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Publié par pascalemmanuel

Je découvre que Mère a parlé de façon différente de son mantra :

Om  Namo  Bhagavaté

1) Dans L'Agenda du 11 octobre 1960, Mère dit ceci :

Alors le premier son de mon mantra, c’est l’appel à cela : évocation. Avec le second son, les cellules du corps font le «surrender» (abdication), se donnent, s’abandonnent. Et le troisième son, c’est l’identification de ça (le corps) avec Ça, qui produit la vie divine. Ce sont mes trois sons.

2) Dans L'Agenda du 19 février 1965, il y a plus d'explications et sur le troisième son, ce n'est plus identification mais aspiration.

Le mantra... Tu as reçu mon mot ?... Plusieurs fois pendant que je marche pour mon japa, je te l'ai envoyé avec insistance.

La vérité est que je veux te faire un beau cadeau. Seulement, pour que ce soit vraiment un beau cadeau, il faut que le mental n'intervienne d'aucune façon; autrement, je ne pourrai pas te passer le Pouvoir avec les mots.

C'est un Pouvoir qui grandit d'année en année.

Jusqu'à présent, je l'ai gardé pour moi exclusivement, mais quand tu m'as demandé, j'ai regardé s'il y avait quelque chose qui allait pour toi et j'ai, pour ainsi dire, reçu l'intimation de te donner le mien. Mais pour cela, tu sais... il faut que ce soit reçu dans un silence parfait pour que cette croissance de puissance, de pouvoir, ne soit pas arrêtée.

Tu dois savoir les mots parce que nous avons eu l'occasion d'en parler; mais ce n'est pas cela qui a de l'importance. J'avais dit... (Mère se retourne vers Sujata:) Toi, Sujata, tu entends, mais tu le gardes dans ton cœur silencieux, n'est-ce pas? Rien ne doit sortir1.

(À Satprem:) Approche ta chaise, reste tout près, sois bien tranquille... Je t'ai expliqué plusieurs fois le mantra, et finalement, un jour, j'ai écrit l'explication, parce que ça revenait et revenait et revenait, alors j'ai pensé que c'était pour que je le note (Mère cherche un papier). J'ai noté ceci:

Le premier mot représente...

Je mets «représente», parce que le mot est toujours une forme symbolique de quelque chose qui le dépasse infiniment. C'est l'une des choses que l'on doit sentir: c'est comme un moyen de contact. Un moyen de contact que l'on rend de plus en plus efficace, d'abord par la sincérité de la concentration, de l'aspiration, puis par l'usage, par l'emploi, en ayant soin de toujours garder le contact avec Ce qui est au-delà quand on l'emploie. Et ça fait comme une concentration, comme si le mot se chargeait de force, se chargeait de plus en plus comme une batterie, mais une batterie qui peut prendre indéfiniment. Alors j'ai mis (ce qui m'a paru plus exact) : le premier mot «représente». Il représente :

l'invocation suprême...

C'est-à-dire Ce que l'on peut atteindre de plus haut dans l'aspiration et dans l'invocation – ce qui est le plus pur, le plus haut. «Le plus pur», je veux dire : être exclusivement sous l'influence du Divin. Alors j'ai mis :

l'invocation suprême l'invocation du Suprême.

Le premier mot, on invoque le Suprême dans tout ce que l'on peut atteindre et tout ce que l'on atteindra, et indéfiniment. Ce doit être un mot progressif.

Le deuxième mot représente: le don total de soi...

On invoque, puis on fait le don total de soi.

la soumission parfaite.

Soumission parfaite dans tous les états d'être. Ça vient progressivement, ça vient à travers des années de répétition, mais c'est cela que le mot doit représenter quand on le dit: le don total de soi à... ce Suprême, qui dépasse naturellement toute conception. La soumission parfaite, c'est-à-dire la soumission spontanée, qui ne demande ni effort ni rien – une soumission qui doit être tout à fait spontanée. Ça aussi, c'est quelque chose qui s'atteint petit à petit; c'est pourquoi j'ai dit que le mantra est progressif, en ce sens qu'il se perfectionne de plus en plus.

Le troisième mot représente: l'aspiration...

Ce n'est pas exactement ce que l'on demande, mais c'est...

Vraiment, il n'y a que le mot aspiration. C'est infiniment plus qu'espérer : il y a la certitude que ce sera comme cela, mais on n'oublie jamais que c'est ÇA que l'on veut. Et j'ajoute :

ce que la manifestation...

Vraiment, c'est la manifestation physique, terrestre; pour le moment, c'est ce qui nous concerne, mais c'est le début d'autre chose. Alors, pour le moment:

ce que la manifestation doit devenir...

Cette manifestation terrestre doit devenir :

Divine.

«Divine», on met dans le mot la réflexion de tout ce que l'on a mis dans le mot «Suprême».

Mais je l'ai dit en commençant, toute activité mentale diminue le pouvoir; ce doit être l'élan de tout l'être, avec aussi peu de pensée que possible.

Ça, je peux te le donner (Mère donne sa note). Tu peux le garder.

Les trois mots, tu les connais...

(longue concentration)

ÔM......

3) Et dans L'Agenda du 14 mars 1973, quelques mois avant son départ, Mère apporte cette nuance :

Je vais te dire mon ancien mantra. Celui-là tient l’être extérieur très tranquille  : OM, Namo, Bhagavaté...

Ces trois mots. Pour moi, ils voulaient dire :

OM : j’implore le Seigneur Suprême. 

Namo : obéissance à Lui. 

Bhagavaté : rends-moi divin.

Conclusion :

L'attitude intérieure de la conscience est plus importante que les mots. Le mantra peut être utilisé de différente façon, dans différentes circonstances et c'est à chacun de faire l'expérience de ses effets. 

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