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Publié par pascalemmanuel

Quelques partages, en vrac...

Nous pouvons avoir toutes sortes d'idées sur le Divin mais quelle expérience en avons-nous ?

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Cette idée d'abandonner tout son être dans les mains du Divin est loin d'être anodine. Justement, en essayant de passer de l'idée au fait, nous prenons conscience des résistances de notre nature...

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J'imagine un randonneur en montagne, un orage se prépare et heureusement, il arrive à temps au refuge, le voilà en sécurité.

Dans la Guîtâ, il est souvent question de prendre refuge dans le Seigneur. J'insiste ! À partir de quel moment pouvons-nous dire que c'est fait. Est-ce la même chose dans la vie intérieure ? Je n'en suis pas certain et j'en viens à penser que nous pouvons être en sécurité et ne pas nous sentir en sécurité. Le Divin veille sur nous et pourtant, toutes sortes de parties en nous sont encore inquiètes...

En tout cas, quand l'heure de la tempête approche, il est temps pour chacun de trouver en soi, son refuge...

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Pour mémoire, si nous prenons en compte les explications de Léo des DéQodeurs, le premier cavalier de l'Apocalypse représente le pouvoir qui va enclencher le processus, le second représente la guerre, le troisième la famine et le dernier la mort. 

Comme par hasard, voici l'avant dernier tweet le docteur Henrion-Caude sur l'Australie, l'un des pays les plus vaccinés au monde.

Lien vers l'article

Ces cavaliers de l'Apocalypse me rappellent Mère déclarant en 1972 que 3/4 de l'humanité était périmé, confirmant d'une certaine façon le troisième secret de Notre Dame de Fatima annonçant la destruction de 3/4 de l'humanité.

Commençons par offrir tout ce qui est périmé en nous.

Je n'ai jamais crû, pour ma part, que le fait d'avoir lu Sri Aurobindo était en soi une planche de salut. D'ailleurs, dans Aperçus et Pensées, Sri Aurobindo nous laisse une surprenante réflexion :

La providence n’est pas seulement ce qui me sauve du naufrage quand tous les autres ont péri. La providence est aussi ce qui m’arrache ma dernière planche de salut, tandis que tous les autres sont sauvés, et me noie dans l’océan désert.

Les temps difficiles à venir font émerger plusieurs sentiments. 

Pour commencer, je me demande si la victoire de la Russie et des Républicains au "midterms" en novembre 2022 pourrait rendre les choses plus faciles. À moins que cela ne rende l'État profond encore plus furieux, perdu pour perdu, qu'il choisisse la politique de la terre brûlée.

De toute façon, même dans le meilleur des cas, je vois deux ou trois ans de très difficiles pour l'humanité, ou en tout cas l'occident. Le principal sera de tenir bon, de durer, nous rappelant la parole de Mère sur la victoire qui appartient au plus endurant.

La grande satisfaction, c'est de savoir que pour l'humanité qui restera, après, ce sera beaucoup-beaucoup mieux. Ça sera dur, mais enfin, l'humanité va s'éveiller et sortir de son asservissement. Rappelons-nous l'antique promesse, confirmée par Sri Aurobindo-Mère, la terre deviendra divine. Enfin, après la tempête, le nouveau monde, de beauté, de lumière et d'harmonie va pouvoir commencer à émerger. 

Ensuite, un autre aspect me paraît important, celui de l'équanimité, ce qu'ils appellent l'égalité, samata en sanskrit, le côté imperturbable du sage, qui ne s'affole de rien, quoiqu'il arrive.

À la nuance près, que, le détachement tranquille vis-à-vis de notre propre mort de de celle des autres, l'endurance, l'égalité d'âme et toutes qualités du monde, tout vient du Divin. Ainsi, le point central revient à faire l'expérience de la Présence divine en soi. Une fois que Cela est connu tout est connu, une fois que Cela est possédé, tout est possédé... disent les Upanishads. 

De notre union avec le Divin peut dépendre beaucoup de choses... 

Plus que jamais, c'est peut-être à Cela qu'il faut aspirer, se concentrer, se consacrer... pas le Divin décrit dans les Écritures, Celui dont on fait l'expérience dans son coeur ou au-dessus de sa tête ou n'importe où dans son corps...

Des idées à l'expérience

Chaque être, disait Mère, représente une impossibilité. Nous sommes tous avec nos difficultés respectives. Des choses en nous vont bien alors que d'autres éléments sont encore à apaiser, purifier, transformer. Il est sans doute bon d'identifier en soi ce qui coince.

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En ce qui me concerne, le mental est encore bien trop agité, un rien lui suffit pour se mettre en mouvement, une pensée, une émotion, une sensation, et le voilà reparti dans ses spéculations. Ces jours-ci, une parole de Sri Aurobindo se fait insistante. Je ne me souviens plus des mots exacts mais il expliquait qu'il n'y avait rien que nous puissions faire de mieux, qu'avec un mental immobile et silencieux, y compris le travail dit intellectuel. D'ailleurs, tous ses livres, d'une formidable intelligence, ont été écrit avec un mental immobile, passif, silencieux... qui laissait passer la lumière d'en haut.

Je l'avais lu et relu sans m'y attarder plus que cela. Là, je sens comme une sorte d'exercice pratique, un entrainement. C'est devenu comme une nécessité de rendre ce fichu mental plus immobile...

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Et le coeur reste tourmenté. Pas en superficie, dans une couche plus profonde. Et là, il me revient sans arrêt un verset du Dao De Jing qui m'a beaucoup interpelé : abandonne l'étude et par là-même, le soucis. 

Est-ce que je fais bien ? Est-ce que j'ai la bonne attitude ? Est-ce que je suis bien ? Est-ce que j'ai compris correctement ? Est-ce que patati et patata...? Je ne le ferai pas, bien entendu, 😊, je continuerai d'étudier à ma façon, sans doute différemment.

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Globalement, mon corps est sans doute plus en forme que celui de bien des gens de mon âge. Pourtant, allongé sur le dos, sans rien faire qu'à me détendre, le corps est sensé être à l'aise, confortable et au contraire, l'immobilité fait remonter à la surface toutes sortes de sensations désagréables, parfois assez douloureuses.

Alors, je me suis rappelé Mère qui expliquait que le contact du Divin était agréable, harmonieux etc... et qu'il pouvait être perçu de travers et cela devenait désagréable. 

J'ignore comment je m'y suis pris mais je suis rentré dans une concentration-aspiration assez profonde est j'ai enfin touché un état confortable dans lequel je me sentais simplement à l'aise. Je ne cherchais rien d'extraordinaire, seulement me donner et m'abandonner, alors ce sentiment de me sentir à l'aise, confortable est arrivé. Ce n'est pas si fréquent, loin de là...

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Alors il m'a traversé que yoga signifiait union et que, ce que je voulais vraiment, c'était vivre, expérimenter l'état de yoga, l'état de communion avec le Divin.

Ne vous occupez pas du comment, un coeur sincère vaut tous les trésors du monde a dit Sri Aurobindo. Si une aspiration sincère émerge du coeur, ça se réalise, c'est le pouvoir de la sincérité. Et ne vous occupez pas non plus de ce que vous pensez du Divin, savoir qu'il existe quelque chose suffit...

Dieu merci, le Seigneur a fait de moi un athée nous rappelle l'humoriste,  et sans doute que cela ne dérange pas le Divin que nous le percevions comme une force impersonnelle. Quelque soit notre perception, sachons seulement qu'il y a quelque chose derrière... 

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Peut-être que l'état de yoga ressemble à l'état de qi gong. Ces mots peuvent regrouper un ensemble de techniques ou un état de conscience que l'on atteint, qui nous touche.

La base semble être une détente profonde. Et sur cette base de calme, une ouverture, une réceptivité à un autre état de conscience que le nôtre. Alors arrive quelque chose qui ressemble à une rencontre, une union, un fusion, une communion.  Pas nécessairement totale et complète, mais suffisamment pour que l'on remarque qu'il se passe quelque chose...

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Cet état d'aise, très simple, très confortable, n'a duré que quelques minutes. Mon ressenti est que le Divin m'a dit quelque chose du genre : maintenant ça suffit, au travail 😊. Alors, c'est comme si j'étais passé en dessous, dans une couche plus profonde, et aussitôt toutes sortes d'images sont venues, un vrai cinéma.

Certaines images avaient du sens pour moi. Par exemple, certaines, en noir et blanc, me rappelaient certains vieux films de guerre et l'ambiance générale me rappelait les années 50 et l'Indochine. Certains soldats ressemblaient à mon père et il semblait soutenir un autre soldat blessé. Alors je me suis dit que cela travaillait sur certaines mémoires, certaines énergies familiales. 

Par contre, d'autres images n'avaient aucun sens, comme celle d'un râteau dans la zone de la tête et de l'épaule droite avec des sensations corporelles très fortes au même moment. 

Ce qui m'a surpris, c'est que ce "râteau" dans la tête semblait avoir 7 branches, comme le fameux chandelier. Et il n'y avait aucun manche. 

D'autres images et sensations sont venues, déjà oubliées, sauf l'impression d'une concentration très profonde

Si nous passons en revue nos sensations ordinaires, ça gratte, ça chatouille, ça chauffe, ça brule, ça pique, sensation de lourdeur, de légèreté...  et tout s'explique plus ou moins bien en fonction de ce que l'on est en train de faire. 

Dans cet état de profonde relaxation, l'intensité des sensations est décuplé et les sensations internes auxquelles nous n'avons pas conscience parce que notre attention est focalisée à l'extérieur deviennent perceptibles et sont à peu près incompréhensibles. 

Ma conclusion est que sous la couche de notre existence superficielle, cohabite un monde de choses et de forces en mouvement. 

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Nous sommes seuls avec l'univers a dit un jour un professeur de qi gong et nous sommes seuls avec le Divin a dit Mère. Deux façons de dire qui ont été très présentes pendant cette longue intériorisation. 

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Après un été assommé par la chaleur, sans faire grand chose, les pratiques corporelles, énergétiques, méditatives,  reprennent... du coup, les heures défilent, les rêves reprennent, et beaucoup de fatigue avec entre autre, deux nuits de suite à faire le tour complet du cadran. 

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Et puis, après avoir à peu près terminé cet article, une amie m'invite à regarder une vidéo d'astrologie sur l'équinoxe d'automne et j'ai la surprise d'avoir des clefs de compréhensions pour comprendre pourquoi l'été fut un peu difficile.

Nous apprenons aussi des choses très utiles sur les temps à venir avec au final cette idée mainte fois évoquée par Sri Aurobindo-Mère, que par nos propres forces, nous ne pouvons pas grand chose. En clair, nous ne pourrons pas traverser la tempête qui s'en vient sans nous relier à ce qu'elle appelle notre Moi supérieur. 

Autre indication, jusqu'au 23 octobre, la pression va augmenter, autant s'y préparer et cultiver tout ce qui peut nous apporter calme, détente, paix, confiance... 

Et comme je n'y connais rien en astrologie, j'ai voulu écouter un autre son de cloche pour voir une autre interprétation. Je n'avais même jamais entendu parler de l'importance de cette fête de la Saint Michel. 

Et c'est vraiment curieux, Yann Loranger semble parler de tout autre chose, et pourtant, il y a aussi des passerelles très intéressantes avec aussi bien la situation que nous sommes en train de traverser qu'avec ce nouveau monde en gestation.

Il a une façon très vivante, très concrète de mettre en lumière l'arrivée de ce monde de vérité, c'est vraiment savoureux et réjouissant. 

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