être présent, ouvert, tranquille, conscient... 

Pas vraiment me fondre dans l'univers mais au contraire que chaque partie de mon être, de mon organisme, chaque cellule se reconnecte avec l'univers, puise son énergie dans l'énergie de l'univers...

C'était assez concret de sensations avec de l'énergie qui rentre, qui sort par les pieds, le sommet de la tête. Rétablir le flux naturel. 

Sensation qu'à certains endroits de mon corps, l'énergie est bloquée, ne passe pas, le flux est rompu, que l'énergie universelle ne passe plus. Alors la Force fait pression pour rétablir. 

Sensation un peu curieuse aussi au niveau des méridiens, ici et là. Comme s'ils étaient dans une torsion interne, dans le repli sur soi, et qu'il y avait un travail pour les placer dans une torsion externe d'ouverture à l'univers...

Comme des lignes à l'intérieur du corps, des bouts de lignes, qui étaient mis en torsion de fermeture qui recevaient la pression de la Force pour se placer dans une torsion d'ouverture... 

Tristesse

Je m'aperçois tout à coup que je me sens assez triste depuis quelques jours et alors, j'ai l'idée de mettre cette tristesse en circulation dans ce Torus, au lieu qu'elle reste bloquée et stagnante dans ma poitrine....

Je sens alors cette tristesse circuler et puis cela va mieux et je l'oublie.  

Douleur intercostale à gauche

Je me suis réveillé avec une douleur intercostale à gauche assez forte mais intermittente, qui se réveillait avec certains mouvements et surtout quand j'inspirais trop d'air.

Elle est restée même pendant ma longue méditation ; rien n'y a fait. 

En dernier recours, j'ai demandé à Mère de s'installer dans cet endroit. J'ai regardé de longues minutes, je sentais une réponse, une descente, un travail mais cela ne marchait pas. La douleur était encore là. 

Alors je me suis levé, suis sorti faire un tour, j'ai tout oublié et quelques minutes après, en y pensant à nouveau, je me suis aperçu que cela avait disparu, que je pouvais à nouveau inspirer à fond. 

À suivre...

Retour à l'accueil