Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par pascalemmanuel

Agenda de Mère du 4 octobre 1958

À propos de l'argent

L'argent appartient à celui qui le dépense, c’est une règle absolue. Vous pouvez entasser de l’argent, il ne vous appartient pas, jusqu’au moment où vous le dépensez. Alors vous avez le mérite, la gloire, la joie, le plaisir de le dépenser !

L’argent est fait pour circuler. Ce qui doit demeurer, c’est le mouvement progressif d’accroissement de la production terrestre – ce mouvement progressif qui va s’amplifiant, s’amplifiant, d’accroissement de la production terrestre et de progrès de l’existence terrestre. Le progrès matériel de vie terrestre et l’accroissement de production terrestre, c’est cela qui doit aller en s’amplifiant, en grossissant, mais pas cette espèce de papier ou de métal inerte qu’on entasse et qui ne vit pas.

L’argent ne doit pas produire de l’argent : l’argent doit produire un accroissement de production, une amélioration de condition de vie et un progrès humain de conscience. C’est à cela qu’il doit servir.

Ce que l’on appelle amélioration de conscience, progrès de la conscience, c’est tout ce que peut donner toute l’éducation sous toutes ses formes – pas telle qu’on la comprend, mais telle que nous la comprenons : l’éducation d’art, l’éducation de... depuis l’éducation corporelle, de progrès le plus matériel, jusqu’à l’éducation spirituelle de progrès du yoga ; toute la ligne, tout ce qui conduit l’humanité vers sa réalisation future. L’argent doit servir à augmenter cela, et à augmenter la base matérielle de progrès de la terre, la meilleure utilisation de ce que la terre peut donner – l’utilisation intelligente, pas l’utilisation qui gaspille et qui perd les forces. L’utilisation qui permet aux énergies de se récupérer.

Il y a, dans l’univers, une source inépuisable d’énergies qui ne demandent qu’à se récupérer ; si vous savez faire les choses comme il faut, elles se récupèrent. Au lieu de drainer la vie et les énergies de votre terre et d’en faire quelque chose de desséché et d’inerte, il faut savoir faire l’exercice nécessaire pour que l’énergie se récupère, tout le temps. Et ce ne sont pas des mots : je sais comment il faut que ce soit fait, et la science est en train de le trouver parfaitement – elle l’a trouvé admirablement.

Mais au lieu d’utiliser cela pour satisfaire les passions humaines, au lieu d’utiliser ce que la science a trouvé pour que les hommes puissent se détruire un petit peu mieux qu’ils ne le font, il faut utiliser cela pour enrichir la terre: enrichir la terre, rendre la terre de plus en plus riche, active, généreuse, productrice et que toute la vie aille croissant vers son maximum d’efficacité. Voilà à quoi sert l’argent. Et s’il n’est pas utilisé comme cela, c’est un vice – un «court-circuit» et un vice.

Mais combien savent l’utiliser comme cela ? Bien peu, et c’est pour cela qu’il faut leur apprendre. Ce que j’appelle apprendre c’est montrer, donner l’exemple. Nous voulons être l’exemple de la vraie vie dans le monde.

C’est un défi que je lance à tous les grands financiers : je leur dis qu’ils sont en train de dessécher et de ruiner la terre avec leur système idiot, et qu’avec moins même qu’ils ne dépensent maintenant pour des choses inutiles – et surtout pour gonfler quelque chose qui n’a pas de vie propre, qui ne doit être qu’un instrument pour la vie, qui n’a pas de réalité en soi, qui n’est qu’un moyen et pas une fin (ils font une fin de quelque chose qui n’est qu’un moyen), eh bien, au lieu d’en faire une fin, il faut qu’ils en fassent un moyen, et avec ce qu’ils ont ils pourraient... oh ! si vite transformer la terre, la transformer, la mettre en rapport, vraiment en rapport avec les forces supra-mentales qui font que la vie sera généreuse et, n’est-ce pas, constamment renouvelée au lieu de se dessécher, de piétiner, de se recroqueviller – de devenir une lune future. Une lune morte.

On nous dit que dans quelques milliards de milliards d’années, la terre sera devenue une sorte de lune. Il faut que le mouvement soit opposé, que la terre devienne de plus en plus comme un soleil resplendissant, mais un soleil de vie. Pas un soleil qui brûle : un soleil qui éclaire – une gloire rayonnante.

Tithonia diversifolia - Versébine - Premier mouvement des richesses vers le Divin

Agenda sans date de 1958

A propos des finances

L’argent est une force et ne devrait pas être une possession individuelle, pas plus que l’air, l’eau ou le feu. Abolition, pour commencer, de l’héritage.

La puissance financière est la matérialisation d’une force vitale qui se transforme en un des plus grands pouvoirs d’action: le pouvoir d’attirer, d’acquérir et d’utiliser.

Comme tous les autres pouvoirs, il doit être mis au service du Divin.

Proiphys amboinensis - Argent

Agenda du 10 avril 1968

La vraie attitude est celle-ci : l'argent est une force universelle destinée à faire le travail sur terre, le travail nécessaire pour préparer la terre à recevoir les forces divines et à les manifester, et il doit venir entre les mains (c'est-à-dire le pouvoir d'utilisation) de ceux qui ont la vision la plus claire, la plus générale et la plus vraie.

D'abord, la première chose (mais c'est élémentaire), c'est de ne pas avoir le sens de la possession – qu'est-ce que cela veut dire, «c'est à moi» ? Qu'est-ce que cela veut dire ?... Maintenant, je n'arrive pas très bien à comprendre. Pourquoi les gens veulent-ils que ce soit à eux ? – Pour pouvoir l'utiliser comme ils veulent et en faire ce qu'ils veulent et le manier selon leur conception. C'est comme cela.

Autrement, il y a, oui, les gens qui aiment mettre ça en tas quelque part... Mais ça, c'est une maladie. Pour être sûrs d'en avoir toujours, ils l'entassent. Mais si l'on comprenait qu'il faut être comme un poste récepteur-transmetteur ; que plus le poste est vaste (juste le contraire de personnel), plus il est impersonnel et général, vaste, plus il peut contenir de forces (de «forces», c'est-à-dire, traduit matériellement : de billets ou de monnaie), et ce pouvoir de contenir est en proportion de la capacité d'utilisation la meilleure – la «meilleure», c'est-à-dire au point de vue du progrès général : la vision la plus large, la compréhension la plus large et l'utilisation la plus éclairée, exacte, vraie, non pas selon les besoins falsifiés de l'ego mais selon le besoin général de la terre pour son évolution et son développement. C'est-à-dire que la vision la plus large doit avoir la capacité la plus large.

Derrière tous les mouvements faux, il y a un mouvement vrai : il y a une joie à pouvoir diriger, utiliser, organiser de façon qu'il y ait le minimum de gaspillage et le maximum de résultats. (C'est une vision très intéressante à avoir.) Et ce doit être le côté vrai des gens qui veulent accumuler : c'est la capacité d'utiliser à une très grande échelle.

À mesure que cette vision-là devient plus claire...

Il y a longtemps-longtemps, il y a des années et des années que le sens de la possession a disparu ; ça, c'est un enfantillage, ce n'est rien, c'est tellement bête ! Veux-tu me dire quel plaisir peut avoir quelqu'un à mettre dans une boîte ou dans son mur des quantités de papiers ! Un vrai plaisir, il ne peut pas en avoir. Le maximum de plaisir, c'est celui de l'avare qui va ouvrir sa boîte et regarder – ce n'est pas grand-chose !

Il y a des gens qui aiment beaucoup dépenser, qui aiment beaucoup posséder et dépenser ; ça, c'est autre chose, mais ce sont des natures généreuses qui ne sont pas réglées, qui ne sont pas organisées...

Mais la joie de mettre à la disposition de tous les vrais besoins, de toutes les nécessités, le moyen de s'exprimer, ça, c'est bien. C'est comme la joie de changer une maladie en bonne santé, de changer un mensonge en vérité, de changer une souffrance en joie, c'est la même chose : changer un besoin artificiel et stupide qui ne correspond à rien de naturel, en une possibilité qui devient une chose tout à fait naturelle – on a besoin de tant d'argent pour faire ceci et cela et cela qui est nécessaire, pour arranger ici, réparer là, construire là, organiser là – ça, c'est bien.

Et je comprends que l'on aime être le canal conducteur de tout cela pour mettre l'argent juste à l'endroit où il faut. Ce doit être le vrai mouvement des gens qui aiment... (traduit en égoïsme stupide) qui ont besoin d'accaparer.

La combinaison du besoin d'accaparer et du besoin de dépenser (les deux, ignorants et aveugles), combinés ensemble, peuvent faire une vision claire et une utilisation ayant un maximum d'utilité. Ça, c'est bien.

Alors, lentement-lentement, c'est la possibilité de mettre en pratique qui vient.

Mais on a besoin naturellement de cerveaux très clairs et d'intermédiaires très intègres (!) pour pouvoir être partout à la fois et faire tout en même temps. Alors cette fameuse question d'argent serait résolue.

L'argent n'appartient à personne : l'argent est un bien collectif qui ne doit être utilisé que par ceux qui ont une vision intégrale et générale, universelle.

Et j'ajouterais quelque chose : pas seulement intégrale et générale, mais aussi essentiellement vraie, c'est-à-dire qui peut faire la distinction entre une utilisation conforme au progrès universel, et une utilisation que l'on pourrait appeler de fantaisie. Mais ce sont des détails parce que même les fautes – même, à un certain point de vue, les gaspillages – servent au progrès général : ce sont des leçons à rebours.

(silence)

Je me souviens toujours de ce que Théon disait (Théon était tout à fait contre la philanthropie), il disait : «La philanthropie perpétue la misère humaine, parce que sans misère humaine, elle n'aurait plus de raison d'être !» Et tu sais, ce grand philanthrope... comment s'appelait-il ... du temps de Mazarin, celui qui a fondé les «Petites Sœurs de Charité»?

Vincent de Paul.

C'est cela. Mazarin lui a dit une fois : «Il n'y a jamais eu tant de pauvres que depuis que vous vous en occupez (1 ) !» (Mère rit)

(1) : Quelqu'un avait écrit à Mère en lui disant : «Je veux que mon argent soit utilisé exclusivement pour vaincre les causes de nos souffrances et de nos misères.» Mère a répondu : «C'est à cela que nous travaillons ici, mais pas de la manière artificielle des philanthropes qui ne s'occupent que des effets extérieurs. Nous voulons supprimer pour toujours la cause de la souffrance en divinisant la matière par la transformation intégrale.»

Agenda du 3mai 1969

Cette Conscience (*) est très intéressante. Elle a (souriant)... ce n'est pas un mépris, c'est une sorte d'indifférence lointaine pour toutes les idées humaines – toutes les conventions, tous les principes, toutes les moralités, tout cela... ça lui paraît absolument grotesque. De temps en temps, elle est mise en contact avec les idées humaines (Mère prend un ton étonné) : «Aah ! ils pensent que...» C'est amusant !

Il y a deux choses. D'abord, elle ne comprend pas du tout ce que nous voulons dire, l'importance que nous donnons (ça, pas du tout) à l'argent ; pour cette conscience, c'est une bouffonnerie ; l'argent, ce système, avoir inventé ce système-là, que l'on ne peut pas faire quelque chose sans tirer un billet, vraiment c'est pour elle une bouffonnerie.

C'est drôle, je m'aperçois tout d'un coup que l'être psychique (geste dominant, derrière)... l'être psychique, il est presque comme un témoin, il assiste à toute l'évolution des choses et il sait (il comprend les raisons profondes, il sait comment les choses sont) ; et c'est dans le corps que cette Conscience est tellement active, et alors chaque fois que le corps continue les petites habitudes du temps où il y avait un mental, un vital, vraiment ça lui paraît une bouffonnerie.

Et l'attitude vis-à-vis de l'argent, c'est comme... La mort, la nourriture et l'argent, cette Conscience a l'impression que ce sont les trois choses qui sont «formidables» dans la vie humaine, que la vie humaine tourne autour de ces trois choses – manger, (riant) mourir et avoir de l'argent –, et les trois, pour elle, ce sont... ce sont des inventions passagères qui sont le résultat d'un état qui est tout à fait transitoire et qui ne correspond pas à quelque chose de très profond ni de très permanent. Voilà son attitude. Et alors, elle apprend au corps à être autrement.

(*) Note personnelle : Mère parle de la nouvelle conscience descendue sur terre en 1969 pour aider l'humanité à évoluer et qu'Elle a appelé la conscience du surhomme. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article