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Publié par pascalemmanuel

Une amie me signale que dans Le Matérialisme divin au chapitre 13 - Le changement de gouvernement, Satprem raconte que Mère à rencontré des révolutionnaires chinois à propos de certains événements à... Wuhan ! ! !

La coïncidence est telle que j'ai cru nécessaire de publier ci-dessous, de larges extraits de ce chapitre 13 et le lien vers le texte intégral de ce chapitre et du livre de Satprem

Mère - Wuhan - Chine

Mais elle était déjà aux temps d’une autre révolte, infiniment plus fondamentale que les vieilles histoires religieuses, quelque chose qui semblait se passer au niveau de son corps et la relier au corps même de la terre… comme si l’on ne pouvait pas toucher un peu de Matière sans toucher toute la Matière : Je perçois de façon constante et PRÉCISE l’unité universelle qui détermine une interdépendance absolue de toutes les actions, notait-elle à l’époque.

«Précise», c’est-à-dire dans le fait matériel, pas dans les fumées du mental. Une sourde révolte commençait à vibrer dans la terre et à répandre ses ondes sismiques de la vallée du Yang-tsé à Agadir (1911): La terre est dans nos bras comme un enfant malade qu’il faut guérir.14 Déjà… il y a soixante ans pourtant.

Mais il y a soixante ans, quelque chose de très nouveau commençait sur la terre.

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Trois révolutions, parties toutes trois d’Asie. Et Mirra a touché aux trois en des circonstances parfois bizarres.

Le choc est parti de l’Inde : en 1893, Sri Aurobindo écrit son premier article révolutionnaire et, au tournant du siècle, quatorze ans avant Gandhi, il est déjà le «chef révolutionnaire» incontesté, «l’homme le plus dangereux auquel nous ayons affaire», écrivait Lord Minto, le Vice-roi des Indes, tandis que les bombes éclataient au Bengale. Or, Mirra était en contact avec l’Inde dès 1904.

Puis la Chine, au tournant du siècle aussi, avec le siège des légations européennes à Pékin par les insurgés chinois : la fameuse «affaire des Boxers» et le déchaînement des «sociétés secrètes» dont les chefs venaient s’inspirer en France, aboutissant à la formation du Kuo-min-tang et aux troubles de la vallée du Yang-tsé en 1911, puis à l’écroulement de la dynastie mandchoue en 1912. Mirra rencontrera l’un des militants chinois à Paris.

Et la Russie enfin (ou simultanément) avec le torpillage de la flotte russe par les Japonais devant Port Arthur, en 1904, qui précipitera les premières vagues révolutionnaires: assassinat du grand-duc Serge en 1905, à Moscou, répressions et déportations des étudiants révolutionnaires en Sibérie sous la férule de l’inflexible Stolypine – Mirra rencontrera l’un de ces étudiants à Paris, en 1907, rescapé des représailles de Nicolas II.

Trois révolutions en genèse qui allaient changer la figure du monde.

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Et Mirra ne savait rien de tout cela, lorsque, par quelque «hasard» aussi mystérieux que tout le reste, elle a rencontré à Paris (comment, nous ne le savons pas, ni quand exactement) certain affilié d’une société secrète chinoise (comme dans les romans) qui l’a mise au courant des  événements de Wuhan en des circonstances encore plus étranges que tout le reste: devant cet homme, sans savoir pourquoi, Mirra s’est mise à faire certain geste (un poing sur l’autre) qui était le signe de ralliement de ladite société (décidément nous sommes en plein roman, mais la vie de Mère est le plus étonnant roman qui soit) et se croyant parmi d’autres affiliés, l’homme avait donné tous les détails de ce qui était en train de se produire en Chine. Du coup, Mirra s’est souvenue de sa note cinq ans plus tôt.

Et elle est restée songeuse.

On aurait dit que les circonstances voulaient qu’elle soit au courant. Qu’elle ait fait ce «geste» sans le savoir n’a rien pour nous étonner : Mirra avait depuis longtemps la capacité toute naturelle d’entrer dans tout le monde comme chez soi, sans même le vouloir, et de faire les choses sans même savoir pourquoi, parce que le geste s’imposait; ce n’était plus le mécanisme mental qui la faisait bouger.

Mais ce qui nous laisse songeur, nous, c’est : pourquoi la Chine ?

L’Histoire à venir, très prochaine sans doute, nous dira pourquoi c’est dans ce pays que devait se situer «le premier mouvement terrestre annonçant la transformation». Nous n’en savons rien. Nous pouvons seulement noter le fait. Est-ce là qu’est le nœud ? Mais le fait est qu’au tournant de ce siècle, trois révolutions étaient en cours qui allaient changer la face du monde. Quelque chose avait commencé dont tout le reste, aujourd’hui, est seulement la conséquence et le développement.

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Nous sommes au temps du grand «changement de gouvernement» disait-elle : c’est le remplacement du gouvernement mental de l’intelligence par le gouvernement spirituel de la conscience.

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Ce n’est nulle révolution chinoise ou russe : c’est la révolution de la Conscience. Et toutes les révolutions sont faites pour précipiter cette seule révolution-là. Toutes les misères sont faites pour hâter cette seule délivrance-là. Tous les mensonges sont faits pour forcer cette seule Vérité-là.

Tout le monde y va et tout le monde y travaille, qu’il le veuille ou non, en blanc ou noir, en faux ou vrai, c’est tout pareil : Il y a une chose bien simple, disait Mère, c’est que l’humanité tout entière suit une évolution, une courbe d’évolution, et il y a des âges – certains âges – où certaine expérience devient presque universelle, c’est-à-dire terrestre, entièrement terrestre, et justement, sous des noms, sous des étiquettes, sous des mots différents, c’est à peu près la même expérience qui se poursuit.

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Nous sommes dans l’expérience terrestre de la Conscience, comme d’autres étaient dans l’expérience terrestre des grands plissements, ou dans l’expérience terrestre de la respiration pulmonaire, et tous nos soubresauts sont le lent désencombrement des inutilités évolutives : Chaque stade de l’évolution, disait Sri Aurobindo dès 1910, est généralement marqué par une puissante recrudescence de tout ce qui doit sortir de l’évolution.

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