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Publié par pascalemmanuel

Comme c’est étrange ! nos fictions de l’avenir ou nos hebdomadaires d’enfants inventent sans cesse un monde de plus en plus doté de super-machines miraculeuses – personne ne regarde dans le sens d’une simplification des moyens, d’un pouvoir direct. Et plus leurs machines sont merveilleuses, plus les hommes qui les manient ont des visages grimaçants.

Satprem - L'Espèce Nouvelle - Page 411

Lien vers le PDF du texte intégral

Ce livre a été imprimé en 1977 et nous y sommes enfin, la grande ère de la simplification commence par l'écroulement de tous les faux pouvoirs mécaniques et artificiels.

Maintenant, voici le paragraphe La leçon du miracle - page 422 dans lequel plusieurs éléments sont très intéressants pour nous guider dans notre processus, entrecoupé de quelques remarques personnelles (en violet).  Les propos en italiques et en orange sont ceux de Mère, les autres sont de Satprem. 

Cet état paradoxal ou sans barrière s’est lentement dessiné à travers les années, c’est une longue traversée pour parvenir jusqu’à cette lisière cellulaire : des couches et des couches évolutives à déblayer, clarifier, des résidus de l’animal, du végétal, du minéral – une formidable habitude faite d’un million d’habitudes qui font notre manière d’être «naturelle». Et tout cela, c’est le voile, la trame : cet obscur enregistrement à la surface des cellules, qui se répète et se répète – une sorte de «magnétisation» des cellules à la manière de nos bandes magnétiques. On pourrait dire négativement qu’il faut effacer l’enregistrement, mais c’est plutôt une sorte de transparence positive qui dissout l’habitude enregistrée. 

Il y a des conglomérats, ou des petits groupes de cellules qui sont restés avec l’empreinte, les empreintes reçues ; il y a des coins – beaucoup de coins–, de petits coins obscurs; et alors, immédiatement, se déroule le souvenir des circonstances, des événements, des sensations, des perceptions qui ont construit ça : vu dans la nouvelle Lumière et pour être liquidé. Et ça… oui, on voyage. On voyage dans un monde immense, n’est-ce pas. Et ce ne sont pas des choses passées, c’est… c’est un immense Présent dans lequel on voyage. (1)

Toute la préhistoire et l’Histoire sont là, immédiatement, sans hier. Il y a toute une mémoire à dissoudre, une formidable mémoire – en fait, tout le fonctionnement «naturel» est à dissoudre. Et en quoi consiste l’opération, finalement ? C’est un formidable transfert de pouvoir, comme disait Mère, c’est le passage de la petite conscience individuelle qui a tracé ses sillons et ses sillons, s’est lentement enfermée dans une cage ou une autre, a magnétisé ces cellules et d’autres cellules, hypnotisé, figé sa substance dans un certain genre de fonctionnement qui faisait une cohésion, sa cohésion, à la grande Conscience totale sans division pour laquelle chaque «seconde» est une création nouvelle sans conséquence, on pourrait dire sans mémoire : une pulsation. Une fantastique Pulsation totale qui organise chacun de ses «instants» infailliblement, exactement, automatiquement : elle est et c’est parfait.

C’est une manière d’être totalement nouvelle sur la terre. Un autre temps, un autre rythme, un autre fonctionnement. Une fluidité exactement contraire à notre fixité, parce que, pour nous, fixer c’est être ; s’il n’y a pas de mur, c’est du néant volatil. Et c’est ce qui fait la mort, la nécessité de la mort pour briser cette croûte et continuer à progresser. Nous menons une vie fossile, nous sommes fossilisés dès le berceau. 

L’éducation de la conscience des cellules consiste à leur apprendre à choisir la Conscience divine, la Présence divine, le Pouvoir divin (tout cela sans mots), le «quelque chose»… C’est un choix de chaque seconde entre le gouvernement des vieilles lois de la Nature et le gouvernement de la Conscience suprême. Nous dirions : le gouvernement de l’air libre ou le gouvernement de l’aquarium. (2)

Un «choix», c’est très joli à dire, mais comment cela se passe-t-il au niveau cellulaire ? Du haut de son perchoir, le Mental peut pérorer, mais l’enregistrement se déroule tout pareil en dessous.

Il n’y a qu’une manière d’apprendre pour les cellules, c’est de les désorganiser complètement – cette Conscience, que nous appelons supramentale, est un formidable désorganisateur, à tous les niveaux : c’est le bouleversement de tout. Toutes les cages y passent : morales, spirituelles, nationales, ou cellulaires (et finalement, il n’y en a qu’une ! c’est justement celle que Mère démolissait lentement – celle-ci écroulée, toutes les autres s’écroulent ; nos «formidables» histoires politiques ou religieuses tiennent seulement à une petite cellule bouchée).

Elle commence donc par flanquer une bonne maladie au corps, ou plusieurs, pour lui apprendre à fonctionner autrement (c’est ce qu’elle fait avec les nations), et elle recommence jusqu’à ce qu’on ait compris. C’est «la maladie de la transformation», disait Mère. Mère en avait une bonne demi-douzaine tous les jours. 

Le plus difficile, c’est que la texture du corps est faite d’ignorance, et alors chaque fois que la Force, la Lumière, le Pouvoir veulent pénétrer quelque part, il faut déloger cette Ignorance. [Nous pourrions dire : le vieux mode respiratoire.] 

Epidendrum X Obrienianum – Orchidée

 Attachement des cellules pour le Divin

Elles savent tout attendre de Lui et ne compter que sur Lui.

*

Et c’est chaque fois une expérience analogue, renouvelée dans le détail. C’est une sorte de négation par ignorante stupidité (mais pas par mauvaise volonté, il n’y a pas de mauvaise volonté), c’est une stupidité inerte et ignorante qui, par le fait de ce qu’elle est, nie la possibilité du Pouvoir divin [ou de l’air libre], et chaque fois, c’est cela qu’il faut dissoudre. À chaque pas, dans chaque détail, c’est toujours la même chose qu’il faut dissoudre. (3)

C’est-à-dire le naturel qui fait la sécurité : tout le reste, ce sont des épouvantables miracles. En fait, pour les cellules, le «miracle», c’est une forme de maladie très sérieuse. Il faut que le Miracle ait beaucoup de patience pour faire comprendre qu’il n’y a rien de plus naturel au monde. Si notre terre malade savait qu’elle est en train de vivre un miracle… peut-être que cela irait plus vite. Elle apprend sa leçon aussi, comme Mère.

Et l’expérience se répète. Ce n’est pas comme dans le domaine des idées : là, une fois qu’on a vu clair et que l’on sait, c’est fini ; il peut vous revenir des doutes ou des absurdités du dehors, mais la chose est établie, la lumière est là, et automatiquement les choses sont repoussées ou transformées.

Mais avec les cellules, ce n’est pas la même chose ! Chaque petit agglomérat de cellules, ce n’est pas que cela reçoive du dehors : c’est BÂTI comme cela ! C’est bâti par une inerte et stupide Ignorance. Un automatisme inerte et stupide. Et alors, automatiquement, cela nie (ce n’est pas «nie», ce n’est pas une volonté de nier : cela ne PEUT PAS comprendre; c’est un contraire – un contraire ÉTABLI – de la Puissance divine).

Et chaque fois, il y a une sorte d’action, vraiment dans chaque détail et presque miraculeuse, et tout à coup c’est contraint de reconnaître que la Force divine est toute-puissante.

Vu sous un autre angle, c’est une sorte de petit miracle perpétuel. Par exemple, la dernière fois que tu étais avec moi, il m’est venu une douleur ici [côté gauche] épouvantable, de ces douleurs qui font crier les gens (n’est-ce pas, ils croient qu’ils sont très «malades»). Tu n’as rien vu, n’est-ce pas, je n’ai rien montré. Puis je ne m’en suis pas occupée tant que tu étais là – simplement je pensais à autre chose.

Et quand tu as été parti, je me suis dit : il n’y a pas de raison de laisser cela là. Alors je me suis concentrée, j’ai appelé le Seigneur et je L’ai mis là [sur l’endroit «malade»].

Et c’est presque instantané : la première réaction, c’est un ÉTAT qui nie la possibilité de l’Action divine (ce n’est pas une volonté : c’est une négation automatique), puis il y a toujours un Sourire qui répond (c’est cela qui est intéressant, il n’y a jamais une colère, jamais une force qui s’impose, seulement un Sourire), et presque instantanément la douleur disparaît – Ça s’installe, lumineux, tranquille…

Note que ce n’est pas final, c’est seulement un premier contact : l’expérience revient à une autre occasion et pour une autre raison, et là il y a déjà un commencement de collaboration.

Les cellules ont su qu’avec Ça, l’état changeait (elles se souviennent, c’est très intéressant), et alors elles commencent à collaborer, et l’Action est encore plus rapide.

Puis une troisième fois, à une distance de quelques heures, cela revient encore; alors ce sont LES CELLULES ELLES-MÊMES qui appellent, qui demandent l’Action divine, parce qu’elles se souviennent. [Elles se souviennent de l’air libre.] Alors Ça arrive glorieusement, comme quelque chose d’établi… Ce n’est pas le désordre qui change ! lui, il vient avec une régularité de pendule, c’est son métier – c’est la réception, la réaction des cellules qui produit le changement. (4)

Ce n’est pas le Désordre qu’il faut guérir : c’est la «réception» du désordre… Si le monde comprenait cela, c’est un secret tout-puissant. Il n’y a pas de désordre ! il n’y a rien à guérir – pas de cancer à guérir : une attitude à guérir. Avec cette attitude-là, le Désordre fond, comme s’il n’avait jamais été. Une illusion de désordre douloureux… peut-être pour nous aider, ou nous obliger à découvrir notre propre toute-puissance automatique. 

Le Désordre, c’est de ne pas LE percevoir ! s’écriait Mère un jour (ce quelque chose, ce Ça souriant et miraculeux, partout, toujours). Parce qu’il y a une Réalité CONSTANTE, un Ordre divin CONSTANT, et c’est seulement l’incapacité de le percevoir qui est le Désordre, le Mensonge actuel. Et finalement, le Désordre, c’est la cage, c’est la grande Conscience qui ne coule pas – c’est la maladie, la mort, la folle trépidation mortelle du monde.

Et Mère concluait : Maintenant je connais – je connais le truc ! C’est pour l’éducation des cellules. Tu comprends, ce n’est pas simplement qu’une personne est malade et qu’il faille la guérir tout à fait : c’est l’éducation des cellules, pour leur apprendre… à vivre.

Mais Mère ajoutait tout de même : L’ennui, c’est toute cette atmosphère du Mental physique qui est pleine de toutes les imbécillités possibles ; il faut toujours être sur ses gardes et balayer – les opinions des docteurs, les exemples des autres personnes, tout ce… ce fouillis terrible d’ignorance qui est là, qu’il faut repousser. C’est notre vieux problème. Et ce n’est pas l’atmosphère d’un corps, c’est l’atmosphère tout autour et partout. On baigne dans ce fouillis. (5)

 

(1) Tiens ! Finalement, dans mes méditations j'ai souvent eu cette impression que dans le corps, il y avait des espaces immenses, j'en ai parlé plusieurs fois. On a beau dire, c'est important d'avoir une confirmation extérieure de ce que nous vivons, cela aide un peu. Voyons la suite de ce paragraphe. 

(2) Je note au passage que ce thème crucial du choix revient à plusieurs reprises dans la trilogie Matrix : le choix de la pilule bleue ou rouge, l'opposition entre La théorie du Karma du Mérovingien et celle de Morphéus que toute chose commence par un choix, la conversation entre Néo et l'oracle sur la compréhension du choix, ou celle avec l'architecte, le choix d'aider Néo ou pas, de croire en l'oracle ou pas, la réponse de Néo à l'agent Smith qu'il continue de combattre parce qu'il en a fait le choix.... Dans L'Agenda, Mère reviendra plusieurs fois sur ce choix de chaque instant...

(3) Cette négation, je l'ai surtout remarqué quand je pratiquais beaucoup les prières de la conscience des cellules. Je me disais : nous crions lumière, lumière, lumière en sautant comme des cabris, ou nous prêchons une spiritualité pleines de notions très psychologique,  alors que, concrètement, je faisais l'expérience dans mon corps de tous ces petits points dans la masse corporelle qui n'e veulent pas de la conscience divine, qui semblent ne même pas avoir la capacité de s'ouvrir pour la recevoir. Et plus ils étaient petits, plus ils étaient résistants. 

Depuis longtemps j'ai très bien compris que si nous voulons que la vie change sur terre, que nous sortions de la misère humaine, qu'il fallait laisser descendre, ou laisser émerger la divinité présente au coeur même des cellules. 

Tout le travail au niveau du mental, de la psychologie, des émotions, de l'énergie vitale, c'est très bien, sans doute nécessaire et peut-être indispensable, mais si l'on veut que cela change sur terre, il faut travailler au niveau du corps. Ce qui complique sensiblement le processus de transformation, c'est le manque de compréhension générale, l'absence de volonté ou  une volonté velléitaire, les faiblesses de l'endurance, de la persévérance. Continuons...

 

(4) Ça, même sur le plan psychologique, nous pouvons faire l'expérience de cette négation de la toute-puissance de l'Action divine. Deux jours avant de lire ce texte, j'avais cette douleur très forte à l'épaule gauche et j'étais moi-même divisé en ce sens que, d'un côté, ma méthode de guérison était effectivement de mettre en contact la zone douloureuse avec la conscience divine, et d'un autre, je doutais que la douleur puisse partir comme ça par l'opération de Saint-Esprit. Que je sois soulagé, qu'il y ait une amélioration, jusque là, OK, mais que cela parte d'un coup, je n'y croyais pas moi-même. 

Homme de peu de foi me rappellera sans doute une amie très chère...❤️... Ou alors, si j'admets la toute-puissance de la volonté divine, je nie ma capacité à faire descendre ce pouvoir. Je crois encore qu'il y a encore des notions de capacités qui entrent en jeu. Des capacités d'aspirer, d'appeler, de se mettre en contact, de s'ouvrir, de recevoir, de conserver, d'intégrer les énergies divines... Ce que je veux dire c'est que la Force divine elle-même est limitée par nos ignorances.

Mais ce passage est pour moi TRÈS intéressant car il nous explique pourquoi, sur le plan très concret, très matériel... ce qui se passe sur le plan de la guérison par le pouvoir spirituel. Si, chacun de nous, travaillait un peu à ne plus nier la réalité de la puissance divine, vous comprenez bien que les conséquences peuvent être... planétaires. C'est un champ immense de possibilités qui s'ouvre. Et sans l'aide d'aucun médecin ou thérapeute, c'est une histoire de relation entre notre conscience et notre conscience corporelle, cellulaire, entre notre conscience humaine et la conscience spirituelle, la conscience divine. Le secret tout entier est dans cette relation... 

(5) Je ne m'intéresse pas beaucoup aux vies antérieures, c'est vers l'Avenir que je suis tendu, vers ce Nouveau monde. Tout de même, il m'a été dit que j'avais un grand nombre de vies de religieux...  alors c'est très naturel pour moi de respecter toutes les formes de la recherche du Divin. Mais tout de même, je n'ai jamais vu de recherches spirituelles si INCARNÉE, car en fait, Mère ne parle pratiquement que du corps. Et pas comme ça, superficiellement, Elle va au fond des choses, jusque dans des fonctionnements très profonds, jusque dans les fondations même du corps, les cellules... 

À ma connaissance, personne n'a exploré cela avec tant de minutie et de constance, pendant plusieurs décennies... 

Toute la substance est une, minéraux, végétaux, animaux, humains... nous sommes tous composés de quelques éléments à peu près identiques organisés différemment. La différence, c'est la conscience. Et nous comprenons bien que si un être humain change son fonctionnement jusque dans ses fondations physiologiques, alors c'est la porte ouverte à l'apparition d'une nouvelle espèce humaine sur la terre, qui ne sera plus soumises aux misères que nous connaissons. Et ce fut le travail des pionniers de la nouvelle espèce, Sri Aurobindo-Mère-Satprem...

Et n'importe qui peut comprendre que si la Présence divine apparemment "endormie" au coeur de nos cellules s'éveille, alors, rien, absolument rien, ne pourra empêcher la venue d'une nouvelle humanité. 

En chaque chose, en chaque atome est la Présence Divine, et l'homme a pour mission de la manifester. Mère - 1910

Individuellement et collectivement, nous sommes actuellement confronté à un problème. Peut-être faudrait-il chercher les solutions au bon endroit. 

Depuis des millénaires, l'humanité a cherché des solutions à l'extérieur pour améliorer les institutions, améliorer le confort, améliorer les moyens techniques etc. Le résultat n'est pas très concluant et ce monde matérialiste est en train de s'écrouler sous nos yeux. 

Il y avait bien des sages pour nous rappeler que la solution était à l'intérieur mais cet intérieur-là était souvent pour s'échapper là-haut dans des plans de conscience supérieurs.

Ou pour s'échapper dans les profondeurs du coeur dans l'extase d'une union mystique avec la présence divine.

Ou pour se noyer dans les pouvoirs occultes.

Et pour la pauvre terre et l'humanité, la libération de millions d'âmes saintes, éveillées.... n'a pas empêché que le monde soit devenu ce qu''il est. 

Les sagesses d'antan ont sans doute eu leurs effets positifs mais au final... leurs méthodes n'ont pas fonctionné et n'ont pas empêché que le monde soit au bord du gouffre. Alors peut-être faudrait-il essayer autre chose. Ou au moins daigner d'écouter ce que d'autres sages ont à dire. 

Vous pensez bien que Sri Aurobindo-Mère ont cherché partout la solution de la guérison de la terre... et finalement, la découverte, un peu ahurissante de Mère, celle qui est abordée en long, en large et en travers dans les 6000 pages de L'Agenda, c'est que le secret du nouveau monde ne commençait pas avec de grandes choses très spectaculaires, ni même avec les grands pouvoirs occultes traditionnels, et croyez bien qu'Elle les avait. Mais Elle les a tous abandonné pour nous dire que le nouveau monde commençait par de minuscules changements dans notre conscience cellulaire...

Je ne suis pas un expert en religions comparées et mon approche est plus celle de l'autodidacte qui tâtonne et apprend par l'expérience. Mais il me semble que c'est une optique tout à fait nouvelle, que la "spiritualité" n'a jamais été abordée sous cet angle-là...

Puisque nous sommes sensés entrer dans un nouveau monde, peut-être faudrait-il commencer par lâcher prise avec les vieilles recettes, et entrer dans une nouvelle conscience, envisager une autre façon de faire... 

Et il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, le changement de conscience commence dedans, à l'intérieur, alors, ne soyons pas trop pressés d'agir à l'extérieur...

Le salut est physique

Mère - 31 mai 1969

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