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Publié par pascalemmanuel

Dans les temps anciens, les enseignements étaient donnés par voie orale. Écouter un livre est une expérience, une autre façon de rentrer dedans. Pour l'instant, je n'ai écouté que 3 heures, mais d'or et déjà, je suis touché, comme si c'était ce que j'avais besoin d'entendre. Souvent, je me suis retrouvé la larme à l'oeil et ce ne n'est pas si fréquent qu'un livre nous touche à ce point. 

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Cela fait plusieurs années que je me dit que l'identité masculine a été sérieusement attaquée. Cette prise de conscience a été progressive, marquée de tout petits signes, anodins, qui m'ont paru dire quelque chose de notre temps. Par exemple, Renaud qui chante que "pas une femme n'a sur les mains le sang des indiens d'Amérique." Cela m'a parut tellement stupide : autant dire que les enfants de 4 ans conduisent mieux que les adultes parce qu'ils n'ont jamais d'accidents de voiture. Évidement qu'elles n'ont pas de sang sur les mains puisque traditionnellement le rôle de la guerre est dévolu aux hommes. 

Avec aussi l'image des hommes qui se détériore dans au cinéma, dans les téléfilms en les montrants sous des aspects négatifs, violents, alcooliques, drogués, brutaux ou immatures, idiots,  fragiles, sensibles... Désormais, même le rôle du flic au cinéma et dans les séries, un rôle de mec par excellence, est souvent incarné par des femmes avec des hommes parfois à moitié neuneu pour les seconder... 

Dans la période que nous vivons, nos gouvernements nous font la guerre, il me semble que nous aurions besoin de héros et qu'au contraire les médias n'ont cessé de soigneusement dévaloriser les images du guerrier et de ses vertus de noblesse, de courage, de droiture, de don de soi. Plutôt que l'anti héros, nous aurions besoin, notre jeunesse surtout, de restaurer des modèles masculins dignes de Guy Moquet, de Jean Moulin de Cyrano de Bergeras....

Et puis, si je n'ai pas étudié les mythes à l'école, ils n'étaient pas au programme et il y a peut-être une raison à cela, j'ai tout de même remarqué qu'en lisant la grande épopée de Savitri, le Secret du Véda qui est un autre genre d'épopée, Illion qui parle de la guerre de Troie ou quelques extraits ici et là de l'Odyssée que cela réveillait quelque chose d'endormi, comme si ces lectures-là avaient un effet sur la personnalité et canalisaient les énergies masculines, vers un idéal de dépassement de soi. Et sans cet idéal, les énergies peuvent se retournent contre elles-mêmes, ou tourner en rond indéfiniment jusqu'à péter un boulon ou se dessécher petit à petit... 

En Inde, le guerrier correspond à la caste des Kshatryas et il est intéressant de noter que Sri Aurobindo a dit que la Guîtâ, qui précisément parle de cet aspect, était amené à libérer l'humanité. Mais alors, à quoi sert le Véda ? C'est une autre question. 

En attendant, dans un article précédent, je citais Sri Aurobindo expliquant que les garçons qui avaient ce tempérament pouvait recevoir ce type d'éducation, car cela correspond à quelque chose de vrai dans l'âme humaine. Faut-il revenir sur la mixité à l'école ? Faut-il prévoir des moments spécifiques avec des cercles d'hommes comme il y a des cercles de femmes ? Peut-être. 

L'Inde avec les Kshatryas, le Japon et les samouraï, l'occident et les chevaliers ; cela correspond à un certain type de qualités que nous pouvons développer si nous le voulons, si nous le décidons... mais peut-être aussi que tous les hommes n'ont pas cette vocation et ce rôle. Cela doit correspondre à des tempéraments, à des époques de l'histoire. Et puis, le passage à de l'armée de métier à l'armée de conscription a sans doute été un élément propre à diluer les vertus militaires. 

Et la question de l'âge a sans doute aussi son importance, à 60 ans, il est heureux d'avoir d'autres aspirations qu'un jeune de 15 ans. Il faudrait prendre en compte différents aspects de la question. En tout cas, même si tous les hommes n'ont pas a devenir des chefs de guerre, il y a un minimum et tout être humain doit avoir un minimum de colonne vertébrale, de droiture. 

Mais la noblesse des qualités militaires n'est pas trop la tasse de thé de cette gauche bien pensante qui a tellement pollué les esprits depuis quelques décennies. 

Aphorisme 515 — Il est deux travaux qui plaisent parfaitement à Dieu en Son serviteur : balayer en silencieuse adoration le sol de Son temple, et combattre sur le champ de bataille du monde pour Sa réalisation divine dans l’humanité.

Sri Aurobindo

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Sans avoir creusé la question, un autre aspect de la question m'a tout de même fait dresser l'oreille. Pour la naissance d'un enfant, traditionnellement deux choses sont absolument essentielles. La femme donne la vie, c'est un pouvoir fabuleux et rien n'y pourra le lui retirer ; et l'homme donne le nom. Ces deux éléments très puissants me semblaient s'équilibrer jusqu'au moment où le droit des hommes a donner le nom a commencé à être attaqué et remis en cause. Sur le plan symbolique, je trouve cela plutôt violent. Mais il ne s'agit pas des femmes en tant que telles mais d'une idéologie qui est fabriquée et véhiculée. 

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Je ne suis pas certain que le fait de se dire et se croire hétérosexuel, homosexuel, bisexuel... soit en soi un problème. Par contre, que les extravagances du lobby LGBT posent question, cela me semble assez évident. Pour la première fois dans l'histoire, des enfants sont désormais massivement très perturbés par des histoires de genre. Individuellement, il est possible dans le passé que des petits garçons ou des petites filles se soient posées assez tôt des questions sur leur identité sexuelle. Mais je n'en suis  même pas certain car pendant plusieurs années les enfants se contrefichent de la sexualité.  Par contre, ce qu'il se passe aujourd'hui avec la question des transgenre fait beaucoup de mal aux enfants et quand on voit des drag queen entrer dans des écoles aux USA pour faire.... de la propagande, on se dit que quelque chose ne tourne vraiment pas rond. C'est une maltraitance de plus... 

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Un autre aspect de la question m'a rappelé une parole de Mère, plutôt savoureuse qui disait que tant que l'on se croyait un homme, une femme ou un cheval... on ne se connaissait pas vraiment. Elle faisait sans doute référence à notre être véritable, ou notre essence, notre conscience qui n'est sans doute ni homme-ni femme. Mais en cette occasion, c'est une façon de botter en touche, d'éluder la question car si le corps supramental sera insexué car les besoins de la reproduction auront disparu comme l'a expliqué Mère, en attendant, nous n'en sommes pas là et la question identitaire reste posée, sans doute pour quelques centaines d'années encore avant que cette possibilité-là se manifeste dans notre réalité. 

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Un autre passage du livre a révélé quelque chose dont je n'avais pas pris conscience. Jacqueline Kelen explique que désormais nous parlons toujours de problèmes et que cette façon de dire nous focalise sur des solutions alors que pour le héros traditionnel il ne s'agissait jamais d'un problème à résoudre mais d'une épreuve à traverser. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m'a fait un peu l'effet d'une bombe ! Une toute petite modification dans la façon de penser permet d'avoir une toute autre perception de la réalité que nous vivons. J'ai trouvé cela... très fort. 

Et puis, il y a de  magnifique citations Quand j'aurai reçu le livre, j'en retranscrirai certaines. 

Un autre aspect de la question qui m'interpelle un peu. La société a longtemps associé la femme à la fragilité, le sexe faible disait-on.  L'idée indienne de la Shakti me semble plus vraie. 

Par exemple, il y a beaucoup de photos de Mère, comme celle-ci où on la voit avec le cou très avancé. 

Photos de Mère

Pour moi, c'est le signe d'une volonté farouche, impétueuse, un bélier, un bulldozer qui nous dit en avant, en avant, en avant. D'ailleurs, Satprem en a parlé comme d'un ouragan de force. Et elle pesait peut-être 40 kilos ! Dans notre société absurde, artificielle et fausse, à 50 ans, les gens commencent à penser qu'ils ne sont plus bons à rien, c'est de la vieillerie disent-ils et à 95 ans, Mère continuait de forer le chemin de l'Avenir pour la Conscience nouvelle... 

What one cannot do oneself one can get done by calling the Mother's force. To receive that and let it work in you  is the true means of success in the Sadhana.

Sri Aurobindo

Traduction Google 

Ce que l'on ne peut pas faire soi-même, on peut le faire en appelant la force de la Mère. La recevoir et la laisser agir en vous est le vrai moyen de réussir dans la Sadhana.   

Sri Aurobindo

Alors, je ne sais pas, comme le dit Satprem dans l'extrait ci-dessous, que l'homme sans la femme ne peut rien vraiment rien créer, car même seul, il peut se relier à la Shakti divine.

Sans doute je comprends encore très mal cette aspect horizontal de la vie et j'ai l'impression de mieux comprendre l'aspect vertical. Et sous cet angle, pour moi, l'homme, l'être humain est féminin par essence alors que l'âme, l'esprit correspondent au principe masculin. Pour le dire autrement, je ressens et crois que le corps est un réceptacle, un vase... et qu'il est nourri par des énergies qui descendent en lui. Ça, pour moi, c'est plus clair. 

N'empêche que sur le plan horizontal les relations hommes-femmes sont l'une des questions les plus agitée pour l'humanité et cet extrait magnifique de Satprem peut contribuer à amener une meilleure compréhension. En chaque domaine de l'existence celui-là compris, il nous faut ramener la sagesse, la connaissance, la lumière, la connaissance, la vérité... 

Jacques chancel cite Satprem (à partir de 44 minutes) :

« Il faut aller sur le chemin où toutes les soifs s’en vont. Alors, la femme tire les rêves de l’homme dans la matière, et l’homme tire la force de la femme dans la lumière, et ils marchent ensemble. Si elle ne monte pas, elle le détruit. S’il ne crée pas, il la perd… »

Satprem : Oui, ça c'est la relation de l'homme et de la femme, la vraie.

L'avez vous cette relation, vous personnellement ?

Oui. Certainement.

Vous l'avez dans l'esprit ?

Non, dans le cœur et dans la vie. C'est quelque chose qui est très mal compris, n'est-ce pas, en occident où les femmes sont simplement une parure, une distraction ou une sensualité. Mais la femme c'est quelque chose de beaucoup plus solide, silencieux et fort. C'est la base de l'homme, la femme. Parce qu'elle est là, il peut créer et se développer. Si elle n'est pas là, il ne peut pas créer.

Je connaissais une amie indienne qui disait que, il y a deux sortes de femmes. Il y a celles qui sont comme des racines et celles qui sont comme des lianes. Je trouve que là, l'image est si vraie n'est-ce pas.

Il y a celles qui sont comme des racines alors on pousse, on s'épanouit, on se développe et il y a les lianes qui vous étranglent implacablement ou alors quelques fois des lianes décoratives qui vous alourdissent aussi.

En conclusion, ce n'est pas encore très clair ni très conscient mais je dirais que ce livre d'une femme sur les hommes me fait penser à... la shakti divine qui engendre, enclenche, restaure quelque chose... chez les hommes. 

Ce livre, même si je n'ai pas encore tout écouté, je le trouve très puissant... 

L'Éternel masculin - Lalibrairie.com

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