Une espèce plus puissante habitera le monde des mortels.

Sri Aurobindo – Savitri

Chant 11 – La Voix du Suprême

 

À regarder le monde dans lequel nous vivons, je me dit que le sommet de l'intelligence humaine a échoué. Je veux dire que le major de promotion de la plus grande école de droit du monde peut se servir de sa merveilleuse intelligence pour aider des multimilliardaires a faire de l'évasion fiscale. De même, les directeurs des camps de concentration pouvaient être des hommes éminemment cultivés, de grands amateurs de musique classique. Et ceux qui maltraitent les peuples aujourd'hui sont probablement tous sortis des meilleures écoles.

Alors, s'il est nécessaire d'éduquer les peuples avec ce que l'humanité a produit de meilleur dans tous les domaines de l'intelligence humaine, ce savoir-là reste impuissant par rapport aux problématiques les plus profondes de l'espèce humaine.

L'érudition est une chose, la conscience en est une autre. Puisque l'intelligence mentale n'a trouvé que des réponses vacillantes, allons voir plus haut voyons si les sages ont quelques réponses à nous donner.

Une recherche avec le mot "race" dans quatre livres de Sri Aurobindo m'a permis de trouver quelques paroles que je trouve fort à propos par rapport à l'épreuve collective que nous traversons. 

D'abord, c'est le plus réconfortant, il est clairement affirmé à plusieurs reprises que notre évolution n'était pas terminée et qu'une race plus divine est en train d'émerger, une race qui ne sera plus soumise aux imperfections du mental mais saura avancer avec le guide sûr de la Conscience. 

Un point de vue personnel qui pourrait faire grincer quelques dents. Il se dit volontiers que la démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres.

Sauf que notre démocratie me parait être une illusion et n'en avoir que les apparences, surtout en ces temps où aucun des contre pouvoirs prévus ne fonctionne véritablement. 

"Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira".

Alexis de Tocqueville

Ainsi, d'un côté, ce sont les gens qui ont élus Sarkozy, Hollande, Macron.... comme l'oligarchie médiatique et financière le voulait.

Et de l'autre, par exemple avec le référendum de 2005 et la plupart des référendums en Europe, quand les résultats  sont non conformes aux intérêts de cette oligarchie, le vote est purement jeté au panier.

Alors, si ce système dit démocratique pouvait être remplacé par une aristocratie spirituelle, je suis certain que les peuples gagneraient au change. Non l'aristocratie telle que nous l'avons connu, l'aristocratie du nom, de l'argent ou des privilégiés mais l'aristocratie de la conscience. Que le pouvoir revienne a ceux dont la conscience est la plus élevée, la plus vaste, la plus vraie... 

Et si l'on écoute Sri Aurobindo, c'est sans doute ce qui va arriver. En attendant le stade ultérieur avec une anarchie divine dans laquelle tous les hommes sauront mener leur vie en obéissant à leur conscience.

De toute façon, cette race divine amenée à prendre le contrôle de la terre saura certainement faire le ménage et créer les meilleures institutions possibles et créer les conditions pour le progrès de chaque être humain.

Si de tout notre coeur nous l'appelons, cela pourrait accélérer les choses et nous faire sortir plus vite du chaos ambiant. S'aligner sur la volonté divine, sur le projet divin pour l'espèce humaine, c'est certainement l'une des choses les plus sensées que nous puissions faire.

*

En outre, dans les extraits ci-dessous, il est donné quelques indications sur ce que nous pouvons faire pour éviter quelques erreurs funestes et à l'inverse, aider à l'éclosion de cette heureuse naissance de l'être divin dans la race humaine.

1) L'Idéal de l'Unité Humaine

Une nation, une race ou un peuple qui perd son langage, ne peut pas vivre une vie complète ou authentique. Or, ce qui enrichit la vie nationale, enrichit aussi la vie générale de l’espèce humaine. Page 288

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La divinité intérieure qui préside à la destinée de l’espèce, a fait naître dans le mental et dans le cœur de l’homme l’idée et l’espoir d’un ordre nouveau qui remplacera le vieil ordre insatisfaisant et y substituera des conditions de vie mondiale offrant enfin des chances raisonnables d’établir une paix et un bien-être permanents.

Pour la première fois, cela concrétiserait de façon sûre et certaine l’idéal de l’unité humaine chéri par une élite, et qui pendant si longtemps a semblé une noble chimère, et une solide base de paix et d’harmonie pourrait alors s’établir, laissant le champ libre à la réalisation des rêves humains les plus hauts, à la perfectibilité de l’espèce, à la société parfaite, à une évolution supérieure, ascendante, de l’âme et de la nature humaines.

Il appartient aux hommes d’aujourd’hui, ou au plus tard à ceux de demain, de donner la réponse.

Car un atermoiement trop long ou un échec trop continu ouvrirait la porte à une série de catastrophes de plus en plus grandes qui risqueraient de créer une confusion et un chaos prolongés, désastreux, et de rendre la solution trop difficile, sinon impossible, ou même de s’achever par un effondrement irrémédiable, non seulement de la civilisation actuelle mais de toute civilisation.

Il faudrait alors refaire un nouveau début, difficile, incertain, au milieu du chaos et de la ruine, peut-être après une extermination à grande échelle, et même alors, on ne pourrait prédire le succès de cette nouvelle création que si elle trouvait le moyen de former une humanité meilleure, peut-être une race supérieure et surhumaine. Page 378

2) L'Inde ou la Renaissance de la Terre

Beaucoup parmi nous, complètement subjugués par le tamas, le sombre et pesant démon de l’inertie, disent aujourd’hui que c’est impossible, que l’Inde est décrépite, exsangue et sans vie, trop faible pour jamais se rétablir, que notre race est condamnée à s’éteindre. Vaines sottises. Aucun homme, aucune nation n’est dans l’obligation d’être faible, à moins de le vouloir ; aucun homme, aucune nation n’est dans l’obligation de périr, à moins de choisir délibérément l’extinction. (1905)

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Alors que d’autres voient leur pays comme une masse inerte de matière – quelques champs et prairies, des forêts, des collines et des rivières –, c’est la Mère que je vois en lui. Je l’adore, je le révère comme la Mère. Et un fils, que ferait-il, s’il voyait un démon assis sur la poitrine de sa mère et s’apprêtant à boire son sang?... Je sais que j’ai la force de délivrer cette race déchue. Il ne s’agit pas de force physique – je ne vais pas combattre avec l’épée ou le fusil – mais de la force de la connaissance (7)30 août 1905

(7) : The Life of Sri Aurobindo de A.B. Purani (1978), p. 82

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Lorsqu’on commença à nous infuser dans les veines le poison de l’éducation occidentale, le résultat fut immédiat et les hindous du Bengale, qui constituaient alors la majorité de la population de langue bengalie, se mirent en masse à déserter le village pour la ville...

Seule est robuste et certaine de se perpétuer la race qui, dans l’arbre de la vie, n’a pas sacrifié la santé de ses racines rurales à l’éclat urbain de ses feuilles et de ses fleurs... Nous devons maintenant nous pencher sur un domaine de travail que nous avons particulièrement négligé, celui de l’agriculture. Le retour à la terre est aussi essentiel à notre salut que le développement du Swadéshi ou la lutte contre la famine. Si nous apprenons à nos jeunes gens à retourner dans les champs, ils pourront devenir des guides, des chefs et des exemples pour la population villageoise...

Il est urgent qu’on trouve une solution à ce problème, et la seule organisation d’associations de villages sera peu efficace si elle n’est pas doublée d’un système de formation qui ramènera l’hindou instruit à la terre pour qu’il se fasse fermier lui-même et entraîne la paysannerie de sa région. (6 mars 1908)

(Extrait d’une lettre adressée à Motilal Roy)

Peu après les débuts de l’Arya, j’ai reçu une lettre de certains étudiants me disant que ce qu’ils attendaient de moi, c’était que je «forme des hommes». J’ai fourni ma part d’efforts pour former des hommes et c’est une chose qui est maintenant à la portée de n’importe qui ; la Nature elle-même s’en charge partout dans le monde, bien qu’avec plus de lenteur en Inde qu’ailleurs. Ma tâche désormais n’est pas de former des hommes, mais bien de former l’homme divin.

Ce que j’enseigne aujourd’hui, c’est que le monde se prépare à un progrès nouveau, à une évolution nouvelle. La race ou le pays, quel qu’il soit, qui saisira la ligne de cette évolution nouvelle et la réalisera prendra la tête de l’humanité.

L’Inde et spécialement le Bengale ont la plus grande chance et le droit le plus certain de créer cette race et de prendre la tête de l’avenir : de faire de la bonne manière ce que les Allemands ont voulu faire de la mauvaise.

Mais d’abord, ils doivent apprendre à penser, à se débarrasser des vieilles idées et à se tourner résolument vers l’avenir, ce qu’ils ne peuvent faire s’ils se contentent d’imiter la politique européenne ou continuent à reproduire éternellement l’ascétisme bouddhique. (1915)

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Cet effort prodigieux [du matérialisme et de la civilisation occidentale] est arrivé à son terme ; il n’a pas encore franchement déclaré sa faillite mais il est en faillite. Il est en train de sombrer dans un cataclysme aussi gigantesque et contre-nature que la tentative qui lui avait donné naissance.

D’un autre côté, la spiritualité exagérée de l’effort indien a également fait faillite ; nous avons vu à quelle hauteur peuvent s’élever les individus par cette spiritualité, mais nous avons vu aussi à quel niveau peut tomber une race qui, dans son empressement à rechercher Dieu, ne tient pas compte du dessein qu’Il a conçu pour l’humanité.

Les tentatives européenne et indienne étaient toutes deux admirables, celle de l’Inde par sa sincérité spirituelle absolue, celle de l’Europe par son honnêteté intellectuelle rigoureuse et son ardeur à rechercher la vérité.

Toutes deux ont accompli des miracles. Mais Dieu et la Nature ont été finalement trop forts aussi bien pour l’entreprise titanesque de l’Esprit humain que pour celle de l’intellect humain (108). (Août 1915)

(108) Sri Aurobindo Oeuvres Complètes, volume, 16, p. 311

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Même dans l’échec il y a un succès qui se prépare : nos nuits portent en elles le secret d’une aube plus grande.

...

Si une race ou une civilisation garde sa volonté tournée vers la mort, si elle s’accroche à la lassitude du déclin et au laisser-aller du moribond ou, même quand elle est forte, insiste aveuglément sur les propensions qui mènent à la destruction, si elle ne chérit que les pouvoirs du Temps disparu et rejette ceux de l’avenir, si elle préfère la vie qui fut à celle qui sera, alors rien, pas même force, ressources et intelligence en abondance, pas même de nombreux appels à la vie et des occasions sans cesse offertes, rien ne la sauvera d’une désintégration ou d’un écroulement inévitables.

Mais si lui viennent une solide foi en elle-même et la volonté robuste de vivre, si elle s’ouvre à ce qui doit venir, si elle veut se saisir de l’avenir et de ce qu’il lui offre, si elle est assez forte pour le contraindre là où il semble lui être contraire, alors elle peut tirer de l’adversité et de la défaite la force d’une victoire invincible et, dans une flamme puissante de renouveau, s’élever de l’impuissance et du déclin apparents vers la lumière d’une vie plus splendide.

C’est dans ce but que la civilisation indienne à présent se relève, ainsi qu’elle l’a toujours fait dans la force éternelle de son esprit (150). (Février 1919)

(150) Les Fondations de la Culture Indienne, Sri Aurobindo Oeuvres Complètes, volume14, pp. 27, 31

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Agenda de Mère du 6 juin 1967

(Une communication intérieure de Sri Aurobindo à Mère.)

Tous les pays vivent dans le mensonge.

Si un seul pays se mettait courageusement du côté

de la vérité, le monde pourrait être sauvé.

3) Le Cycle humain

1. On pourrait dire que l’homme étant un être mental limité par le mental, par la vie et le corps, le développement et l’organisation d’un pouvoir de conscience supérieur au mental — un pouvoir supramental — impliquerait la création d’une race nouvelle, surhumaine, et donc qu’il n’y aurait plus lieu d’employer les mots « humain » et « humainement ». Ceci est vrai, sans doute, mais il reste possible que l’espèce humaine elle-même parvienne à ce développement, sinon toute au même degré et en même temps, du moins à un stade d’accomplissement ultime. (Note de l’auteur) (Page 79)

*

 

Par conséquent, à mesure que l’homme devient conscient de son être réel, de sa nature et de sa destinée réelles — et pas seulement d’une fraction de son être, comme c’est le cas maintenant, la société, quelle qu’elle soit, doit avoir et aura pour but, d’abord de fournir à l’homme individuel — et non pas uniquement à quelques personnes isolées ni à une classe ni à une race privilégiée, mais à tous les individus suivant leur capacité — les conditions de vie et de croissance qui permettront à l’individu, et à l’espèce entière par la croissance de ses individus, d’avancer vers cette perfection divine.

Ensuite, à mesure que l’humanité dans son ensemble et des hommes de plus en plus nombreux se rapprocheront d’une certaine image du Divin dans la vie — car nombreux sont les cycles, et chacun façonne son image particulière du Divin dans l’homme —, la société devra avoir pour but d’exprimer dans la vie commune de l’espèce humaine, la lumière, le pouvoir, la beauté, l’harmonie et la joie du Moi qui auront été atteints et qui commenceront de se répandre dans une humanité plus libre et plus noble.

La liberté et l’harmonie expriment les deux principes nécessaires de variation et d’unité : liberté de l’individu, du groupe, de la race; harmonie coordonnée des forces individuelles et des efforts de tous les individus dans le groupe, de tous les groupes dans la race, de toutes les races dans l’espèce — telles sont les deux conditions pour progresser sainement et arriver au but.

Réaliser et combiner cette liberté et cette harmonie a été l’effort obscur ou à demi éclairé de l’humanité tout au long de son histoire — tâche difficile, en vérité, et trop imparfaitement perçue, trop maladroitement et trop mécaniquement poursuivie par la raison et les désirs, pour pouvoir arriver à bon terme, tant que l’homme ne sera pas parvenu, par la connaissance et la maîtrise de soi, à une unité psychique et spirituelle (1) avec ses semblables.

Plus nous comprendrons les conditions vraies, plus nous avancerons lumineusement et spontanément vers notre but ; et plus le but nous apparaîtra clairement, mieux nous comprendrons les conditions vraies.

La source et la loi du progrès de l’homme et le secret de son élan vers la perfection se trouvent dans le Moi, qui élargit en lui la lumière et la connaissance et harmonise la volonté avec la lumière et la connaissance afin de lui permettre d’accomplir dans la vie ce qu’il a vu dans sa vision et son idée de plus en plus vastes du Moi. (Page 80)

1. Sri Aurobindo distingue le psychique du spirituel. Le psychique est la conscience profonde, l’âme (voir note, chap. III, p. 40). Le spirituel englobe tous les plans de conscience au-dessus du mental humain ordinaire, du mental supérieur au Supramental (pour reprendre la classification établie par Sri Aurobindo), et peut-être d’autres encore qui apparaîtront au fur et à mesure de notre évolution. (Note de l’éditeur)

*

 

Car c’est à l’image du Divin intérieur que les hommes, que la race humaine tout entière doivent croître ; ce n’est pas une idée ni une règle extérieure qui doivent leur être imposées du dehors. Par conséquent, la loi la plus honorée en l’âge spirituel de l’humanité, sera celle d’une liberté intérieure croissante. (Page 327)

*

Cette hiérarchie n’impliquerait pas, comme dans notre existence vitale actuelle, une domination égoïste du moins développé par le plus développé ; au contraire, les Aînés de la race guideraient leurs frères plus jeunes et travailleraient sans cesse à les élever à un niveau spirituel plus haut et vers des horizons plus vastes.

Et pour les guides aussi, l’ascension aux premiers niveaux spirituels ne serait pas la fin de la marche divine, un achèvement qui ne laisse rien à accomplir sur la terre. Des niveaux plus élevés encore restent à découvrir au sein du monde supramental ; les anciens poètes védiques le savaient, eux qui parlaient de la vie spirituelle comme d’une ascension constante :

Ô Toi aux cent pouvoirs, les prêtres du Mot T’escaladent comme une échelle. Tandis que l’on monte de cime en cime, apparaît tout ce qui reste à accomplir. (Page 340)

4) Essai sur la Gîtâ

Cette grande marche des peuples vers un lointain idéal divin doit être maintenue dans la cohésion, il faut l’empêcher de tomber dans l’égarement, la confusion et le complet désaccord de l’entendement, qui mèneraient à la dissolution et à la destruction, et auxquelles le monde avançant dans la nuit ou dans le sombre crépuscule de l’ignorance serait trop aisément enclin s’il n’était maintenu dans la cohésion, guidé, attaché aux grandes lignes de sa discipline par l’illumination, par la force, par la règle et l’exemple, par la norme visible et l’invisible influence des Meilleurs.

Les Meilleurs, les individus qui sont en avance sur la ligne générale et au-dessus du niveau général de la collectivité sont les guides naturels de l’humanité ; ce sont eux en effet qui peuvent désigner à la race et le chemin qu’il lui faut suivre et la norme ou l’idéal qu’il lui faut préserver ou atteindre. (Page 165)

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....On doit rejeter non seulement le désir, mais l’action également ; sise en le moi silencieux, l’âme passera alors dans le Brahman immobile, inactif, imperturbable, absolu.

La Gîtâ répond encore plus soigneusement à cette objection que fait le quiétiste de l’impersonnalisation, qu’à celle de l’homme du monde, de l’individu cinétique. Car ce quiétisme disposant d’une vérité plus haute et plus puissante, mais qui n’est pas encore la vérité entière et suprême, sa diffusion comme idéal universel, complet, suprême de la vie humaine risque d’entraîner pour le progrès de la race humaine vers son but plus de désordre et de désastre que l’erreur d’un cinétisme exclusif.

Une forte vérité unilatérale, quand elle est exposée comme l’entière vérité, crée une forte lumière, mais également une grande confusion ; car la force même de son élément de vérité accroît la force de son élément d’erreur.

L’erreur de l’idéal cinétique ne peut que prolonger l’ignorance et que retarder le progrès de l’humanité en la lançant à la recherche de la perfection là où la perfection ne peut se trouver ; mais l’erreur de l’idéal quiétiste contient en soi le principe même de la destruction du monde.

Me fonderais-je sur cet idéal, dit Krishna, Je détruirais les peuples et serais l’auteur du désordre; et bien que l’erreur de l’individu humain, fût-il un homme presque divin, ne puisse détruire toute la race, elle peut engendrer une vaste confusion susceptible, en sa nature, de détruire le principe de la vie humaine et de déranger la ligne tracée pour son progrès. (Page 171)

Commentaire :

Ce court passage nous enseigne deux choses très surprenantes.

D'une part, qu'à choisir entre deux erreurs, il est encore plus grave d'inciter à l'inaction paisible qu'à l'action - fut elle ignorante. 

D'autre part, et c'est plutôt incompréhensible pour notre entendement, il est dit qu'à son apogée, le quiétisme pourrait engendrer la destruction du monde.  Dans un passage de L'agenda, Mère parle de cette expérience, de ce point très dangereux, avec une possible dissolution du monde... 

Heureusement, ni moi ni l'immense majorité des gens n'avons ni le pouvoir d'influencer à peu près qui que ce soit, ni le goût d'ailleurs,  que chacun fasse son chemin et ses expériences, ni accès à ce principe qui porte en soi la dissolution du monde. 

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