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Publié par pascalemmanuel

L'année dernière à Auroville j'avais fait un rêve dans lequel j'étais à Limoges et je gagnais au loto plusieurs centaines de millions. Cela m'avait frappé car on me donnait le chiffre exact à l'euro près. 

Et puis la semaine dernière j'ai de nouveau fait un rêve où je gagnais au loto mais il m'a semblé que c'était plus ou moins une escroquerie comme si j'avais triché et connaissais les chiffres à l'avance. Il y avait aussi une vague impression d'embrouille avec des numéros de série de paquets de cigarettes. D'ailleurs, à la fin du rêve, j'étais poursuivi et trouvait refuge dans une immense maison rectangulaire de plusieurs étages qui ressemblait fichtrement à... une prison.

Ce qui est m'a paru curieux c'est que je me voyais rentrer par la porte tout en bas et en même temps, j'avais une vision globale vue d'en haut et j'avais l'impression de.... rentrer chez moi, à la maison ! Physiquement, cet énorme bâtiment ressemblait à une prison, mais je n'avais pas l'impression de rentrer en prison. 

Dans mon rêve, l'orientation et la couleur étaient différentes que sur cette photo. En même temps, j'étais tout en bas, au milieu du hall, et j'avais une sorte de vue d'ensemble de tous les étages et de profil et non dans la longueur comme ici. Et tout était en noir et blanc. Les murs blancs, les portes noires, quelque chose comme cela. C'était assez joli, on aurait dit un jeu de go en volume.

C'était la semaine dernière, je n'ai pas prêté plus d'attention que cela à ce rêve et la vie a continué son cours.

* * *

L'Entretien de Mère publié la veillé m'a beaucoup bousculé, je continue d'y penser souvent. Il me travaille de l'intérieur d'une façon très forte et j'ai l'impression qu'il a réactivé une consécration à ce yoga un peu endormie, un peu inconsciente, quelque chose comme cela.

Relire quelques extraits de cet Entretien

Depuis je vis au quotidien dans une atmosphère beaucoup plus concentrée, avec une intensité d'aspiration plus forte, et tout s'en ressent : mes pratiques de qi gong, ma lecture de La Vie Divine, mes méditations et même les moments ordinaires s'en ressentent... 

Et depuis quelques heures il m'est revenu ce fameux donner carte blanche à son âme... 

J'ai entendu pour la première fois cette expression il y a au moins dix ans, c'était dans la bouche de Ghis - Personocratia... et cela m'a toujours laissé assez perplexe, comme une peur, une incapacité, de perdre le contrôle, une volonté de garder le contrôle....

Sauf que, ces jours-ci, est venu un peu plus fort que d'habitude l'idée du lâcher-prise, du si important ne rien faire...

En fait, l'idée est très simple. Est-ce que vous savez ce qu'il faut faire pour vous transformer ? Par où il faut commencer ? Par le mental, le vital, le physique ? Quel mouvement intérieur à purifier, rejeter, transformer ? Et quand bien même nous aurions l'impression de savoir, en aurions-nous le pouvoir, la capacité ? 

En fait, je vis presque tout le temps et depuis des années avec cette volonté de me transformer sans savoir réellement comment faire. Je crois que nous en sommes tous à peu près là ; enfin, pour ceux qui veulent se transformer, nous savons des choses mais nous ne savons pas vraiment ce qu'il faut faire et comment il faut le faire.

Alors, après avoir retourné la question à peu près dans tous les sens, j'en reviens toujours au point qu'il ne reste que se donner au Divin, s'abandonner entre ses mains, s'en remettre à Lui, développer cette capacité de ne rien faire, de se laisser faire, de laisser les énergies travailler en soi... 

 

La même idée est évoquée dans ce fameux Entretien, petit rappel : 

"Mais ce simple fait de se donner au Divin afin que le Divin vous prenne et fasse de vous ce qu’Il veut, et cela dans toute sa pureté et sa constance, eh bien, il n’y en a pas beaucoup qui le font, et pourtant c’est ça la vérité ; et avec ça, alors on va droit au but, et on ne risque pas de se tromper jamais." 

Depuis quelques jours il y a aussi le souvenir presque constant d'une parole de Sri Aurobindo qui explique que le succès de la sadhana repose sur le fait de laisser agir la Force de la Mère divine.

Alors, sur le plan intérieur, dans le corps physique, ma façon de faire si je puis dire, repose beaucoup sur la détente, le relâchement, l'ouverture, le laisser faire, la réceptivité... et en même temps il y a une aspiration et une orientation. Je suis tourné vers... vers le Haut, vers la Mère, vers la Conscience, vers l'Intérieur, vers l'Univers, vers l'Infini, vers le Volonté divine.... ça dépend. La concentration ne se pose pas toujours sur la même chose, le même aspect...

Et ce soir, justement, je n'arrivais pas trop à me poser sur quelque chose, comme si plusieurs aspects travaillaient en moi. 

Pendant quelques minutes l'aspiration se tournait vers l'Univers, l'aspect universel de mon être.... ça c'est l'influence des paragraphes de La Vie Divine que je viens de lire...

Et puis l'aspiration se tournait pour appeler la Force de la Mère, puis vers la Volonté divine et enfin vers mon âme, intensément, pour lui donner carte blanche, et ça, pour la première fois, cela me faisait vibrer d'amour. Un jour, Mère a dit que les gens qui étaient pressés étaient des imbéciles. Pendant 10 ans cette parole ne m'a fait ni chaud ni froid et voilà qu'un soir, elle prenait un sens tout vibrant. Donner carte blanche à son âme...

Mais pour le reste, le corps était très stable, très calme, très posé, très concentré, il y avait juste cette difficulté de la concentration de se poser quelque part... tout lui paraissait merveilleux et désirable.

Et c'est dans ce contexte que, tout à coup, est revenu l'image du rêve de ma prison. C'est un peu curieux de le formuler ainsi mais plusieurs éléments dans ma vie me ramènent à l'univers carcéral. D'abord j'ai été surveillant de prison et il est possible aussi que j'ai connu le bagne dans quelques vies antérieures. Et puis, j'ai pu être assez fan des films qui se passent en prison et d'une certaine façon, je vois quelques similitudes entre une cellule de moine et une cellule de prisonnier, la vie monastique et la vie carcérale, en tout cas pour les ordres cloitrés. Je me suis même souvent répété que pour faire un travail intérieur la prison pouvait être un endroit idéal par que nous étions en quelque sorte protégé de l'agitation du monde.  

La situation actuelle, avec les confinements successifs, nous offrent l'opportunité, si nous aimons cela, de regarder dedans...

Sauf que, dans cette méditation, l'image de cette prison a pris un sens tout différent et très inattendu. Cette prison immense, assez carrée, très structurée devenait le symbole de... mon corps. 

Entre le sommet de la tête et le périnée il y a le méridien central, l'axe central. Alors, c'était comme si l'intérieur du corps était creux, comme le centre de la prison et les ailes Nord, Sud, Est, Ouest de la prison correspondait aux faces avant, arrière, droite et gauche de mon corps. 

Si je savais dessiner, je pourrais faire une BD avec les images-expériences qui me traversent, ce serait plus évocateur que toute cette ribambelle de mots...

Le RDC correspondait à mon bassin, mes hanches et plus on montait dans les étages plus cela correspondait à mon ventre, ma poitrine, ma gorge...

Ou alors, c'était la vision symbolique de ma construction intérieure, de comment je suis organisé mentalement, psychologiquement avec des cases bien organisées...

Ou alors c'était la représentation de vieilles mémoires bien rangées, le fruit d'un travail d'organisation d'une vie antérieure....

Il s'agissait peut-être d'un aspect de la réalité du monde dystopique qui est en train de se mettre en place puisque j'étais aussi concentré sur l'aspect universel, sur le lien entre individuel et universel.

En tout cas, depuis quelques jours, je me pose une question.... impertinente. Nous remarquons depuis quelques temps une réduction des libertés publiques assez sensibles. Mais si l'extérieur est le reflet de quelque chose d'intérieur, dans les années 50, 60... jusqu'aux années 80, étions-nous si libres que cela ? Si hier nous étions vraiment libres, comment-est-ce possible qu'aujourd'hui nous manifestions collectivement cette oppression grandissante ? On dit que la véritable liberté ne se trouve que dans le Divin. Qu'est-ce que cela veut dire ? Je n'en ai même pas le début d'une idée. 

Bref ! Je ne suis donc pas très sûr de l'interprétation, plusieurs hypothèses se sont présentées. Cela me semblait assez personnel, plus lié à mon histoire qu'à une situation collective. Mais je n'en suis pas certain. Et surtout, l'image intérieure était très vivante, pleine de sens, très forte, et tout à coup, après de longues minutes d'observation, quelque chose en moi a décidé, pris la décision de.... détruire cette prison.

Je ne sais plus exactement comment cette intention s'est formulée dans la conscience.... mais aussitôt un travail énergétique s'est enclenché et la vision s'est désintégrée, un peu comme ses immeubles HLM qui sont dynamités et s'écroulent sur eux-mêmes.

Cela s'est fait sans cris de joie, et sans larmes, sans émotion particulière, sous le regard du Témoin impassible, et cela ne devait pas se dérouler sur un plan émotionnel...

Sauf qu'à l'instant où je posais cette intention de sortir de la prison, de détruire cette prison, dans la partie gauche du corps à jaillit la vision-sensation d'un magnifique faucon blanc qui a pris son envol pour voler autour de ma tête...

.... et venir se poser sur mon épaule droite.

J'ai eu peur un instant qu'il me donne un coup de bec sur la joue parce qu'il semblait furieux.... je me suis dit d'avoir été enfermé si longtemps. 

Plus tard dans la méditation j'ai essayé de le revoir en vision mais sans succès.

Je précise aussi n'avoir jamais lu aucun livre sur le chamanisme, n'avoir aucune idée de la symbolique des animaux totem etc. Donc, cette expérience a surgi sans connaissance préétablie et je ne m'attendais pas du tout à cette vision. Au demeurant cet oiseau magnifique m'a ému, comme un mouvement très intime jailli du profond de l'être, comme une capacité cachée qui sort... 

Alors, sur le plan symbolique, je me suis rappelé que l'oiseau pouvait symboliser l'âme... celle vers qui a je me suis tourné plusieurs fois pour lui donner carte blanche et qui a fait écrouler les murs de cette prison intérieure. Encore qu'au niveau du RDC et des fondations, j'ai l'impression qu'il restait quelques morceaux de murs.

Tout de même, symboliquement, cela ressemble à un début de.... libération. 

"J'ai eu peur un instant qu'il me donne un coup de bec sur la joue" ai-je écrit spontanément. Après coup, cela me rappelle une autre chanson... 

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