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Publié par pascalemmanuel

Aphorisme 93 de Sri Aurobindo

La douleur est comme la poigne de notre Mère qui nous apprend à supporter l’ivresse divine et à la laisser croître en nous. Sa leçon se fait en trois étapes : endurance d’abord, puis égalité d’âme, enfin l’extase.

Lien vers le commentaire de Mère - Page 207

Les symptômes

De nouveau, environ un mois après le précédent, me voilà à nouveau avec un torticolis complet. Tout mouvement de la tête est presque impossible et même éternuer, me moucher, ouvrir la bouche pour manger et mâché est douloureux. Ce matin, je n'arrivais même pas à enfiler une banane et il a fallu que je la coupe en deux dans le sens de l'épaisseur.   En outre, cela me lance dans le cerveau. Ces douleurs ont amené aussi quelques nausées. Bref, je n'ai pratiquement pas réussi à dormir de la nuit.

La dernière fois, cela avait duré une dizaine de jours et il avait fallu deux séances de médecine chinoise.

Pommades anti inflammatoire, baume du tigre, huile essentielle pour le torticolis, rien a marché alors j'ai regardé, étudié comment faire autrement, avec la conscience.

Quelques leçons :

Depuis quelques temps, l'aspiration était plutôt en berne et je passais bien trop de temps à des futilités. Comme d'habitude quand c'est difficile, nous nous tournons plus spontanément vers le Divin. Peut-être que viendra le temps où l'aiguillon de la souffrance ne sera plus nécessaire. 

Un torticolis, même complet, ce n'est tout de même pas la fibromyalgie et pourtant, sur cette douleur, j'observais tout ce que le mental et le vital rajoutait par-dessus avec toutes les pensées-émotions défaitistes, découragées, en colère, le sentiment de détresse, l'envie de crier, de pleurer quand la douleur devenait plus vive, etc. Mon premier travail a été d'essayer, avec un succès relatif, de ne rien projeter sur cette douleur, pas même d'essayer de comprendre, d'analyser...

Ensuite, sans grand succès, j'ai essayé quelques prières de la conscience des cellules, le mantra, d'appeler la paix, de relaxer la zone tendue...

Plus réussi, je me suis concentré un certain temps, non sur la douleur, mais derrière la douleur.... car au final, derrière tous les phénomènes, il y a le Divin avec tous ces attributs de paix, de joie... La douleur est restée mais je poussais régulièrement de petits soupirs de soulagement. C'était comme si la zone était bloquée à 90 % et que petit à petit, à chaque soupir, cela baissait un peu.

Si j'avais continué au-delà de 20 minutes de concentration cela aurait peut-être continué à se dénouer mais la concentration m'a demandé de l'énergie et je tombais de fatigue, sans pour autant réussir à m'endormir.

L'acceptation pure et simple de la douleur, sans même chercher quoique avait aussi une certaine efficacité pour soulager un peu. Clairement, se révolter contre ce qui est complique plus qu'autre chose.

Et puisque Mère parle beaucoup de l'immobilité, je me suis dit, alors que j'étais couché sur le côté, la tête sur mon oreiller : profitons du fait que je suis immobilisé pour appeler cette nouvelle conscience à descendre dans la tête, dans le cou, dans la nuque, qu'à cet endroit du corps, cela s'ouvre, cela se donne, cela devienne transparent....

Observations intéressantes, très subtiles, très profondes comme s'il il se passaient des choses à l'arrière plan... 

Et puis c'est passé et je me suis concentré autrement. Je me rappelais cet aphorisme 93 et j'essayais de rester équanime, pas facile du tout quand la douleur est vive. Et puis j'ai changé de tactique et me suis dit que la douleur n'était pas un état divin naturel et j'ai appelé Sri Aurobindo pour qu'il retire la douleur.

À vrai dire, je ne les appelle pas très souvent, une sorte de peur de les déranger pour des broutilles et généralement je cherche plutôt à me relier au Divin impersonnel. Je me suis aussi rappelé que l'une des phrases de guérison du Zhi Neng Qi Gong était : la douleur disparait, la douleur disparait..

Donc, dans une certaine attitude j'essayais plutôt de traverser la douleur, supporter la douleur, dans l'attitude du témoin impartial, neutre, qui n'intervient pas, et dans l'autre je posais une intention claire et conscience que la douleur disparaisse, que Sri Aurobindo la fasse disparaître...

Cela n'a pas marché non plus, la douleur est toujours-là, et plus tard, je me suis étonné d'expérimenter avant tout l'impuissance sous des formes différentes. Je me souviens avoir déjà fait ce constat et appelé-cherché un pouvoir qui peut vraiment, pas un truc tâtonnant, vacillant. Mère parle de ce pouvoir tout-puissant, qui s'impose naturellement...

Par contre, ce qui a marché avec cette concentration-là, c'est que je me suis endormi assez rapidement et même si ce ne fut que pour un cycle de sommeil, c'était déjà énorme.

Puisque nous sommes tous inévitablement confronté un jour ou l'autre à la douleur, autant utiliser l'événement pour en tirer quelques leçons. Le témoignage de cette expérience tâtonnante sera peut-être utile à quelqu'un. 

Me voilà maintenant avec une minerve que je suis allé acheté à l'ouverture de la pharmacie avec quelques boites de Doliprane, je n'en avais plus. Cela va aider. 

Strasbourg 

Je pars lundi matin à Strasbourg pour une dizaine de jours et mon ami Jean-Pierre se fera une joie de s'occuper de moi. C'est vrai qu'être tout seul dans ce genre de moments, c'est un peu difficile. 

À suivre...

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M
Portes toi bien...
Répondre
P
Merci Marek 👍