"Si vous voulez vous éveiller, restez couché !"

😊

Ce matin, j'étais avec cette envie d'écrire quelque chose autour de cette idée un peu... insolite.

En fait, je me suis dit qu'un nombre non négligeable d'expériences intérieures se passait pour moi au réveil, en restant couché dans mon lit, dans cet état reposé par une nuit de sommeil, avec la conscience relâchée, éveillée mais encore proche du sommeil...

Le corps est relâché, reposé, confortable alors la conscience est beaucoup plus libre de voyager dans le corps, de voir des choses...

Encore ce matin, dans cet état particulier, c'était très intéressant d'explorer le côté droit du corps, le côté gauche et des choses étonnantes sont apparues dans la conscience et ont permis un travail...

Je n'ai pas l'impression de décider que je vais travailler ceci, cela. Parfois cela part d'une pensée, une idée qui m'intéresse, parfois je pars d'une émotion, d'un sentiment, d'une sensation. Parfois je pose une intention et parfois n'en pose pas. C'est très très souple comme façon de faire. 

Ce matin, il y avait la perception agréable d'un ciel bleu qui se propage dans le corps, petit à petit, et que les organes du corps, en quelque sorte, flottent dans ce ciel bleu. Comme si une clarté, une lumière se répandait dans le corps et petit à petit dissolvait les organes. 

Cette sensation de ciel dans le corps, d'espace dans le corps, ça, c'est un grand classique, cela revient souvent souvent. Cela doit reposer sur quelque chose de vrai. En tout cas, c'est assez délicieux. Cela fait penser à la rencontre entre l'Esprit et la Substance. 

Cette clarté, cette lumière, ce ciel fait sortir aussi des choses au niveau psychologique parfois de très inattendu  Ce matin au moment du travail du côté gauche du corps, est sorti la notion de renoncer à sa liberté...  Derrière, il y avait tout une histoire, pleine de sens pour moi. Un certain type de mémoires familiales... 

Alors, en fin de travail, l'idée de reconquérir sa liberté a pu venir... 

Rien n'est terminé, sujet en cours d'actualisation... 😊

Nous disons volontiers ce corps est notre corps, il nous appartient, nous en faisons ce que nous voulons. C'est idiot. Ce corps contient une multitude de mémoires, il est la représentation symbolique d'une impossibilité apparente, de toute une série de difficultés et il nous est donné pour faire un certain travail. 

Assis en méditation, le dos bien droit, une belle posture, cela fait sérieux.

Alors que couché, en se laissant aller, sans trop se soucier de la position, la conscience part bien plus facilement en voyage. À la nuance près que, à moins de me leurrer moi-même, je n'ai jamais l'impression de décoller, et qu'au contraire, je voyage dans le corps. Les sensations corporelles restent très présentes et même de plus en plus fines. 

Inutile de tout dire et de tout raconter par le détail, seulement, je tenais à semer une graine, lancer une piste...

Ce travail couché est vraiment intéressant, et assez agréable au demeurant, confortable, peut-être que cela donnera envie à quelqu'uns de... rester couché. 

Et puis, j'ai cherché des images de bouddhas couchés pour illustrer cet article et j'en fus un peu secoué.  

Restez couché !
Restez couché !
Restez couché !

Ce qui m'a beaucoup troublé, c'est l'impression de longueur des statues. Cela m'a troublé parce que je me souviens avoir raconté cela dans un article précédent du 10 novembre : cette impression de longueur dans le corps. 

Même si intimement nous le sentons juste, cela fait du bien d'avoir parfois une confirmation extérieure que nos sensations parfois étranges reposent sur quelque chose de vrai... 

Extrait :

"Du pied droit à la main droite au-dessus de ma tête, dans le corps, cela me donnait l'impression d'une grande grande distance tout à fait disproportionnée par rapport à la longueur réelle de mon corps. "

Restez couché !

J'ai oublié deux choses dans mon expérience de ce matin, sans me souvenir à quel moment elles sont intervenues. 

1) Un moment de concentration assez long pour entrer en contact avec l'être vital, apprendre à le connaître, le ressentir. Ce n'était pas joli-joli. Ce que je sentais n'étais pas très heureux, pas très épanoui. Alors j'ai cherché des solutions, comment le mettre en relation avec la présence divine dans le coeur, comment l'ouvrir au courant immense de la vie, comment le purifier... 

2) Une sorte de vision fractale d'un escalier. Dans un article précédent j'invitais à regarder derrière et / ou dedans. Là, ce qu'il est venu c'est de regarder derrière ce qui est derrière ce qui est derrière et ainsi de suite...

Quand je dis regarder, c'est au sens large : la conscience cherche à regarder, voir, sentir et ressentir, entrer en contact avec ce qui est derrière un phénomène mental, émotionnel, sensoriel...

Et à un moment donné une vision bizarre est venue. Jamais je n'avais vu de cette façon. Cela donnait une impression de voir à l'intérieur d'une longue vue avec une vision en carré.Je ne sais pas comment dire. Cela m'a fait penser aux fractales, de descendre dans quelque chose de plus en plus petit. 

J'ai eu la vision d'un escalier intérieur descendant avec des formes très carrées. Je veux dire que je n'avais pas l'impression d'un escalier en colimaçon mais d'un escalier qui descendait tout droit.

Et là encore, ce n'était pas très lumineux. C'est tout gris de couleur, un gris sale, , comme un escalier pour descendre à la cave, pas très ragoûtant. Je ne suis pas descendu, j'ai juste eu la vision plongeante de cet escalier. 

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