Dans la science du Zhi Neng Qi Gong, nous disons que toute chose dans l'univers contient trois éléments : matière, énergie, information. 

Il y a quelques jours, à l'occasion d'une pratique assez profonde, le sujet est revenu à la conscience : comment changer l'information ? 

Qu'est-ce que cela veut dire ? Dans cette pratique, la deuxième méthode du Zhi Neng, nous travaillons de haut en bas, en passant par toutes les articulations du corps. Or, je m'apercevais bien, qu'à certains endroits, les sensations étaient désagréables, voire douloureuses. 

Si nous nous mettons de façon minutieuse à l'écoute, nous nous apercevrons que notre corps nous donne des messages, des informations... Or, ici et là, les informations étaient : fermé, rigide, stressé, oppressé... etc. 

Si nous parvenons à changer l'information contenue à tel ou tel endroit de notre être, alors l'énergie suit et un processus de purification, transformation, guérison commence...

Car dans le triptyque Matière-Énergie-Information, c'est l'Information qui a le pouvoir. Si nous parvenons à changer l'information, le changement est  inévitable. 

C'est en quelque sorte le pouvoir de l'esprit, de la conscience, de l'intention... 

Dans la pratique, c'était très intéressant d'observer cette sorte de "combat" (ou en tout cas la relation) entre telle partie du corps tendue, stressée, qui résiste... et les informations "relax, relâche, ouvre, détend..."  que j'envoyais.   

J'emploie ces mots, mais la plupart du temps, cela se passait sans verbalisation, par une sorte de pression de la conscience d'au-dessus de la tête... En fait, cela pourrait ressembler à un parent qui essaie de calmer un enfant en colère, juste en le regardant d'un air doux et ferme, sans prononcer un mot...

Et à certains moments, il y a vraiment la sensation que la zone du corps s'ouvre de l'intérieur et reçois la nouvelle information, la vibration de paix, de calme et alors, un processus de mélange, de transformation se fait à cet endroit...

Pour le dire autrement, chaque zone de notre corps a sa propre vibration. Comment amener dans cet endroit, une vibration d'en haut ? Comment cet endroit, "en bas", peut-il s'ouvrir et recevoir une vibration "d'en haut" ?  Peut-être que tout le problème de notre transformation est là, dans ces quelques mots et cette simple question. 

Et dans la société, c'est la même chose. Quand tel individu est sous l'emprise de telle ou telle information,  la plupart du temps négative, comment changer l'information ? Vaste question. Commençons par nous-mêmes fidèle en ce fameux "connais-toi toi-même et tu connaîtras les hommes, les mondes et les dieux." 

La pratique du Zhi Neng se fait les yeux fermés et c'est très propice pour constamment regarder dedans, ressentir dedans ; alors, petit à petit, la conscience s'affine, devient de plus en plus subtile, commence à percevoir des choses qui la plupart du temps restent inaperçues.

À titre d'exemple, pour toute la partie concernant le haut du corps, la conscience était dans une certaine  qualité de silence, et puis, à partir de la zone du ventre, toute sortes de choses ont commencé à émerger à la conscience provocant pas mal d'agitation au point que je me suis demandé si les pensées ne logeaient pas dans le ventre, avant d'apparaître dans la tête.

En tout cas, derrière chaque zone du corps, il y a tout un inconscient, une symbolique et l'association "mouvement-conscience" est des plus judicieuse pour faire ressortir les éléments cachés, endormis... 

Mais ce n'est pas de la gonflette, extérieurement, il ne se voit pas grand chose. Par contre dedans, à l'intérieur, des choses changent. Mais rien de spectaculaire, c'est sur de toutes petites choses, un travail très méticuleux, très délicat et très patient. 

Corps creux ?

Une sensation assez constante dans cette pratique, l'impression que, d'une certaine façon, le corps est creux. Que derrière notre substance corporelle, matérielle il y a un espace immatériel. 

C'est délicat car je suis sûr de la sensation mais non de l'interprétation. Et à vrai dire, je ne sais pas si cet espace immatériel est derrière ou dedans. Et je ne sais pas non plus à quoi il correspond vraiment.

En tout cas, il y avait le "sentiment-perception" que notre corps physique matériel visible était nourri par ce plan immatériel, invisible, en étroite relation, si ce n'est complètement dépendant. Même derrière cette épaule droite, souvent douloureuse, il y avait une sorte d'univers, peut-être un des chakras secondaires, car après tout, il paraît qu'il y en a dans chaque articulation....

Le corps devient une sorte de laboratoire pour des expériences de la conscience. C'est une forêt vierge... mais j'ai quand même que depuis le temps, le paysage s'est éclairci. Et dans le processus de intérieur d'évolution, il semblerait aussi que la respiration ait une place importante ; mais c'est encore trop imprécis pour en parler. 

Autres fondations ?

Avant hier, expérience très forte pendant une méditation sur le Nouveau Pouvoir.

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Mais comme d'habitude, cela s'est passé des centaines de fois, cela ne s'est pas renouvelé. Chaque fois je tombe dans le panneau. Chaque fois que quelque chose de fort se passe, je me dit que je vais continuer pour voir... En clair, je me suis de nouveau concentré sur ce "Nouveau pouvoir" et ce qui était si vibrant, si vivant est devenu terne, morne...  

Chaque fois que je semble avoir trouvé... "un truc" qui marche, le lendemain ça ne marche plus. Par ce qu'évidemment ce yoga ne repose sur aucun truc ni aucune pratique particulière. Toutes peuvent être utiles, tant que nous n'en faisons pas une méthode rigide et exclusive. Je ne vois aucune exception : sitôt que j'ai crû avoir chopé un truc, aussitôt le truc s'est barré.

C'est probablement pour nous apprendre à marcher sur un fil et les yeux bandés, pour tester notre endurance et notre foi. 

Par contre, il y a quand même un fil conducteur parce qu'aujourd'hui ce que sens travailler en moi, c'est un bout de phrase de Sri Aurobindo que j'ai découvert à l'occasion de cet article sur le Nouveau Pouvoir. 

De plus en plus manifestement, je vois que l’homme n’arrivera jamais à sortir de la ronde futile que notre espèce continue de suivre, tant qu’il ne se sera pas élevé jusqu’à la nouvelle base. Je crois aussi que la mission de l’Inde est de remporter cette grande victoire pour le monde.

Sri Aurobindo

Depuis que j'ai lu ça, je me demande quelle est cette nouvelle base, comment changer les fondations même de notre existence... comme si, quelque chose en moi, s'était mis en tête de trouver cette fameuse "nouvelle base", - de façon tout à fait pratique car, pour moi, je ressens c'est dans le corps que cela se passe. Ou plutôt dans cette relation entre le corps et la conscience.

Ceci dit, intérieurement je ressens une sorte de basculement. Pas exactement. Ou plutôt, cela fait comme si je me branchais, connectais, reliais.... à la vie ordinaire, la conscience ordinaire ou que je me reliais à ce mystérieux nouveau pouvoir, nouvelle conscience, à cette vie nouvelle, cette nouvelle énergie, ces nouvelle base, etc... et cela beau être n'être qu'une idée, qu'une pensée, dans la sensation, cela fait une différence. On dirait se brancher sur le 110 ou le 220, une différence d'intensité. 

Intensité spirituelle

Certains penseront qu'il faut être un peu zinzin pour croire à des trucs pareils et se lancer dans pareille aventure. 😄

Mais si mentalement nous n'en savons rien, il y a bien, en nous, quelque chose qui sait. C'est vers cela que nous pouvons nous tourner pour nous montrer, et établir en nous, cette nouvelle base, ces nouvelles fondations.

Et advienne que pourra car de toute façon, on ne peut mettre le vin nouveau dans de vieilles outres : toute notre nature, toute notre structure doit être remaniée, transformée, décomposée et recomposée... 

Il est vraiment curieux qu'un travail si gigantesque et si fondamental se cache dans de si petites choses, apparemment insignifiantes...

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