Le réveil

Je me suis réveillé en me souvenant d'une parole de Mère dans L'agenda qui dit qu'on était traité à coup de bâton tant qu'on ne comprenait pas que tous les corps étaient un seul corps. Voici le passage exact, c'était le 10 mai 1958 :

... C’est un dur chemin. Je tâche de le rendre aussi confortable que possible, mais de toute façon c’est un dur chemin. Et il est évident que ça ne peut pas être autrement. On est traité à coups de poings et à coups de marteau jusqu’à ce qu’on comprenne. Jusqu’à ce qu’on soit dans cet état où tous les corps sont votre corps. Alors là, on commence à rire! On était vexé par ceci, on avait mal à cause de cela, on souffrait de ceci, de cela – oh ! comme ça paraît drôle! Et ce n’est pas seulement la tête, c’est le corps qui trouve cela drôle !

Pour ceux qui veulent lire le texte intégral, voici le lien.

Plus tard, je retournerai dans l'index  de L'Agenda avec les mots clefs "tous les corps", 11 autres textes sont sortis et j'aimerais les regarder de plus près, il doit y avoir des choses très intéressantes. En attendant, me réveiller avec cette parole-là m'a donné une indication pour comprendre pourquoi c'était un peu difficile.

Douleurs méditatives

Assis en méditation, intériorisation, prière ou ce que l'on veut, il va de soi que nous pouvons imaginer-visualiser n'importe quoi, ce qui ne veut pas dire non plus que nous ne pouvons pas nous servir de la faculté d'imagination, Mère en parlé dans plusieurs Entretiens. Mais enfin on comprends bien que l'on peut se raconter n'importe quelle histoire dans sa tête ou dans son coeur.

Par contre, si l'on s'assoie et que des sensations physiques assez fortes, c'est plus difficile de partir dans des imaginations.

Cela fait presque deux ans maintenant, cela a commencé à Auroville que je perçois dans mon corps de façon très claires des sortes de lignes de quelques millimètres de diamètre, plutôt fines, qui vont d'un point du corps à un autre.  

La plupart du temps, cela va de l'épaule droite à  un point du flanc droit, ou de l'aine droite, parfois cela va au reins ou descend dans la jambe jusqu'au genou droit, la cheville droite. Parfois, cela part à l'horizontale vers la colonne vertébrale et cela travaille sur la jointure avec quelques vertèbres dorsales.

Anatomiquement, je n'ai aucune douleur et je peux faire tous les mouvements et quand je ne suis pas en méditation, je ne sens pratiquement jamais rien. Il suffit que je m'assoie, ferme les yeux et que les énergies commencent à travailler sur ces lignes. J'ai senti cela des centaines de fois et souvent, cela fait un peu mal, ça tire, ça se crispe, ça se vrille, des sensations un peu curieuses. La seule chose qu'à pu me dire un ostéopathe c'est que c'était enflammé et il me mettait des aimants. Enfin bref, le soulagement était homéopathique. Et à l'examen anatomique, il n'y a rien.

Parfois, comme hier, le travail fut assez intense, sur l'épaule gauche. Quelquefois effectivement, cela change de côté ou travaille sur d'autres parties du corps. Depuis le temps, j'ai renoncé à trop me poser de questions puisque de toute façon je ne reçois pas vraiment de réponses, mais par contre, je note le phénomène. Je les appelle mes séances d'ostéopathie divine 😊 parce que parfois, alors que je suis tout à fait immobile, une vertèbre se met à craquer.  

En tout cas, Satprem évoquait les étendues de paix blanches que l'on pouvais trouver là-haut en méditation, pour moi c'est de la science fiction, je ne sais pas ce que c'est...

Je vais rembobiner un peu la bande.

Corps de verre

Avant le réveil, la veille au soir avant de m'endormir, une méditation très curieuse était venue. Souvent, quand je m'assoie, je suis confronté à toutes ces douleurs physiques ; là ce fut très différent.

J'avais l'impression d'avoir une sorte de corps de verre... je ne parle pas du corps physique évidemment, mais de la conscience corporelle, d'une conscience énergétique... Cela semblait proche du corps physique. Et c'était transparent et immense. Comme si j'étais assis en tailleur dans le ciel. Tout autour de moi, cela ressemblait a une immensité bleue étoilée mais ce n'était pas notre ciel et cela ne m'intéressait pas beaucoup.

Je portais plutôt mon attention sur les sensations corporelles et j'avais des bouts de vision d'avoir un corps transparent, ou plutôt en train de devenir transparent. C'est-à-dire que je percevais clairement que certaines parties du dos, par exemple, étaient tout a fait opaques, pas transparente du tout, alors que d'autres endroit du corps avait cette transparence. Et à travers ces parties-là, je pouvais voir cette immensité bleue-étoilée.

Quand je m'assoie, souvent il y a une certaine agitation, la conscience qui observe est calme mais dans ma nature corporelle, énergétique, émotionnelle, mentale, souvent ça bouge, il y a des mouvements de toutes sortes. Là, le corps était très immobile, tranquille... Encore que, je pouvais faire consciemment de petits mouvements et cela ne dérangeait pas l'expérience.

Et dans ce corps transparent et immense, il y avait le sentiment que des gens entraient, grimpaient, montaient... et puis cette vision s'est voilée. Mais ce n'est pas la première fois que j'avais eu ce genre de sensation; une fois ou deux c'était arrivé.

Escalier intérieur

Une fois, je me souviens très bien, c'était il y a quelques jours pendant quelques minutes. Une parole de Sri Aurobindo m'avait interpelé et c'était ressorti en méditation. C'est toujours dans mon livre de chevet, L'Évolution spirituelle. Cela disait, que c'était la conscience spirituelle qui construisait petit à petit au-dessus de nous les échelons qui allaient nous permettre d'accéder plus consciemment aux états de conscience supérieurs. 

Il est entendu que la voie de Sri Aurobindo est une voie de la descente mais la parole de Mère est tout aussi claire : "plus on veut descendre dans la matière, plus il faut s’élever dans la conscience." (25 février 1958) J'imagine que, de haut en bas, le chemin doit être ouvert à la circulation volontaire de la conscience.

Et tout à coup dans ma méditation ce point revenait, s'éclairait, je sentais au-dessus de ma tête des forces s'organiser, faire un travail, presque s'agiter... on aurait dit une atmosphère de chantier. Et presque aussitôt, au centre de la tête, j'ai eu la minuscule vision d'un escalier en colimaçon en construction avec de minuscules personnes qui montaient à l'intérieur de la tête pour aller là-haut...

Ça, l'escalier en colimaçon à l'intérieur du corps, la vision vient de temps en temps. On dirait que le corps fait un triangle. D'habitude je le vois-ressens dans l'abdomen et la cage thoracique et il est assez gros, disons d'une taille normale, humaine. Dans la tête, c'est la première fois que je le vois et il semblait.... microscopique, avec des gens grands comme un tête d'épingle.

Si nous nous mettons en résonance avec ce que nous lisons, c'est normal que cela enclenche des expériences. Si j'étais concentré sur un autre livre, d'autres choses arriveraient. 

Concentration...

Hier j'ai eu envie de publier un texte avec les citations utilisées par Sri Aurobindo à chaque début de chapitre de La Vie Divine. Cela m'a permis d'en relire plusieurs et je trouve que ce sont vraiment des paroles puissantes. En voici une qui a retenu mon attention...

Il dynamisa la force-consciente (dans l’austérité de la pensée) et parvint à la connaissance que la Matière est le Brahman. Car de la Matière toutes les existences naissent, par la Matière elles croissent, et à la Matière elles retournent. Alors il approcha Varuna son père et dit : « Seigneur, enseigne-moi le Brahman. » Mais il lui répondit : « Concentre (encore) l’énergie consciente en toi ; car l’Énergie est le Brahman. »

Taittirîya Upanishad. III. 1, 2.

Alors je me suis posé en méditation avec l'intention de concentrer-concentrer l'attention, la conscience, les énergies... et ce fut assez fort. Je n'ai pas eu le contact clair et conscient que je cherchais avec le Divin mais, sur cette épaule gauche, et en particulier le muscle sternomastoïdien, ce fut très-très fort. 

Après coup, je me suis rappelé le directeur d'une école de médecine chinoise que j'avais fréquenté vers 2009-2010. Il était particulièrement doué en lecture du corps et il avait expliqué que ce muscle sternomastoïdien, à droite ou à gauche, avait à voir avec... je ne sais plus, notre mission spirituelle, quelque chose comme ça. 

Incroyable, j'ouvre le cahier de cours de cette année, et je tombe immédiatement sur la bonne page !

Voici mes notes de cours de l'époque :

À gauche, il représente les idées, les projets, les envies, les désirs. C'est une question de tonicité. Tendu ou mou, c'est qu'il y a des zones de blocage. Cela permet de voir s'il y a des obstacles qui empêchent la réalisation ou au contraire si c'est en train de se réaliser.

À droite, c'est la réalisation des projets. Plus la tonicité est haute, plus c'est prêt de se réaliser. Si c'est mou, ce n'est pas OK. Par exemple, avec les toxicomanes, souvent c'est mou, ils ne réalisent jamais rien, ils réalisent dans le virtuel.

Avec ce muscle, nous parlons de réalisation de soi, que cela soit le travail ou dans d'autres domaines de la vie. 

Concentration sur l'idée-force...

Je venais de relire certaines pages de Sri Aurobindo sur le mental supérieur et j'étais très impressionné. Et pourtant, ce n'est que l'échelon au-dessus et déjà, cela parait.... très fort.

Avec le lien ci-dessous, il est possible de lire les deux petits paragraphes de Sri Aurobindo sur ce mental supérieur. Cela se situe page 993 et commence ainsi : 

 

Dans notre ascension, le premier pas décisif hors de l’intelligence humaine, de la mentalité normale, nous conduit à un Mental plus élevé, un mental qui n’est plus un mélange de lumière et d’obscurité ou une demi-lumière, mais une vaste clarté de l’esprit.

Ce qui a plus particulièrement retenu mon attention, c'est le troisième paragraphe que voici :

 

Tel est le Mental supérieur sous son aspect de cognition; mais il a aussi un aspect de volonté, de réalisation dynamique de la Vérité.

Ici nous observons que c’est toujours par le pouvoir de la pensée, par l’idée-force, que ce Mental plus large et plus lumineux agit sur le reste de l’être, sur la volonté mentale, le cœur et ses sentiments, la vie et le corps.

Il cherche à purifier par la connaissance, à délivrer par la connaissance, à créer par le pouvoir inné de la connaissance.

L’idée pénètre dans le cœur ou la vie comme une force qui doit être acceptée et élaborée; le cœur et la vie deviennent alors conscients de l’idée et répondent à son dynamisme; puis leur substance commence à se modifier en conséquence, de sorte que nos sentiments et nos actions deviennent les vibrations de cette sagesse supérieure, ils s’en imprègnent, sont tout emplis de son émotion et de sa perception.

La volonté et les impulsions vitales sont, elles aussi, chargées de son pouvoir et de son élan vers la réalisation de soi; et même dans le corps, l’idée travaille de telle sorte, par exemple, qu’une forte pensée de bonne santé et une puissante volonté d’être en bonne santé peuvent remplacer la foi du corps dans la maladie et son consentement à la maladie, ou qu’une idée (1) de force peut appeler la substance, le pouvoir, le mouvement, la vibration de la force.

L’idée engendre la force et la forme propres à l’idée, et les imposent à la substance de notre mental, de notre vie et de notre matière.

C’est de cette manière que s’accomplit le premier travail; il charge l’être entier d’une conscience nouvelle et plus élevée; il pose les fondations du changement et prépare l’être à une vérité supérieure de l’existence.

(1). Le mot qui exprime l’idée a le même pouvoir s’il est chargé de force spirituelle. Telle est la raison de l’usage du mantra en Inde.

Commentaire

J'avais lu ça et je trouvais... fantastique. Cela m'avait vivement impressionné et j'étais fichtrement intéressé d'expérimenter, de me concentrer-concentrer là-dessus. 

Et dire qu'il ne s'agit que d'une toute première étape.

La force, une idée, que les idées entre elles puissent avoir des forces différentes, tout ça je l'avais compris à peu près mais... le diable se cache dans les détails. Je n'aime pas beaucoup les à peu près, savoir en gros, même si souvent, cela suffit pour ce que nous avons à faire dans la journée. On peut avoir envie de  clarté, de creuser et d'aller au fond des choses. Je me suis donc concentré-concentré pendant presque une heure sur ce mental supérieur, pour en faire l'expérience, pour faire l'expérience de quelque chose, pour trouver ne serait-ce que l'une de ces idées-forces.

Parce qu'à la lecture des deux petits paragraphes précédents, il est clair que ce mental-là, n'a pas tout à fait les mêmes idées que notre mental ordinaire. Un jour, j'avais même lu Sri Aurobindo dire que selon lui, très peu de gens sur terre étaient capables de penser par eux-mêmes. En fait, nous ne faisons que répéter les pensées des autres. Ce mental-là, c'est le mental du penseur, et c'est le plus près de nous. Je voulais toucher ça, observer ça, sentir le type de force qu'il y avait là...

Et effectivement, c'était fort de sensation, mais pas vraiment d'idée. Pendant presque une heure, tout le temps, tout le temps, il y avait cette sensation de fils qui étaient arrachés de mon corps et tirés par le sommet de la tête. Ces sensations-là aussi arrivent depuis certaines méditations dans le Matrimandir.

Avec des sensations particulièrement fortes sur le muscle sternomastoïdien mais pas que, de tout partout dans le corps. J'observais les sensations, tranquillement, presque détaché, indifférent, et en fait, une seule chose faisait sens. Cela me donnait l'impression que ce mental supérieur s'était enlisé dans la nature physique et vitale et retirait ses fibres mentales pour à nouveau respirer le bon air, là-haut.

Ou alors, il voyait les impuretés accumulées le long de tel méridien, de tel circuit énergétique, de tel canal et il purifiait les circuits. Je ne sais pas. Nous pouvons imaginer une partie de notre réseau nettoyée et elle reste sur place, toute propre. Là, pendant une heure, il y avait ces sensations de tentatives d'arrachement par le haut. Cela tirait si fort vers le haut que je me ressentais allongé comme face à un miroir déformant.

Sauf qu'un miroir, c'est une image, là, c'était la sensation d'être étiré, étiré, étiré vers le haut... Au niveau des hanches, du bassin, c'était solidement posé, ancré sur le sol, mais au-dessus, la cage thoracique et la tête me semblaient toutes allongées...

Pendant presque une heure, cela n'a pas arrêté de tirer-tirer vers le haut. Mais de temps en temps, c'était curieux, il y avait la sensation que cela s'arrêtait, que cela stagnait à une certaine hauteur et même que cela redescendait. C'est comme si la Force à la manoeuvre tirait des choses du bas jusqu'à une certaine hauteur et alors il y avait une immobilisation. J'ai l'impression que c'était capable de travailler sur de nombreux fils en même temps.

Et si cela arrivait de temps en temps, mais cela fait des mois que cela dure et mis bout à bout, certainement pendant des heures.... Mais ça change. Il y a des modifications. Petit à petit. Sur le moment c'est imperceptible, mais cela ne triture pas tout à fait pareil, cela n'a pas toujours la même intensité et ce n'est pas tout à fait aux mêmes endroits...

Parfois, j'ai la sensation que cela travaille sur des tissus mous et parfois, clairement, on a l'impression que cela travaille sur le squelette, sur une articulation. Faute de mieux dire, c'est de l'ostéopathie divine. 

À la fin de cette concentration un peu intense j'étais un peu déçu, une nouvelle fois, car je n'ai toujours pas ce contact clair avec le psychique, avec le Divin, avec le Moi supérieur... quelque soit les noms que nous donnons. Mais sur le plan purement physique si j'ose dire, ça travaille assez dur et l'hypothèse que je me formule est que mon corps doit être en préparation pour la transformation. 

Ce mystérieux processus de transformation, solvitur ambulando disait Sri Aurobindo, c'est en s'y confrontant qu'on découvre des choses... 

Peut-être qu'une importance beaucoup trop grande est mise sur les aspects psychologiques et même "spirituels". Et finalement, depuis que je suis rentré dans cette aventure avec Le Mental des Cellules quand j'avais 33 ans, c'est toujours ce que j'ai voulu : le travail dans le corps. Que ce corps soit offert tout entier pour cette expérience, c'est ce que j'ai toujours voulu au plus profond de moi, même s'il m'est arrivé souvent de l'oublier. 

En tout cas, c'est dans ce contexte-là, avec ces expériences-là et cet état d'esprit-là, que je me suis réveillé avec cette phrase de Mère sur "tous les corps".

 Notre corps est plus mystérieux qu'il n'y paraît.

Une dernière chose : depuis quelques temps, spontanément des prières de la conscience des cellules jaillissent de l'intérieur. Il suffit que je sois un peu tranquille, que je ne sois pas trop concentré à ceci cela, et des morceaux du japa ressortent. Pourtant, il est loin le temps où je les faisait tous les jours pendant plusieurs heures. Maintenant, c'est de temps en temps... et pourtant, cela ressort. En fait, j'ai l'impression que le corps-conscience voudrait que je les fasse davantage. 

Est-ce utile de rappeler que Mère Elle-même a reconnu qu'avec ces prières Elle avait fait en quelques mois des progrès qui lui aurait mis des années. 

Si ça se trouve, ma perception d'un corps de verre, transparent, était une vision de la conscience des cellules... allez savoir ! Nous sommes tellement ignorants, c'est effrayant à quel point nous sommes ignorants. Si seulement quelqu'un savait, si seulement cela intéressait quelqu'un... mais il n'y a rien de plus insignifiant qu'un petit corps. Anonyme.

En tout cas, ce message de Mère au réveil était réconfortant pour les sempiternelles douleurs de ce petit corps. Cela fait partie du processus. Voilà, maintenant que la chose est racontée, il faut se remettre au travail... d'autres aspects sont en gestation, pour plus tard. 

Tous les corps - un seul corps

Et voilà que je reçois le mail d'un ami qui me rappelle le jour que nous sommes. Et c'est cette nuit que j'ai eu cette expérience-là ? ? ? 

 

24 NOVEMBRE 1926 – MAHASIDDHI DAY


Sri Aurobindo a eu une très grande Réalisation le 24 Novembre 1926.

Ce jour est appelé le Jour de la Victoire en raison de cet évènement spirituel très important.

Le 24 Novembre 1926 marque la descente de Krishna dans le physique. 
Krishna n’est pas la Lumière Supramentale.
La descente de Krishna signifie la descente du Surmental préparant, bien que ne l’étant pas elle-même, la descente du Supramental et de l’Ananda.
Krishna est l’Anandamaya ; il supporte l’évolution à travers le Surmental la conduisant à L’Ananda.
 “
                                                                                                                                                                                                                                  Sri Aurobindo

Au début de Novembre 1926, la pression du Pouvoir Supérieur commença à être insupportable.

Alors, enfin, le grand jour, le jour  que  Mère  avait attendu depuis tant de longues années,  arriva le 24 Novembre. Mère fit assembler tous les disciples dans la véranda où se tenait habituellement la méditation.

Sur le mur près de la porte de Sri Aurobindo, juste derrière sa chaise, pendait une tenture de soie noire avec une broderie dorée représentant trois dragons chinois. Les trois dragons étaient représentés de telle façon que la queue de l’un touchait la bouche de l’autre et tous les trois couvraient la tenture d’un bout à l’autre.

Nous sûmes après-coup qu’il y a une prophétie en Chine qui dit que la Vérité se manifestera sur la terre quand les trois dragons (les dragons de la terre, de la région mentale et du ciel) se rencontreront.

Ce 24 Novembre, la Vérité est descendue et  la mise en place de la tenture était significative.

Il y eut un profond silence dans l’atmosphère après que les disciples se soient rassemblés.

Beaucoup virent un flot océanique de lumière descendant en cataracte de l’au-delà.

Chaque personne présente sentit une sorte de pression au-dessus de sa tête.

Toute l’atmosphère était surchargée d’énergie électrique.

Alors ils sentirent la grandeur, la poésie et l’absolue beauté de l’occasion.

Ce n’était pas comme si une poignée de disciples recevaient les bénédictions de leur suprême Maitre et Mère dans un petit coin de la terre. La signification de l’occasion était bien plus grande que cela.

Il ne faisait aucun doute que la Conscience Supérieure était descendue sur la terre.

Ce jour-là, le Seigneur est descendu dans le physique.

Quelques jours plus tard, le 26 novembre - 14 h

Besoin de rajouter deux compléments d'information.

D'abord, ce "corps de verre" était partiel, après coup j'ai remarqué que je n'avais pas regardé le bas du corps et que certaines parties du corps semblaient encore opaques. 

Ensuite, cette vision fut très probablement liée au Mahasiddhi day car le lendemain, c'était redevenu laborieux comme d'habitude. Ce jour là, je m'étais concentré-concentré vraiment facilement ; presque j'avais l'impression d'être un bulldozer, avec ma concentration de pousser, pousser alors forcément des expériences peuvent arriver. Et le lendemain, de nouveau l'esprit partait plus en promenade, des pensées parasites venaient, ce genre de choses. Il y avait donc vraiment une énergie très porteuse ce jour-là.

Quand il y a une énergie divine et quand il n'y en a pas, cela fait vraiment une différence. C'est une leçon. Si nous apprenons à appeler l'Énergie divine, la Conscience divine, la Force divine, certainement cela changera des choses à nos vies. C'est un apprentissage. Sachant que chaque fois que nous nous tournons vers un aspect de force, de pouvoir, il faut en même temps se tourner vers un aspect de paix, de calme, d'égalité-équanimité, d'élargissement...

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