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Publié par pascalemmanuel

Le courrier des stratèges publie régulièrement des articles intéressants, en particulier concernant la crise actuelle. En voici un parmi d'autres.

 

Et ci-dessous, une lettre à Emmanuel Macron, d'une grande dame... que je découvre car je ne la connaissais pas. C'est fort.

Et une courte vidéo très forte aussi de Jean-Jacques Crèvecoeur. 

Commentaire :

Je partage l'impression générale de Jean-Jacques Crèvecoeur que le maximum est fait pour jeter de l'huile sur le feu avec l'intention que la situation dégénère en chaos afin d'avoir une sorte de légitimité pour imposer des mesures encore plus dures.

Pour moi, les propos indécents que nous entendons ici et là sont de la provocation. J'ignore si Attali est encore l'éminence grise du gouvernement, n'empêche qu'il est peut-être utile de se rappeler ce qu'il disait en avril 2016.

Réagir aux événements par la violence serait la pire des choses, plus que jamais il est indispensable de cultiver la paix. 

Prière pour la paix

Que ta paix, Seigneur, demeure en moi, telle une bénédiction

a travers les orages et les ravages du Temps

pour l'âme magnifique de l'homme sur la terre.

Ton calme, Seigneur, qui porte la caresse de ta joie.

Sri Aurobindo

Pavetta indica – Paix rayonnante dans les cellules

Sri Aurobindo a écrit plus de 30 livres d'une profondeur inouïe et Il a pourtant affirmé que tout cela n'était rien et que toute son oeuvre aurait pu se faire sans qu'il écrivit une seule ligne. Il a très peu dit sur ce qu'Il avait fait vraiment. Dans Le Labeur d'un Dieu, il en dit un peu et ce qui m'a beaucoup marqué dans son travail intérieur, c'est qu'Il n'a pas combattu les forces adverses avec toutes sortes de pouvoirs occultes et surnaturels, mais avec une paix sans borne.

*

Pour terminer, voici quelques extraits du chapitre 14 (paragraphe Le Virage) de L'Espèce nouvelle de Satprem.

Lien vers le PDF

Mais d’abord il fallait sortir de cette espèce d’enrobement obscur du Mental physique, cette croûte épaisse qui voile tout le fonctionnement pur et sépare tout de tout dans sa cage. Mère «apprenait la leçon», comme elle disait, elle ouvrait toutes les petites portes fermées : dans les circonstances, les rencontres, les gestes. C’était l’accueil de tout dans la transparence parfaite ou qui essayait de devenir de plus en plus parfaite. Si on refuse une seule petite chose, c’est instantanément la porte qui se ferme – une toute petite porte qui est comme la porte totale : on reste dans la cage. C’est-à-dire la neutralité parfaite, comme un cristal qui laisse passer la lumière.

Dans ses toutes premières expériences, Mère avait déjà remarqué : Pour avoir la conscience parfaite et totale du monde tel qu’il est dans tous ses détails, il faut d’abord n’avoir plus aucune réaction personnelle à l’égard d’aucun de ses détails, NI MÊME AUCUNE PRÉFÉRENCE SPIRITUELLE concernant ce qu’ils devraient être. En d’autres mots, une acceptation totale dans une neutralité, une indifférence parfaite, est la condition indispensable à une connaissance par identité intégrale.

Connaissance par identité, c’est-à-dire, qu’on connaît parce qu’on est : on connaît l’améthyste ou Monsieur Dupont parce qu’on est l’améthyste ou ledit quidam. 

S’il y a un détail, si petit soit-il, qui échappe à la neutralité, ce détail échappe aussi à l’identification.

C’est la porte qui se ferme. Et curieusement, tant qu’il reste une seule porte fermée, c’est comme si toutes les autres portes n’étaient pas vraiment ouvertes. Là aussi, un tout petit coin ou un tout petit point contient le Mur de tout. Chacun a un microscopique mur quelque part.

Un peu plus loin, Satprem continue :

Personne ne peut imaginer ce qu’est cette «neutralité»-là. Mais c’est la dévastation de la cage : la cage dorée comme l’autre. La cage spirituelle avec l’autre. Tu sais, cette espèce de détachement, eh bien, ça s’accentue, au point que, maintenant, c’est pour tout ce qui concerne une action sur la terre – c’était probablement nécessaire… Ce sont comme des choses qui se dissolvent.

C’étaient des espèces de liens entre ma conscience et le travail (pas des liens de moi-même parce que je n’en avais pas, mais le corps, toute la conscience physique, tout ce qui l’attache aux choses qui l’entourent et au travail et à l’entourage), ça se dissout, ça se dissout, ça se dissout… Et ça va en s’accentuant de plus en plus.

Avant, j’avais le pouvoir d’agripper comme ça, et de tenir, et puis il y a eu cette espèce de détachement : ça s’en va partout, partout, partout… Mais tu sais, ce n’est pas une plaisanterie, la transformation ! J’avais tellement l’impression, hier, que toutes les constructions, toutes les habitudes, toutes les façons de voir, toutes les réactions ordinaires, tout ça s’écroulait – complètement. Que j’étais suspendue dans quelque chose de… tout différent. Quelque chose… Je ne sais pas.

.../...

Et vraiment le sentiment que TOUT ce que l’on a vécu, tout ce que l’on a su, tout ce que l’on a fait, tout ça, c’est une parfaite illusion – c’est cela que j’ai vécu hier soir…

Quand on a l’expérience spirituelle que la vie matérielle est une illusion (il y a des gens qui trouvent cela douloureux ; moi, j’ai trouvé cela si merveilleusement beau et heureux que cela a été l’une des plus belles expériences de ma vie), mais là, c’est toute la construction spirituelle telle qu’on l’a vécue qui devient tout à fait une illusion ! – pas la même illusion, mais une bien plus grave illusion.

Et je ne suis pas un bébé, il y a quarante-sept ans que je suis ici ! Et il y a, oui, certainement quelque chose comme soixante ans que je fais un yoga consciemment, avec tout ce que les souvenirs – les souvenirs d’une vie immortelle – peuvent vous apporter.

Et voilà où j’en suis! alors… Quand Sri Aurobindo dit qu’il faut de l’endurance, je crois qu’il a raison…

L’absolu de la Victoire est in-dis-cu-ta-ble, seulement je ne parle pas à la mesure de notre petite pensée. Mais c’est à nous de VIRER – c’est cela qu’on attend de nous : de virer, pas rester comme cela à tourner en rond. Et ça ne sert à rien d’abdiquer parce qu’il faut recommencer la fois suivante. C’est ce que je dis toujours : c’est l’occasion, allez jusqu’au bout. Ce n’est pas la peine de dire : «Ah! je ne peux pas», parce que la prochaine fois ce sera encore plus difficile.

Et dans le paragraphe suivant, L'État d'Harmonie, Mère revient sur les effets de ce "détachement"...

Et pourtant, une à une, les ciels commençaient à se montrer, des petits souffles de l’«autre état», que Mère appelait souvent l’«état d’Harmonie» et que Sri Aurobindo appelait le «Supramental» : À mesure que ce détachement se produit, la réalité de la Vibration, et surtout la vibration d’Amour divin, ça croît, ça croit – même pas en proportion du corps, n’est-ce pas : d’une façon formidable, formidable ! c’est… le corps commence à ne plus sentir que cela. C’est comme si je vivais, comme si LE CORPS vivait – en dépit de toutes ces maladies, toutes ces attaques, toute cette mauvaise volonté qui s’est acharnée contre lui – comme s’il vivait dans un bain de vibration divine. Un bain, quelque chose… Et qui est immense, immense, immense, qui n’a pas de limites, et qui est d’une stabilité ! 

Une universalité cellulaire. C’était presque comme si une autre sorte de divin émergeait de la Matière ou commençait à passer entre les mailles, et quand nous disons «une autre sorte», nous avons tendance à croire que c’est la même chose avec des améliorations ou des différences, un super-bien de notre monde : Les bonnes choses ne valent pas mieux que les mauvaises ! s’écriait Mère, c’est pas ÇA. Le Divin, c’est autre chose

Un peu plus loin nous commençons à entrer dans une découverte formidable :

Et tout à coup, Mère a touché une clef. Cette vibration qui venait, de plus en plus «formidable» et «sans limites», immense, elle ne venait que quand Mère était pour ainsi dire totalement démunie, quand tout passait au travers comme un courant d’air – et on comprend très bien que s’il y avait le moindre minuscule écran, la moindre maille là-dedans, ça pouvait tout faire sauter, c’est pour cela que la Vibration était si insupportable au début, «comme une fièvre». Il fallait que ça circule sans obstruction; tout le «désordre» venait des obstructions. 

Le corps sait une chose : c’est seulement quand (et parce que) il peut être absolument paisible – paisible comme quelque chose de complètement transparent et immobile – que ce Pouvoir peut agir. Une immobilité totale, transparente.

Mais alors ce Pouvoir commençait à révéler toutes sortes de propriétés très étonnantes.

En fait, c’est tout un monde qui commençait à se dessiner, et les expériences allaient jaillir de tous les côtés; mais d’abord une sorte d’absolu tout-puissant et… naturel pourrait-on dire. Il n’y a besoin de rien faire: ça fait. Il n’y a besoin de rien «pouvoir» : ça peut. Il y a seulement besoin d’être – être ça.

La première expérience est venue avec un petit échantillon assez maléfique qui s’est jeté un jour sur Mère (intérieurement) avec une violence qui aurait pu être mortelle pour un corps comme le sien, dans l’état de total abandon «poreux» pourrait-on dire, où elle se trouvait.

L’incident en lui-même n’est rien, mais il s’est produit à ce moment-là une sorte d’invasion du Pouvoir et l’«échantillon» n’a pas été annulé ou subjugué comme on pourrait le croire, mais guéri. Instantanément guéri.

Ce n’est pas un pouvoir qui assomme ou qui défend ou qui protège : c’est un Pouvoir d’ordre. Ça remet tout en ordre – ça remet tout tel que c’est vraiment. C’est la restitution miraculeuse (miraculeuse pour nous) du naturel. C’était une expérience vraiment formidable. Ça enlève ce qui s’était ajouté sur la substance, collé sur elle. Peut-être, au fond, cela démolit-il une maille sur un point ou un autre, un certain coin d’hypnose du Mental physique. Et tout est COMME SI ÇA N’AVAIT PAS ÉTÉ. Et l’échantillon qui était venu pour tuer Mère s’en est retourné tout guilleret, ayant même oublié sa haine. C’est une espèce d’Harmonie qui est miraculeuse, mais qui n’a rien de miraculeux !

Un dernier extrait, mais à vrai dire, nous pourrions encore et encore tirer encore et encore sur ce fil d'Ariane tant il révèle de choses magnifiques.

Subitement, un jour de février 1962, Mère a été guérie de sa filariose – disparue, plus une trace. En une seconde, c’était parti – pas une lente guérison, non: une seconde. Comme un renversement d’état. Et vraiment guérie, c’est-à-dire que la maladie n’est pas rentrée sous terre: elle N’ÉTAIT PLUSComme si j’avais une nouvelle paire de jambes ! 

Et elle n’a utilisé aucun pouvoir yoguique : simplement elle était cette Vibration… naturelle. Et ça n’existait plus. La trame avait lâché sur ce point. Et Mère nous expliquait le minuscule mécanisme, on pourrait presque dire les minuscules «non-miracles» de cette Harmonie naturelle qu’on appelle le Supramental : C’est assez délicat, c’est comme un rouage très-très délicat, comme une machinerie : la moindre petite chose détraque tout.

La moindre petite chose, c’est justement l’intervention ou la ré-intervention du Mental physique. 

Par exemple, une mauvaise réaction dans quelqu’un, ou une mauvaise pensée, ou une vibration d’agitation, ou une anxiété, n’importe quoi, et toute l’Harmonie se dissout. Ce ne sont pas toujours les événements que l’on considère comme grands ou importants qui ont les effets les plus néfastes – loin de là : c’est quelquefois une intrusion de mensonge tout à fait insignifiante, pour une raison tout à fait insignifiante, ce que l’on est convenu d’appeler une stupidité…

Et c’est si joli, n’est-ce pas, quand cette Harmonie vient : on voit une grâce joyeuse, lumineuse, qui se manifeste dans toute, toute chose, même dans ce que nous sommes habitués à considérer comme n’ayant aucune espèce d’importance. Mais alors, si ça se retire, tout, exactement les mêmes conditions, les mêmes choses, les mêmes circonstances, cela devient pénible, embêtant, long, difficile, laborieux, oh!… 

Et Mère ajoutait ceci, qui est prodigieusement révélateur : Et c’est ce qui vous fait sentir que ce ne sont pas les choses en elles-mêmes qui comptent – ce que nous appelons «en elles-mêmes», ce n’est pas vrai! Ce n’est pas vrai : C’EST LE RAPPORT DE LA CONSCIENCE AVEC CES CHOSES. 

Oui, les «choses en elles-mêmes» soi-disant, c’est la cage, c’est notre perception mentale des choses, cette trame gluante qui accroche tout, cadre tout, fixe tout selon sa logique implacable, ou… la souplesse, la fluidité miraculeuse et «sans suite» de l’Harmonie supramentale. 

Et cela a une puissance formidable puisque, dans un cas, on touche quelque chose, par exemple, on le laisse tomber, ou en tout cas les choses se présentent mal, et dans l’autre cas, c’est si joli ! ça s’arrange, même les mouvements les plus difficiles se font sans difficulté. C’est un pouvoir insensé ! Et c’est parce qu’il n’a pas d’effets grandioses que nous ne lui donnons pas d’importance

Pourquoi parler de tout cela ?

Parce que j'ai du respect pour les maîtres, quelque soit leur domaine de maîtrise. Si c'est la marqueterie ou le piano et bien sur ces sujets-là, ils ont atteint un niveau d'excellence. Sur la question spirituelle, Mère n'est pas un bébé comme Elle le dit Elle-même. D'ailleurs Elle avait les réalisations traditionnelles, celle de la présence divine à l'intérieur, celle de l'union consciente et permanente de sa volonté avec la volonté divine et d'autres. Or, avec toute son expérience, Elle ne cesse de nous dire qu'Elle est face à quelque chose de NOUVEAU.

Je retiens plusieurs choses de ces extraits :

1) Que ce pouvoir supramental, ce pouvoir d'harmonie est, même pour Mère, un pouvoir d'une puissance insensée... 

2) Et paradoxalement, que le mécanisme est très délicat et qu'il ne peut intervenir que dans un état de neutralité, d'immobilité transparente. D'autres textes évoquent l'équanimité, l'égalité, l'absence de réactions personnelles... 

3) Que ce ne sont pas les choses apparentes qui sont importantes mais la relation de notre conscience avec ces choses. Les événements extérieurs semblent terribles ; peut-être devrions-nous les regarder autrement. Ou même ne pas les regarder du tout 😊...car l'essentiel, ce qui est puissamment fondateur du nouveau monde, d'après Mère, se passe dans le corps, dans les cellules et dans de minuscules détails anodins de la vie ordinaire. Et pas sur les plateaux TV ou dans les tribunes des journaux. 

En conclusion,

Que les gouvernements ne sont plus au service du bien commun mais au service des intérêts d'une oligarchie financière, cela devient évident. Mais si nous répondons à leurs infernales provocations par la peur, l'agitation, l'anxiété, la colère, le désir de vengeance, la violence... nous perturbons du même coup la diffusion de la vibration d'Harmonie et de la vibration de l'Amour divin qui cherchent à se répandre sur la terre et nous retardons la venue de... la nouvelle terre. 

Nous aurions toutes les raisons d'être dans une colère noire et les gouvernements font leur maximum pour nous rendre furieux, seulement notre paix sera plus forte que leur haine. 

La paix, ce n'est ni de la faiblesse, ni de la passivité, ni de l'indifférence, c'est le refus de se laisser entraîner dans les basses vibrations et la volonté ferme de devenir aussi transparent que possible afin que les vibrations divines puissent se propager sur toute la terre, et ce, pour le plus grand bien de tous.

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