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Publié par pascalemmanuel

À plusieurs reprises dans son processus de transformation Mère a évoqué les descentes d'une nouvelle conscience dont elle a minutieusement observé les effets. Et le 4 novembre 1963, à l'occasion d'une conversation sur le désir, Mère en vient à dire trois choses très importantes :

- les notions mentales et psychologiques sont très relatives, quelque soit la nature. des difficultés rencontrées, tout est au final une question de vibrations...

- le plus important est la question de la proportion entre les vibrations vraies, les vibrations de vérité, constructives qui viennent de l'Un et les vibrations destructives...

- Si les cellules sont sous l'influence de la vibration de la vérité, rien ne peut les toucher...

Il me semble que ces simples clefs peuvent déjà changer bien des choses et guider notre aspiration. 

Mais justement pendant cette période, j'ai fait l'étude et l'observation du phénomène : comment la vibration de désir s'ajoute à la vibration de la Volonté émise par le Suprême (pour les petits actes de tous les jours). Et avec la vision d'en haut (si l'on prend soin, n'est-ce pas, de garder la conscience de cette vision d'en haut), on voit comment cette vibration émise était exactement la vibration émise par le Suprême, mais au lieu d'obtenir le résultat immédiat que la conscience superficielle attendait, c'était pour déclencher tout un ensemble de vibrations et pour arriver à un autre résultat, plus lointain et plus complet.

Je ne parle pas de grandes choses ni d'actions terrestres, je parle des toutes petites choses de la vie ; par exemple, dire à quelqu'un : «Donne-moi ça», et ce quelqu'un, au lieu de donner ça, ne comprend pas et donne autre chose ; alors si l'on ne prend pas soin de garder une vision d'ensemble, il peut se produire une certaine vibration, mettons d'impatience, ou un manque de satisfaction, avec l'impression que la vibration du Seigneur n'est pas comprise et n'est pas reçue ; eh bien, c'est cette petite vibration AJOUTÉE, d'impatience (ou en fait, d'incompréhension de ce qui arrive), cette impression d'un manque de réceptivité ou de réponse, qui est de la qualité du désir – on ne peut pas appeler cela un «désir», mais c'est le même genre de vibration. Et c'est cela qui vient compliquer les choses.

Si on a la vision complète, exacte, on sait que le «donne-moi ça» produira autre chose que le résultat immédiat, et que cette autre chose amènera une autre chose qui est exactement celle qui doit être. Je ne sais pas si je suis claire, c'est un peu compliqué !... Mais ça me donnait la clef de la différence de qualité entre la vibration de la Volonté et la vibration du désir. Et en même temps la possibilité d'éliminer cette vibration de désir par une vision plus large et plus totale – plus large, plus totale et plus lointaine, c'est-à-dire d'un ensemble plus vaste.

J'insiste là-dessus, parce que ça élimine tout élément moral. Ça élimine cette notion péjorative du désir. De plus en plus, la vision élimine toutes ces notions de bien, de mal, de bon, de mauvais, d'inférieur, de supérieur et tout ça; c'est seulement ce que l'on pourrait presque appeler une différence de qualité vibratoire – «qualité» donne encore l'idée d'une supériorité ou d'une infériorité, ce n'est pas qualité, ce n'est pas intensité, je ne sais le mot scientifique qu'ils emploient pour distinguer une vibration d'une autre, mais c'est cela.

Et alors, ce qui est remarquable, c'est que la Vibration (ce que l'on pourrait appeler la qualité de la vibration qui vient du Seigneur) est constructrice : elle construit et elle est paisible et lumineuse ; et cette autre vibration, de désir et autres similaires, complique, détruit et embrouille, tord les choses – les embrouille et les déforme, les tord. Et ça enlève la lumière : ça produit une grisaille, qui peut s'intensifier avec des mouvements violents allant jusqu'à des ombres très fortes. Mais même là où il n'y a pas de passion, où la passion n'intervient pas, c'est comme cela.

N'est-ce pas, la réalité physique est devenue seulement un champ de vibrations qui s'entremêlent et qui, malheureusement, s'entrechoquent aussi, sont en conflit ; et le choc, le conflit, est un paroxysme de ce genre de trouble, de désordre et de confusion que créent certaines vibrations, au fond qui sont des vibrations d'ignorance (c'est parce que l'on ne sait pas, ce sont des vibrations d'ignorance), et trop petites, trop étroites, trop limitées – trop courtes. Ce n'est plus du tout le problème vu à un point de vue psychologique : ce sont seulement des vibrations.

Si l'on regarde à un point de vue psychologique... Sur le plan mental, c'est très facile; sur le plan vital, ce n'est pas très difficile ; sur le plan physique, c'est un peu plus lourd parce que cela fait figure de «besoins».

Mais là aussi, il y a eu un champ d'expériences ces jours-ci : l'étude des conceptions médicales et scientifiques de la construction du corps, de ses besoins et de ce qui lui est bon ou mauvais. Et tout ça, réduit à son essence, revient encore à une même question de vibration.

C'était assez intéressant : il y a eu l'apparence (parce que toutes les choses telles que les voit la conscience ordinaire sont purement apparentes), il y a eu l'apparence d'un empoisonnement par la nourriture (des champignons qui auraient été mauvais), et alors cela a été l'objet d'une étude particulière pour trouver s'il y avait un absolu dans l'empoisonnement, ou si c'était relatif, c'est-à-dire basé sur l'ignorance et la mauvaise réaction et l'absence de la Vibration véritable.

Et la conclusion était ainsi : c'est une question de proportion entre la quantité, la somme des vibrations qui appartiennent au Suprême, et des vibrations qui appartiennent encore à l'obscurité ; et suivant la proportion, ça prend l'allure de quelque chose de concret, de réel, ou de quelque chose qui peut être éliminé, c'est-à-dire qui ne résiste pas à l'influence de la Vibration de Vérité.

Et c'était très intéressant, parce que, immédiatement, dès que la conscience a été avertie de la cause du trouble dans le fonctionnement du corps (la conscience a perçu d'où ça venait et ce que c'était), immédiatement a commencé l'observation avec l'idée : «Voyons ce qui se passe.»

D'abord mettre le corps dans un repos parfait avec cette certitude (qui est toujours là) que rien n'arrive que par la Volonté du Seigneur et que l'effet aussi est la Volonté du Seigneur, toutes les conséquences sont la Volonté du Seigneur, et que, par conséquent, il faut être bien tranquille. Alors le corps est bien tranquille : pas de trouble, il n'est pas agité, pas vibrant, rien – très tranquille.

Après cela, dans quelle mesure les effets sont-ils inévitables ? Parce qu'une certaine quantité de matière qui contenait un élément non favorable aux éléments du corps et à la vie du corps a été absorbée, quelle est la proportion entre les éléments favorables et les éléments défavorables, ou entre les vibrations favorables et les vibrations défavorables ? Et alors j'ai vu très clairement : la proportion diffère suivant la quantité de cellules du corps qui sont sous l'Influence directe, qui répondent seulement à la Vibration suprême, et les autres qui appartiennent encore à la façon ordinaire de vibrer.

Et c'était très clair, parce que l'on voyait tous les possibles, depuis la masse ordinaire [des cellules] qui est complètement bouleversée par cette intrusion et où il faut se battre avec tous les moyens ordinaires pour se débarrasser de l'indésirable élément, jusqu'à la totalité de la réponse cellulaire à la Force suprême, qui fait que l'intrusion ne peut avoir aucun effet... Mais ça, c'est encore le rêve de demain – nous sommes en route.

Et la proportion est devenue assez favorable (je ne peux pas dire toute-puissante, il s'en faut de beaucoup), mais assez favorable, ce qui fait que les conséquences du malaise n'ont pas duré très longtemps et le dommage a été pour ainsi dire minime.

Mais toutes les expériences en ce moment, l'une après l'autre – toutes les expériences physiques, du corps – amènent à la même conclusion : tout dépend de la proportion entre les éléments qui répondent exclusivement à l'Influence du Suprême, les éléments qui sont moitié-moitié, en cours de route de transformation, et les éléments qui sont encore dans le vieux processus de vibration de la Matière.

Le nombre de ceux-là paraît diminuer ; il paraît diminuer beaucoup, mais enfin il y en a encore assez pour produire des effets désagréables ou des réactions désagréables – des choses qui ne sont pas transformées, qui appartiennent encore à la vie ordinaire. Mais tous les problèmes, que ce soient des problèmes psychologiques, des problèmes purement matériels, des problèmes chimiques, tous les problèmes se réduisent à cela : ce ne sont rien que des vibrations.

Et il y a la perception de cet ensemble de vibrations et de ce que l'on pourrait appeler (d'une façon très grossière et très approximative) la différence entre les vibrations constructrices et les vibrations destructives. Nous pourrons (c'est une façon de parler simplement) dire que toutes les vibrations qui viennent de l'Un et qui expriment l'Unité sont constructrices, et toutes les complications de la conscience ordinaire séparatiste mènent à la destruction.

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