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Publié par pascalemmanuel

Toute ressemblance avec la situation actuelle ne serait pas un hasard et au contraire source d'un apprentissage profond et puissant...

Un ami me partage à nouveau cet Agenda du 2 mars 1968 dans lequel Mère évoque de façon si puissante la suggestion collective de la maladie...

Je me suis simplement permis de mettre en gras ce les informations importantes que nous devons retenir.

Conquête des maladies

Il y a trois choses pour lesquelles il faut être sur ses gardes.

L'une, c'est la suggestion collective de la «maladie»«maladie», ça doit exister dans le sens qu'il y a évidemment des forces adverses qui travaillent et qui essayent de désorganiser et de retarder le travail ; mais pour l'individu, ces soi-disant maladies... c'est basé extérieurement sur l'idée (on appelle cela la «connaissance»), la connaissance des microbes, des germes, etc., mais c'est tout prendre à l'envers, la tête en bas et la queue en l'air, parce que ces microbes, ces germes, toutes ces choses, sont des effets, ce ne sont pas des causes.

C'est l'effet de trois choses combinées :

mauvaise volonté (au pire : refus de suivre le mouvement), mauvaise volonté plus ou moins totale ;

ignorance des lois et des conséquences, c'est-à-dire des causes et des effets (ignorance complète) ;

et évidemment une forme (tout est une forme d'inertie), mais la plus grande forme d'inertie, c'est l'incapacité de recevoir et de répondre.

Ce sont ces trois choses combinées qui créent les maladies, etc., et l'effet final : la mort. C'est-à-dire la désintégration de l'harmonie créée.

Mais au point de vue collectif, de l'influence collective, c'est l'opposé, c'est-à-dire que c'est cela qui est la «cause» des désordres : au lieu d'être l'effet, c'est la cause – c'est absurde.

Et alors, au point de vue de la transformation des cellules et de l'organisme, cette influence collective est un état comme un bain dans lequel on est plongé, et les gens qui ont voulu y échapper ont coupé : ils ont essayé de s'isoler. Le résultat, c'est le départ de la zone matérielle, parce qu'il est impossible d'être comme cela (geste comme dans une coquille), comme quelque chose qui n'a aucune connexion avec le tout. Alors ils ont renoncé à la vie.

Dans les rapports avec le tout, il y a trois... on pourrait dire «moyens de défense», ou attitudes que l'on peut prendre, en gros.

Celle de l'isolement, qui ne peut pas être total à moins de se retirer et qui n'est que très relativement efficace.

Celle de l'attaque : la puissance qui se bat et repousse les adversaires. (Elle a un gros inconvénient, c'est que si ce sont des forces du même plan, elles sont inefficaces, ou très relativement efficaces ; si ce sont des forces suprêmes, alors... c'est plutôt catastrophique comme effet : ça reviendrait à détruire pour conquérir, ce qui n'est certainement pas l'intention du Suprême.)

Et puis, il y a le moyen de la contagion de la Force supérieure, mais celle-là implique ce qui se traduit ici par le temps. C'est celle-là qui a été adoptée. Mais cela implique le temps – c'est pour cela que les âges passent.

Le résultat est certain, avec le minimum de dégâts. Mais ce minimum est encore très considérable.

Et pour la conscience humaine, c'est long. Mais comme tu le remarquais tout à l'heure, c'est joli. On a l'impression de quelque chose qui va comme cela (geste comme une marée qui se répand), certainement très lentement pour la conscience humaine, mais très implacable pour les résistances, et si sou-ve-rai-ne-ment sûr de sa victoire... 

Ça, c'est joli. Et incontestablement, avec un minimum de dégâts. Sans compter que ce qui nous apparaît comme des «dégâts» peut n'être que des moyens de réalisation supérieure, vu dans son ensemble.

Première réception consciente de la Lumière dans la Nature

Première réception consciente de la Lumière dans la Nature

Deux commentaires :

Tout d'abord, quand Mère parle d'isolement, de quoi parle t'Elle ? Nous sommes en 1955, fait-Elle référence à un ermite vivant dans une caverne ou une cabane dans la forêt ?

D'un coté, en 2021, le monde entier est de plus en plus connecté par internet et de l'autre de plus en plus de gens vivent seuls et ressentent l'isolement. 

Notons aussi que, pour faire le yoga, Sri Aurobindo et Satprem se sont placés dans un certain isolement. 

Ainsi, nous ne pouvons établir une même règle rigide applicable à tous de la même façon mais trouver l'attitude, la position qui nous semble la meilleure pour soi.

Maintenant, dans la situation actuelle, j'imagine qu'être sans arrêt en contact des informations officielles et de gens qui justement vivent dans cette peur constante du coronavirus serait non seulement difficile mais insupportable et deviendrai infernal. 

Il me semble que se ternir à distance respectable des propagandistes du malheur est une démarche saine et salutaire. Donc, d'une certaine façon, c'est s'astreindre à un certain isolement.

Et ensuite, si la contagion de la Force divine est la méthode choisie, encore faut-il être en contact avec cette vibration. Cela pose un problème très pratique et très concret.

D'une certaine façon, la Force divine est partout et n'a pas besoin de nous pour se propager, de diffuser, s'infuser... et heureusement car si Elle attendait notre accord, Elle pourrait peut-être attendre longtemps. D'ailleurs, le plus certain est que la Force divine nous utilise déjà, à notre insu.

Mais certainement, qu'une grâce nous est faite de nous permettre de participer et amplifier cette grande aventure de la transformation.

Comment ? Rester sur des choses simples, les bases.

Puisqu'il s'agit de la contagion de la Force divine, le premier mouvement est de se tourner vers la Force divine, d'aspirer sincèrement, du fond du coeur, de la recevoir...

D'abord se tourner vers, ensuite, c'est un travail de réceptivité,  apprendre à recevoir. Cela suppose une ouverture intérieure, presque une sorte d'humilité. C'est l'orgueil qui nous fait dire que... la Force divine.... Oh non ! Moi je n'en ai pas besoin, cela ne m'intéresse pas, je m'en passe très bien, et puis j'ai autre chose à faire... L'orgueil et une bonne dose de stupidité.

Maintenant, sur un certain plan, il doit y avoir une certaine vérité là-dedans.... mais quand on descend au niveau du corps, ces notions un peu psychologiques deviennent floues, souples. Une certaine qualité de notre matière corporelle semble nécessaire et d'une certaine façon, cela ressemble à une sorte de psychologie corporelle. L'idéal est que la matière accepte de façon inconditionnelle d'être triturée. Alors ça aide les énergies qui travaillent en nous.

Mais ce qui est drôle, c'est un accueil qui ressemble aussi à un don de soi. Dans certains mouvements de qi gong on retrouve ce même paradoxe avec le mouvement d'élargissement, d'expansion et le mouvement de rassemblement, concentration qui en fait... sont les mêmes, se contiennent l'un l'autre.  

Pour le dire autrement, cela m'a plusieurs fois l'impression d'une victoire qui ressemble à une défaite. Il faut que le point de matière cède, abdique, perde.... alors c'est une victoire et il y a la sensation que ce point s'ouvre et qu'une énergie s'engouffre dedans. 

Mais les mots paraissent gros pour des événements  intérieurs qui donnent l'impression de se dérouler dans l'infiniment petit. 

Le truc pour résumer est qu'il y a une certaine qualité ou attitude ou position à trouver dans la matière corporelle elle-même. Et cela tourne beaucoup autour des notions de détente, relâchement, lâcher-prise...  et d'ouverture intérieure... dans les différents endroits de notre être et à différente profondeur. Si nous sommes attentifs, tournés vers l'intérieur nous pouvons faire des découvertes intéressantes et un peu déroutantes. 

La conscience corporelle est une chose vraiment étonnante... comme si, une épaule, un organe, tel ou tel os, partie du corps, pouvait s'ouvrir ? ? ? Ou comme s'il y avait des couches et des couches qui se superposent.

C'est un travail intérieur très intime et très délicat qui demande beaucoup de calme, de temps, de patience, de persévérance...

La troisième étape, après la réceptivité, c'est l'émission de la vibration. Là, je suis beaucoup moins conscient de... comment ça marche, je n'en ai pas vraiment l'expérience, mais j'ai l'impression qu'il faut s'avoir s'oublier, ne rien mettre de soi, le minimum, être le plus impersonnel et indifférent possible. 

Certainement si nous rajoutons quelque chose de notre conscience ça va, mais que si nous rajoutons quelque chose de notre ego, ça ne va plus du tout.

Il me semble même que Mère a clairement dit que cette vibration-là ne pouvait se propager que dans un grand calme, une sorte d'immobilité intérieure... 

Mais c'est à chacun de faire ses expériences... et pour revenir encore et encore au début, rien ne nous empêche de prier-remercier pour cette contagion de la Conscience divine, pour que nous apprenions et soyons capables de devenir de bons instruments de réception-diffusion... 

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