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Publié par pascalemmanuel

1) Tu veux ?...

Toujours occupé aux apparentes oppositions, j'ai rassemblé quelques extraits de L'Agenda centrés sur l'importance de la volonté. Mère y évoque sa grande expérience du monde supramental avec entre autre, ce que j'ai retenu ici, que la matière obéit à la volonté consciente. 

Sans date – Février 1958

Quand on regarde le monde des hommes depuis la conscience supramentale, le trait dominant est un sentiment d’étrangeté, d’artificialité – un monde absurde parce qu’il est artificiel. Ce monde est faux parce que son apparence matérielle n’exprime pas du tout la vérité profonde des choses. Il y a comme une dislocation entre l’apparence et l’intérieur. Ainsi, un homme qui a un pouvoir divin au fond de lui-même peut se trouver sur le plan extérieur dans une situation d’esclave. C’est absurde !

Tandis que dans le monde supramental, c’est la volonté qui agit directement sur la substance, et la substance est obéissante à cette volonté.

Vous voulez vous couvrir : la substance dans laquelle vous vivez prend immédiatement la forme d’un vêtement pour vous couvrir. Vous voulez vous déplacer d’un endroit à un autre : votre volonté suffit à vous transporter sans avoir besoin d’un véhicule, d’un artifice quelconque.

Ainsi, le bateau de mon expérience n’avait besoin d’aucun mécanisme pour se mouvoir : c’était la volonté qui modifiait la substance suivant ses besoins. Quand il a fallu débarquer, le débarcadère a été formé de lui-même. Quand j’ai voulu faire débarquer les groupes, ceux qui devaient débarquer le savaient automatiquement sans que j’aie besoin de dire un mot, et ils venaient à tour de rôle.

Tout se passait dans le silence, il n’y avait pas besoin de parler pour se faire comprendre ; mais le silence lui-même, à bord du bateau, ne donnait pas cette impression artificielle qu’il donne ici. Ici, quand on veut le silence, il faut se taire : le silence, c’est le contraire du bruit. Là-bas, le silence était vibrant, vivant, actif et compréhensif, compréhensible.

L’absurdité ici, ce sont tous les moyens artificiels dont il faut user. N’importe quel imbécile a plus de pouvoir s’il a plus de moyens pour acquérir les artifices nécessaires. Tandis que dans le monde supramental, plus on est conscient et en rapport avec la vérité des choses, plus la volonté a de l’autorité sur la substance. L’autorité est une autorité vraie. Si vous voulez un vêtement, il faut avoir le pouvoir de le faire, un pouvoir réel. Si vous n’avez pas ce pouvoir, eh bien, vous restez nu. Aucun artifice n’est là pour suppléer au manque de pouvoir. Ici, pas une fois sur un million l’autorité n’est une expression de quelque chose de vrai. Tout est formidablement stupide.

Sans date 1958

Les choses se passent d’une façon tout à fait différente, qui apparaît miraculeuse pour la conscience physique, et qui l’est en effet pour elle puisque ces choses-là n’ont pas besoin des procédés physiques pour être. Comme je le disais : pour se déplacer il n’y a pas besoin de moyens de transport, pour se nourrir il n’est pas nécessaire de mettre des choses extérieures dans le corps, pour s’habiller il n’y a pas besoin de se revêtir de vêtements, etc.. Le jeu des forces est l’expression spontanée de la Vérité et de la Volonté vraie, de la vision vraie.

Agenda du 23 novembre 1963

Je ne sais pas si c'est dans ce que Sri Aurobindo a écrit (je ne me souviens pas), mais j'entends très fort (pas pour moi: pour l'humanité) :

ÉVEILLE-TOI ET VEUX

Naturellement les hommes prennent «veux» pour leurs velléités, qui n'ont rien à voir avec une volonté: toutes des impulsions.

«Veux», ça veut dire «veux de la Volonté suprême». Et ça, c'est comme si c'était la clef qui ouvre la porte de l'avenir :

ÉVEILLE-TOI ET VEUX

7 décembre 1963

C'est toujours la dernière partie de la nuit que je passe là-dedans... Tu te souviens de cette histoire du bateau supramental ? et que les choses s'organisaient par la volonté, pas par des moyens extérieurs; eh bien, c'est cette action-là qui commence à exister dans le Subconscient.

La volonté fait partie de la conscience et devrait, chez les êtres humains, être le principal moyen de maîtriser les activités de la nature.

Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga

Hibiscus syriacus – Hibiscus – Volonté une avec la Volonté Divine – Une condition qui triomphe de tous les obstacles.

Quand je parle de la Volonté divine, j'entends . . . quelque chose qui est descendu ici-bas dans un monde d'Ignorance en évolution et qui se tient derrière les choses, faisant pression sur l'Obscurité avec sa Lumière, conduisant les choses, pour le moment, vers le mieux possible dans les conditions d'un monde d'Ignorance, et finalement les préparant à la descente d'un pouvoir divin plus grand dont l'omnipotence sera, non pas limitée et modifiée par les lois du monde tel qu'il est, mais en pleine action et, par conséquent, amènera le règne de la lumière, de la paix, de l'harmonie, de la joie, de l'amour, de la beauté et de l'Ânanda, car telle est la Nature divine.

Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga

Le premier enseignement, pour notre vie quotidienne, au lieu de vivre plus ou moins en pilote automatique, ce serait d'apprendre à utiliser la volonté consciente. C'est un apprentissage, une reprogrammation, un entraînement...le tout est resté de concentré, vigilant...  

1) Ou tu veux pas ?...

D'abord, il y a en nous toutes les négations, tout ce qui refuse, toutes les résistances au changement, plus ou moins fortes, plus ou moins ancrées... et  rien que ça, c'est déjà un sacré challenge. 

Ensuite, il y a ces expériences qui nous traversent où l'on se sent si démuni que cela ressemble à une absence de volonté. Voyons de plus près d'autres extraits de L'Agenda :

Agenda du 7 octobre 1956

Complete surrender (abdication complète)... Ce n’est pas donner ce qui est petit à quelque chose de plus grand, ce n’est pas perdre sa volonté dans la volonté divine : c’est annuler sa volonté en quelque chose qui est d’une autre nature.

Ce qui vient à la place de cette volonté humaine ?

Une conscience et une vision. Et on est rempli de joie et...

15 novembre 1958

En attendant, il faut bien reconnaître que nous n’avons pas encore la clef, elle n’est pas entre nos mains. Ou plutôt nous savons bien où elle est, il n’y a qu’une chose à faire : le parfait «surrender» dont parle Sri Aurobindo, la soumission totale à la Volonté divine, quoi qu’il arrive, même dans la nuit.

Il y a la nuit et le soleil, la nuit et le soleil, encore la nuit, beaucoup de nuits, mais il faut s’accrocher à cette volonté de «surrender», s’accrocher comme dans la tempête, et tout remettre entre les mains du Seigneur Suprême. Jusqu’au jour où ce sera le Soleil pour toujours, la Victoire totale.

Agenda du 19 mai 1959

Jusqu’au mental et au vital, on peut encore arriver à faire descendre (et pourtant déjà au mental, Sri Aurobindo disait qu’il y faudrait des milliers de vies, à moins de pratiquer un parfait «surrender».)

Avec Sri Aurobindo, nous sommes descendus au-dessous de la Matière, jusque dans le Subconscient et même dans l’Inconscient.

Mais après la descente, vient la transformation, et quand on en arrive au corps, quand on veut le faire avancer d’un pas – oh ! pas même un pas : un petit pas – , tout s’accroche : c’est comme si on mettait le pied sur une fourmilière...

Et pourtant la présence, l’aide de la Mère suprême est là constamment ; alors on se rend compte que pour les hommes ordinaires, pareil travail est impossible, ou qu’il y faudrait des millions de vies, et qu’à vrai dire, à moins qu’on ne fasse le travail pour eux et la sâdhanâ du corps pour toute la conscience terrestre, ils ne parviendront jamais à la transformation physique, ou à une échéance si lointaine qu’il vaut mieux ne pas en parler.

Mais s’ils s’ouvrent, s’ils s’abandonnent dans un «surrender» intégral, on peut faire le travail pour eux: ils n’ont qu’à laisser faire.

Agenda du 13 décembre 1969

Par exemple, tout ce côté (tout ce qu'ici, à l'Ashram, Y représente), de cette humanité qui veut prendre par force les choses et qui les tire là (geste à hauteur du front)... C'est intéressant (on ne peut pas dire: c'est intéressant!), mais c'est pas ça ! C'est pas ça!  il faut que toutes ces possibilités soient épuisées pour que quelque chose dans l'humanité comprenne... qu'il n'y a que ça (Mère ouvre les mains dans un geste d'abandon), voilà, et puis se laisser aplatir jusqu'à disparition.

Au fond, c'est ça le plus difficile : apprendre à disparaître.

Agenda du 29 décembre 1971

Pour moi, le chemin le plus rapide a été... (comment dire ?) le sens croissant de mon inanité – inexistence. Ne rien pouvoir, ne rien savoir, ne rien vouloir ; et alors, TOUT l’être, avec... ce n’est même plus une aspiration, c’est comme cela (geste d’abandon, mains ouvertes), c’est inévitable : «Sans le Divin, rien-rien – je ne suis rien, je ne comprends rien, je ne peux rien. Sans le Divin, rien.» Et être comme cela (même geste, mains ouvertes). Et alors... une Paix... une Paix lumineuse... et si puissante!

Et quand je suis tranquille (j’ai encore vu cela d’une façon très intéressante, parce que quand je donnais une méditation à X, il y avait toujours un effort ; un effort pour méditer, un effort pour...), et cette fois-ci... (Mère abat ses mains), ça s’impose. Une Présence qui s’impose – qui s’impose. Extraordinaire... Justement, je me demandais comment serait cette méditation, si c’était comme avant – pas du tout, c’est comme cela : (Mère abat ses mains). Alors, ça va bien.

Mais il faut d’abord avoir une sincérité absolue, c’est-à-dire une CONVICTION : on n’est rien-rien-rien-rien – on ne peut rien, on ne sait rien, on n’a absolument RIEN... (Mère lève un index vers le haut) sauf le Divin. Alors ça va.

Je te l’ai dit, c’est tellement fort qu’il y a des moments où je ne peux même pas manger ; et alors quand c’est comme cela, quand la conscience devient comme cela (geste d’abandon, mains ouvertes), je finis mon dîner sans même savoir que je mange... C’est inexprimable. Mais c’est merveilleux.

Seulement, il ne faut pas avoir peur – si l’on a peur, ça devient effroyable. Heureusement mon corps n’a pas peur.

De la théorie à la pratique :

Alors j'ai bien compris qu'il s'agissait dans un cas de notre volonté et dans l'autre de la volonté divine. Abdiquer complètement sa volonté personnelle, d'ailleurs en regardant la chose sous cet angle, il est souvent question dans ce yoga de devenir impersonnel, pour que cela soit la volonté divine qui intervienne.

Pourtant, je reste troublé. Il est dit d'un côté, vous n'avez pas à accepter la maladie, le désordre, la souffrance, vous pouvez le rejeter, faire ceci, faire cela, découvrir votre pouvoir intérieur, il faut conquérir le pouvoir sur la santé, c'est un aspect important, etc. Cela paraît évident. 

Et de l'autre côté il est question d'abdication complète. Or, si les mots ont un sens, on abdique même le désir de la bonne santé, de la réalisation spirituelle... 

Peut-être que certains jonglent avec cela les doigts dans le nez, tant mieux pour eux, sincèrement, pour ma part, je ne trouve pas que cela soit si évident que cela...

Pourtant, méditer, me tourner vers la volonté divine est l'un des trucs que j'aime le plus et fait le plus spontanément... et pourtant, je n'ai pas le sentiment d'avoir compris grand chose... Assez souvent, je perçois bien une sorte de pétillement de joie quand je le fais, comme si de minuscules points dans le corps se mettaient à sourire, à exulter (des cellules ?), mais au-delà de ça, cela ne semble pas avoir beaucoup de pouvoir. Ou alors, c'est comme si le corps était touché, ces fameux points que je sens, mais ni le mental, ni l'émotionnel, ni le vital. Mais à vrai dire, je n'ai aucune certitude...

N'arriver à rien...

En tout cas, quand cela devient douloureux, c'est là que l'intensité de l'envie de "disparaître" augmente. Il y a quelques jours, je me disais d'une voix un peu lamentable que décidément, je n'arrivais à rien... alors je ne sais pas si c'est pour me taquiner, une petite voix me dit tout à fait sérieusement : c'est peut-être ça le but, justement, n'arriver à rien... 

Qu'est-ce qui reste dans un homme quand il n'y a plus rien ? se demandait Satprem.

Ce n'est sans doute pas le chemin de tout le monde, encore que, c'est bien possible que tout le monde un jour ou l'autre soit confronté à cette question, il me semble que c'est vers là que je suis amené. 

Je me suis passionné pour le qi gong, passionné pour les massages, passionné pour les soins quantiques, passionné pour travail de modèle aux beaux arts, passionné pour la randonnée, passionné pour l'alimentation pranique et après des ribambelles de stages, d'expériences, après des kilomètres de lectures.... Au final, il y a toujours ce même chagrin, cette même incompréhension, cette incertitude.. et le sentiment que rien ne sert à rien.

Tout ces efforts depuis 20 ans pour en arriver là ? Franchement, je comprends très bien que Sri Aurobindo que pour les êtres ordinaires, cela prendrait des milliers de vies. C'est un peu douloureux de s'en apercevoir, et depuis quelques jours, c'est presque un peu trop... 

D'autant que le Divin nous laisse parfaitement libre de faire toutes les bêtises possibles au point que parfois, j'ai parfois l'impression que je passe ma vie a expérimenter de nouvelles formes d'erreur...

Je ne sais pas comment font les gens, ils méditent, trouvent la paix et patati et patata, moi ce que je rencontre dedans, la plupart du temps, c'est la Douleur, sous une forme ou une autre. 

Acceptation totale...

J'ai l'impression que... c'est fait exprès. Ce n'est pas possible de résoudre quelque chose si l'on n'est pas en contact avec cette chose. 

Hier ou avant hier, je me suis aperçu de quelque chose de très-très fin. Je ne m'en étais jamais aperçu, peut-être une fois, mais je l'ai oublié.

Quand nous regardons dedans, toutes sortes de choses plus ou moins désagréables peuvent venir à la conscience. Alors, la première réaction presque instinctive ressemble à une minuscule réaction de rejet. 

Même pour de toutes petites sensations désagréables, absolument minuscules, la première réaction est de vouloir rejeter, modifier, transformer cette perception désagréable. En gros, quelque quelque chose en nous N'ACCEPTE PAS vraiment la réalité telle qu'elle se manifeste puisque nous cherchons à la modifier. Nous ne sommes pas dans un accueil neutre, impartial, ce n'est pas encore sincèrement que Ta Volonté soit faite...

J'étais face avec cet instinct très profond de chasser toutes les sensations désagréables...

Et seconde découverte, si l'on accepte la sensation désagréable SANS CONDITION, alors c'est comme si la conscience rentrait DANS la sensation désagréable et alors, ça disparait. 

Quand j'ai vu ça, j'étais un peu effaré de percevoir aussi clairement quelque chose d'aussi fin.

Et cet instinct re rejet était mélangé avec une envie de se protéger, de se défendre contre cette sensation désagréable. Sur le plan psychologique, cela ressemble à ces gens qui cherchent toujours à se justifier dès qu'on leur fait la moindre remarque. Un refus spontané d'entendre la critique, d'accepter cette sensation désagréable. Pourtant, dans l'acceptation totale, il y a un secret à trouver, le remède est au coeur du mal disait Mère. 

Maintenant, pour être tout à fait honnête, cela m'a été montré en méditation sur des choses très infimes. Or, depuis quelques jours, j'ai à nouveau une douleur assez vive à l'épaule gauche et, pour le moment en tout cas, mes tentatives n'ont pas été très concluantes. Quand la douleur lance et qu'on a envie de crier ou de pleurer tellement ça fait mal, on se demande bien où est le divin, l'aide divine...

Poursuivre sa vie à volonté, c'est bien joli mais si c'est pour souffrir plus longtemps, on ne voit pas trop bien l'intérêt. On voudrait trouver quelque chose qui vaille vraiment le coup, trouver la solution vraie pour cette terre de misère. En fait, si ce n'était pas POUR LE DIVIN LUI-MÊME, cela n'aurait aucun sens de rester ici... 

Il paraît que chacun doit trouver une relation unique avec le Divin, sa façon à lui de le rencontrer. C'est ce que je nous souhaite à tous. 

Trop de trucs... 

Alors, quand cela ne va pas trop bien, on se dit des tas de trucs : tu pourrais faire la posture du guerrier en yoga et cela va te redonner confiance ou mettre tes mains ici ou prendre des douches froides ou faire un jeune ou changer ton alimentation ou faire telle ou telle respiration ou faire tel exercice de qi gong... 

Et parfois nous découvrons que le truc marche super bien et parfois qu'il est inefficace. En tout cas, des recettes, pour ça il y en a, et de plus en plus... En fait, tous les remèdes se reposent toujours des trucs physiques, des trucs énergétiques, des trucs psychologiques.... ça me fatigue. Pour moi, cela devient de plus en plus impossible, compliqué. C'est pour ça, sans doute, que je m'assoie si souvent sur le rebord de mon lit, regarde dedans et dans cet apparent ne rien faire, avec rien d'autre que mes pensées, ma conscience, j'essaye de trouver quelque chose...

Mère avait réalisé sa divinité et connaissait tous les trucs, Elle avait tous les  pouvoirs supérieurs à sa disposition, même l'aide des dieux en personne qui se faisaient une joie de servir la Mère divine. Et le Seigneur lui a interdit d'utiliser ces pouvoirs-là pour l'obliger à trouver, en quelque sorte la sortie par en bas. Que cela soit la matière elle-même qui trouve. 

Et c'est assez radical, sans compromis. Ou bien la matière corporelle de cette épaule trouve le moyen ou elle ne trouve pas.

La traversée de la trame

Si je regarde le mode d'emploi dans L'Agenda, je peux dire que Mère a parlé de la réalité mensongère et de la traversée de la trame jusqu'à la réalité vraie où toutes ces choses, la douleur, les maladies n'existent plus. 

Traverser la trame ? Est-ce que l'on sait le faire, est-ce qu'on en a l'expérience. Il paraît que Patrick Burensteinas a mis au point une technique, une de plus, qu'il a appelé la traversée de la trame. Reste à savoir si ça trame à lui et celle dont Mère avait l'expérience. Un même mot peut recouvrer des réalités différentes. 

En attendant, Mère a aussi beaucoup parlé de ce pouvoir de l'immobilité d'attirer les vibrations de vérité dans le corps physique.

Mère est toujours passée de l'expérience à la formulation, puissions-nous passer de la formulation à l'expérience. 

Maintenant, place aux travaux pratiques car en attendant, même rester assis avec le poids du bras qui pend est pénible. La position couchée sur le côté aide un peu, c'est là que cela lance le moins. Mais je ne vais pas rester couché toute la journée quand même.Et cela fait trois jours que cela dure, la dernière fois, cela avait bien duré deux semaines. Cette fois-ci, je vais aller voir ma praticienne en MTC, elle aura peut-être un truc pour me soulager un peu, les ventouses peut-être, pour aspirer la douleur. 

Du coup, m'asseoir pour méditer, je ne peux plus, cela fait trop mal. Alors, tant pis, même si toutes les méditations passées à essayer de trouver n'auront servi à rien, au moins j'aurai essayé. Et si l'on reconnait l'arbre à ses fruits, dans l'instant, le résultat n'est pas fameux. 😃 Mais finalement, cette vénérable parole est peut-être une connerie spirituelle de plus. Mère disait qu'aucun signe extérieur n'était une preuve... 

Sur le plan individuel et collectif, nous sommes en crise, le tout est de savoir comment nous la traversons. Pour le moment, à titre personnel, l'attitude qui m'amène le plus une certaine paix, c'est : je m'en fiche, advienne que pourra, que Ta volonté soit faite...

Agenda d'avril 1954 :

On peut dire encore que tout ce qui arrive dans le monde est le résultat de la volonté divine, et aussi que cette volonté doit être exprimée et manifestée dans un monde qui la contredit ou la déforme ; ce sont deux attitudes ayant respectivement la conséquence pratique de se soumettre avec paix et joie à tout ce qui arrive, ou au contraire de lutter sans répit pour faire triompher ce qui doit être. Il faut savoir s’élever au-dessus des deux attitudes et les combiner pour vivre la vérité.

Agenda du 5 juillet 1958 (Mère parle d'une photo d'Elle et évoque différentes parties de son visage).

C’est ça : cette capacité d’être la passivité plastique absolue – comme ça – dans le silence et l’abandon total, et en même temps, ici, là, la volonté IRREDUCTIBLE, TOUTE-PUISSANTE, avec le pouvoir d’effectuation total, comme ça, qui brise toutes les résistances. Les deux simultanés sans qu’ils se gênent l’un l’autre, dans une même joie – ça, c’est le grand secret ! L’harmonisation des contraires, dans la joie et la plénitude, toujours, toujours, tous les problèmes : c’est le grand secret.

À suivre...

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