Avant hier, je me réveille avec un drôle de rêve, très court, une minute ou deux maximum.

Au tout début du rêve j'ai eu un sentiment intense qu'il m'était arrivé quelque chose de grave, que j'avais failli mourrir, sans savoir si c'était une maladie, un accident ou je ne sais quoi.... 

Et il y avait un homme que je ne voyais pas autour de moi et qui très délicatement, avec une pince à épiler m'ôtait des morceaux de verre. Je ne voyais rien, je ne sentais aucune douleur mais c'était cela la sensation, qu'il retirait des éclats dans mon corps....

Et j'étais assis en tailleur et cette position me rappelait la position  des yogis, des Bouddha...

Sauf que tout mon corps était recouvert, composé de.... je ne sais quoi.

Entre le sommet de la tête et les deux genoux, cela formait un triangle et tout mon corps était recouvert d'une substance verte et je ne pouvais plus faire la différence entre cette substance et moi.

J'avais aussi une sorte de sensation de camisole de force....ou plus exactement, comme lorsque l'on se prend soi-même dans ses bras, sauf que mes bras étaient collés, fondus à mon torse...

Tout mon être était composé d'une sorte de substance très compacte, et pourtant souple, de couleur verte - un vert assez foncé, avec des nuances ici et là...

C'était assez angoissant et me suis réveillé rapidement. Plusieurs heures plus tard je gardais encore la sensation compacte, triangulaire, de cette substance...

Rêve très étrange qui me fait vaguement penser à ces bouddhas enterrés que l'on retrouve plusieurs siècles plus tard avec le corps pétrifié... comme si toute leur substance corporelle était devenue homogène. Il y avait vaguement une impression de cire, ou en tout cas, la substance de mon corps dans le rêve, était très différente de mon corps actuel... 

Et la couleur ressemblait au jade...

Pour résumer les points clefs, il y avait :

- la sensation d'avoir vécu un intense danger, mortel....

- d'un homme autour de moi qui enlevait méticuleusement des éclats

- que tout mon corps était composé et recouvert d'une substance verte comme du jade, mais souple...

- que j'étais assis en tailleur avec une impression très forte de triangle.

Si dans la position du lotus nous traçons une ligne entre nos genoux et le sommet de la tête, il y a des trous, notre corps n'est pas parfaitement triangulaire. Et bien, dans mon rêve, il n'y avait pas de trou. Mon corps était parfaitement triangulaire, avec des parois lisses comme le flanc d'une montagne...

Finalement, cela donnait un peu la sensation de ce bouddha, cette masse triangulaire, en plus triangulaire encore, et avec une substance souple et non dure comme de la pierre - et sans le côté souriant de ce bouddha. Et pour tout dire, le rêve ne m'a pas du tout fait penser à la sérénité légendaire des Bouddhas. Au contraire, l'inquiétude était vive au point de me réveiller. 

Un rêve vraiment curieux... 

Présence d'un intrus

Deux nuits plus tard, je me réveille en sursaut effrayé d'avoir rêvé d'une présence chez moi. Pourtant la personne n'était pas menaçante et regardait quelque chose penchée sur un bureau, peut-être en train de lire, à moins qu'elle n'eut été simplement assoupie, le front sur la table. Tout à fait effrayé comme si l'on se réveillait en pleine nuit et découvrait qu'il y avait quelqu'un chez soi. 

Deux rêves de suite un peu teintés d'inquiétude, le climat ambiant y est peut-être pour quelque chose, la nature humaine aussi ; une habitude de s'inquiéter.

Confiance dans le Divin

Confiance dans le Divin

"Le cœur de la consécration intérieure est la confiance en le Divin et le sentiment de certitude qui l'accompagne. L'attitude à prendre est : "Je veux le Divin et rien d'autre. Je veux me donner entièrement à lui et puisque c'est ce que veut mon âme, je le rencontrerai et le réaliserai : il ne peut en être autrement.

Je ne demande rien de plus sinon qu'il agisse en moi pour m'amener à lui par une action cachée ou visible, voilée ou manifeste. Je n'insiste pas pour que cela arrive à mon heure et à ma manière ; qu'il fasse tout à sa manière et à son heure ; je croirai en lui, j'accepterai sa volonté, j'aspirerai sans relâche à sa lumière, à sa présence, à sa joie, j'irai à travers toutes les difficultés, tous les retards, m'en remettant à lui, n'abandonnant jamais.

Que mon mental soit calme, qu'il fasse confiance au Divin et lui permette de l'ouvrir à sa lumière ; que mon vital soit tranquille et se tourne vers lui seul, qu'il lui permette de l'ouvrir à son calme et à sa joie.

Tout pour lui et moi pour lui. Quoi qu'il arrive, je me tiendrai à cette aspiration et à ce don de moi-même et je continuerai, m'en remettant à lui, parfaitement confiant que tout sera fait."

Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga.

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La confiance consiste, pour le mental et pour le cœur, à s'en remettre complètement au Divin, à ses directives et à sa protection.

Sri Aurobindo – Champaklal Speaks

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