Un jour, j'ai trouvé cette jolie formule, chanter pour changer, que je me suis empressé de ne surtout pas mettre en pratique 😋....

Le chant, tradition familiale, cela a toujours été compliqué, au point qu'au collège, j'ai quand même séché le cours de musique pendant un mois parce que la prof nous avait demandé de créer une chanson... 🤣

Enfin bref, inutile de s'étendre sur le sujet en racontant les détails de cette affaire ou de revenir sur le pourquoi du comment du parce que...

Hier soir, après cette pratique intensive de qi gong j'ai placé les écouteurs sur mes oreilles et j'ai écouté cette vidéo sur la célèbre gayatri mantra.

J'ai trouvé la vidéo pédagogique et assez facile à chanter. De toute façon, seul chez moi, que je chante juste ou faux, n'a pas changé la face du monde. Et au bout de quelques minutes, je sentais la poitrine toute gonflée... comme si, quelque chose à l'intérieur, avait pris de l'ampleur, s'était ouvert et développé.

Dans la foulée, j'ai écouté la gayatri mantra de Sri Aurobindo mais je l'ai trouvé plus difficile à chanter...

Voir le descriptif sous la vidéo

...alors je suis revenu au mantra de Mère chanté à la façon d'Auroville.

Un peu incroyable - quand on a pas l'oreille on n'a pas l'oreille - avec mes différents séjours à Auroville, j'ai entendu ce chant des centaines de fois déjà, pendant des heures et pourtant, là, je n'avais plus l'air en tête.

En tout cas, je l'ai retrouvé avec un plaisir évident, en demandant toute fois, au bout de quelques minutes, comment on faisait pour respirer et chanter à la fois... 😊Ainsi ce qui est évident pour certain est pour moi loin d'être évident.

Et si cela fait sourire, la première fois, ce chant m'a fait fondre en larme... c'était à l'amphithéâtre de l'unité. 

Imaginez le début de la nuit avec une agréable fraîcheur qui commence à tomber après une chaude journée en Inde.

Aucune lumière artificielle, juste des centaines de petites bougies allumées pour éclairer les chemins du jardin du matrimandir...

Des groupes de personnes commencent à arriver en silence et à s'installer dans les gradins de l'amphithéâtre...

Les gens continuent d'arriver, petit à petit, et toujours aucun bruit, juste le silence de la nuit qui s'installe...

Et puis, du bas de l'amphithéâtre, tout doucement, vraiment tout doucement, un son de guitare commence avec la douce mélodie du mantra...

Et puis, une personne commence à chanter le mantra, et une autre, et encore une autre, tout doucement, tout doucement et petit à petit, petit à petit, tout le monde commence à chanter, et cela devient plus fort, encore plus fort.... 

Et puis, tout doucement, pendant de longues minutes, petit à petit, cela redescend, de plus en plus doucement, jusqu'à devenir presque inaudible, avant de retrouver le silence dans lequel tout se pose et se dépose....

Alors, petit à petit, un par un, petit groupe par petit groupe, des gens commencent à se lever et à rentrer chez eux, toujours sans un bruit, sans un commentaire, sans un mot...

J'étais si stupéfait d'une beauté si simple, d'une harmonie si douce, je ne sais pourquoi, mais cela m'a tordu les boyaux... 

Pour les concerts de notre monde, il en faut des tralalas de décor et de costumes et de lasers et d'effets spéciaux et de tout un tas de trucs alors que là, avec à peu près rien ou presque, l'âme était touchée au plus profond d'elle-même... 

Enfin voilà, c'était le partage du moment... 

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