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Publié par pascalemmanuel

Nous avons tous nos idées et nos préférences sur les choses. Depuis quelques temps, après avoir lu tellement souvent des paroles de Mère sur la nécessité d'abandonner nos idées personnelles, nos préférences personnelles, que ce point commence à me travailler. Maintenant, en intériorisation, il y a souvent un moment où consciemment je pose clairement l'intention, la volonté de laisser partir les idées personnelles, de ne m'attacher à aucune conception personnelle.

J'en parle parce que c'est un aspect qui me paraît abordable, un point sur lequel nous pouvons progresser. Ce n'est pas très difficile de reconnaître que notre discernement, notre connaissance, notre sagesse est très limitée, très imparfaite...et qu'il existe la conscience divine vaste, infinie, parfaite à laquelle nous pouvons nous ouvrir et nous remettre. 

Une recherche dans L'Agenda m'a permis de retrouver les passages suivants : 

Avril 1954

Pour avoir la conscience parfaite et totale du monde tel qu’il est dans tous les détails, il faut d’abord n’avoir plus aucune réaction personnelle à l’égard d’aucun de ces détails, ni même aucune préférence spirituelle concernant ce qu’ils devraient être. En d’autres mots, une acceptation totale dans une neutralité, une indifférence parfaite, est la condition indispensable à une connaissance par identité intégrale. S’il y a un détail, si petit soit-il, qui échappe à la neutralité, ce détail échappe aussi à l’identification. L’absence de réactions personnelles, dans quelque but qu’elles soient, même le plus élevé, est donc une nécessité primordiale pour une connaissance totale.

12 janvier 1962

(Note de Mère au disciple à propos de sa question du 9 janvier sur les capacités requises pour accéder au monde supramental :)

Capacité d'élargissement indéfini de la conscience sur tous les plans, y compris le matériel.

Plasticité illimitée pour pouvoir suivre le mouvement du devenir.

Égalité parfaite abolissant toute possibilité de réaction d'ego.

Lien pour les explications de cette note

12 mars 1969

Avec cette Conscience, j'ai eu cette expérience un matin, du pouvoir (le vrai pouvoir) ; alors en passant par la conscience tout à fait statique, immobile, paisible, il n'y a aucune déformation ; et puis passant, éveillant le sens du pouvoir dans l'individu et la collaboration de la volonté individuelle.

Si c'est (j'ai vu les deux en même temps), si c'est une conscience yoguique avec le calme et l'IMPERSONNALITÉ (c'est-à-dire aucun désir et aucune préférence), alors c'est encore plus puissant, parce que c'est dirigé à un endroit précis au lieu de travailler comme cela d'une façon générale – c'est dirigé à un endroit précis, et l'action est multipliée ; mais si, dans la conscience à travers laquelle ça doit agir, il y a le moindre désir, la moindre préférence, ou le moindre recul... c'est tout gâché. Tout gâché, ça fait comme cela (geste trépidant), c'est fini.

J'ai vu ça avec des exemples à l'appui ; pas des exemples racontés, il n'y a rien de mental : c'est tout montré – c'est montré avec les vibrations. Et ça, c'est vraiment intéressant. C'est-à-dire que dans la conscience du surhomme, avec l'impersonnalisation complète (c'est-à-dire aucune préférence, aucun désir, aucun refus, rien, n'est-ce pas, on est comme cela : geste du Témoin immobile), il y aura la capacité de diriger sur un point précis le Pouvoir pour qu'il agisse, et alors, il sera multiplié dans la Matière. Une multiplication de pouvoir, c'est-à-dire une intensification de pouvoir dans la Matière.

La suite de cet Agenda est très intéressant, il explique la cause, le sens de l'incarnation et la place des émotions par rapport à cette apparente impersonnalisation, c'est très intéressant. Pour ceux que cela intéresse, voici le lien.

Beaumontia jerdoniana – absence d’égoïsme

19 avril 1969

Pour être un vrai serviteur de la Vérité, il faut oublier tous ses désirs personnels et toutes ses préférences personnelles et avoir pour seule pensée de servir la Vérité.

18 août 1971

J’ai eu ces jours-ci (mais très fortement ce matin), l’impression: le Divin est toutes choses, mais nous sommes nés pour que chacun fasse un choix et manifeste une de ces choses – une ou plusieurs... Et alors, vient la question de la décision du choix, mais alors c’est là qu’il faut se soumettre entièrement et laisser le choix entièrement au Divin. Nous avons été créés comme ça et c’est pourquoi il y a eu tout ce flottement, ces complications – et ce qu’il faut apprendre, c’est à laisser... c’est-à-dire justement n’avoir aucun désir, aucune préférence, et laisser le choix entièrement au Divin.

24 novembre 1972

Au‐dessus de toutes les préférences et de toutes les limitations il y a un terrain d’entente où tous peuvent se rencontrer et s’harmoniser : c’est l’aspiration vers une conscience divine.

Dans les Tomes 1,2,3 des Paroles de La Mère, il est d'autres paroles sur l'utilité de s'élever au-dessus des idées et préférences personnelles. Ceci dit, il est connu qu'en cherchant une chose, souvent on en trouve une autre. Dans le Tome 3, page, 340, Mère en vient à expliquer que le mental est avant tout un outil d'organisation. En introduction, Mère dit ceci :

« Le mental n’est pas un instrument de connaissance ; il lui est impossible de trouver la connaissance, mais il doit être mis en mouvement par elle. La connaissance appartient à un domaine beaucoup plus élevé que celui de la mentalité humaine, bien au-dessus de la région des idées pures. Le mental doit être silencieux et attentif pour recevoir la connaissance d’en haut et pour la manifester; car il est un instrument de formation, d’organisation et d’action; et c’est dans ces fonctions qu’il prend sa pleine valeur et sa réelle utilité. »

Aglaia odorata – Suggestions mentales d'organisation

Pour ceux que le sujet intéresse, le lien est ci-dessous :

Mais ce qui m'a intéressé, au détour de son explication, c'est d'abord une anecdote concernant un ministre des finances que Mère a connu :

Ceux qui ont le pouvoir d’organisation peuvent d’abord organiser leurs petites affaires personnelles, ensuite leur vie et les événements de leur vie ; ils ont peut‐être la responsabilité d’un certain nombre de gens : ils peuvent organiser une entreprise, une école, n’importe quoi, n’est‐ce pas ; ou s’ils ont le pouvoir gouvernemental, ils peuvent organiser un pays. Il y a des gens qui ont ce pouvoir d’organisation et d’autres qui ne l’ont pas.

Je vais vous donner un exemple de quelqu’un qui avait ce don d’organisation. C’est une histoire ancienne et on peut toujours raconter les histoires anciennes, n’est‐ce pas !

J’ai connu Sir Akbar Hydari qui était d’abord ministre des finances de Hyderabad et, après, son premier ministre. avant lui, les finances de Hyderabad étaient dans ce chaos dont j’ai parlé et le gouvernement était toujours en déficit. C’était un pays riche qui n’aurait pas dû être dans cette condition. alors, Sir Akbar est arrivé ; il est devenu ministre des finances et, dès la première année, ils ont eu quelques lakhs de bénéfice et tout était si merveilleusement organisé que c’était peut‐être un des seuls pays au monde où les gens n’avaient pas à payer de taxes... Ils ne payaient ni taxes ni impôts et jamais l’État n’était en déficit et cela a duré tout le temps qu’il était ministre.

Mais il est tombé malade, il a été obligé de s’en aller; finalement il est mort. Il a été remplacé par quelqu’un qui n’avait pas son don d’organisation et immédiatement, dès la première année, ils avaient de nouveau 17.000 lakhs de déficit ! (1)

C’était le même pays, n’est‐ce pas, avec le même rendement, les mêmes gens, mais le merveilleux don d’organisation de Sir Akbar n’y était plus. Ça, c’est une histoire vraie. Il y a très peu de gens qui ont ce don.

(1) Il semblerait qu'il y ait une erreur sur le chiffre, même si cela n'enlève rien à l'idée générale. 

Ensuite, la deuxième chose qui m'a interpellé, c'est ce que dit Mère quelques lignes plus loin :

Chacun, naturellement, ne voit que son point de vue personnel et son point de vue personnel est toujours intéressé. on a beaucoup de peine à admettre un autre point de vue, car ce point de vue peut vous être « detrimental » [préjudiciable]. Ceci est une vérité absolue quand il s’agit de nations.

Si les nations, au lieu de se disputer continuellement pour des choses qui sont évidentes et de soutenir leur propre intérêt et de ne voir que leur angle personnel, c’est‐à‐dire l’angle de la personnalité nationale, si au lieu de faire tout ça, elles tâchaient de comprendre que chaque nation a son droit de vivre sur terre et qu’il ne s’agit pas d’enlever ce droit, mais de trouver un compromis qui peut satisfaire tout le monde...

Il y a toujours une solution, mais à une condition (pas pour trouver la solution, mais pour la mettre en pratique), c’est que les individus et les nations soient de bonne volonté.

s’ils n’ont pas de bonne volonté, s’ils savent parfaitement bien qu’ils ont tort mais cela leur est absolument égal, s’ils veulent leur intérêt même s’ils ont tout à fait tort, alors il n’y a rien à faire — il n’y a qu’à laisser les gens se battre et se détruire réciproquement. Mais si, au contraire, il y a bonne volonté réciproque, il y a toujours une bonne solution.

En conclusion

Alors j'ai regardé la crise systémique que nous traversons sur terre : politique, démocratique, financière, militaire en Ukraine, avec la guerre entre Mondialistes et Patriotes,  à la lumière des indications données par Mère dans ces deux passages et je me suis dit qu'il serait utile de se souvenir de ce droit des nations à vivre, de ce pouvoir d'organisation du mental et de la nécessité de dépasser toutes nos conceptions personnelles. 

Nous en avons tellement, des idées sur tout, autant commencer maintenant... 😊 🙏 ❤️

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