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Publié par pascalemmanuel

La dernière intervention de François Asselineau a réveillé un ancien et profond questionnement politique.

Avant d'y venir, son allocution est intéressante a plus d'un titre.

Pour commencer, c'est une nouvelle synthèse qui permet d'avoir une compréhension claire de la situation.

Ensuite, la fin de la vidéo dans laquelle il interpelle solennellement les prétendues oppositions politiques est évidemment très fortes et très émouvantes. 

S'il est inutile de pleurer sur le lait renversé, il est bon toutefois de se souvenir  - il n'y a pas de connaissance sans mémoire - de toutes les élites politiques, médiatiques, intellectuelles... qui depuis des années, ont refusé d'entendre et de voir les problèmes intrinsèques liées à la construction européenne. Pire, le signe qui aurait dû sans cesse nous mettre la puce à l'oreille, elles ont interdit tout débat de fond sur la question.

L'une des énigmes reste à mes yeux l'incroyable et stupéfiante lâcheté des politiques. Compte-tenu de son premier mandat catastrophique et massacrant, comment Macron aurait-pu t-il être réélu sans l'abdication de la classe politique ? La complicité et la compromission des médias dans cette réélection est évidente, inutile de revenir dessus.

N'empêche qu'un parlementaire a le droit et le devoir de parler et de tenir tête et de défendre ses administrés. 

Or, souvenons-nous du refus des parlementaires de lancer la procédure de destitution, du soutien hypocrite de Mélenchon et du refus de combattre de Marine Lepen dans le débat du deuxième tour. Pas un mot de sa part sur le bilan cinglant de Macron ! 

Et enfin, sans doute le plus déchirant, c'est le début de sa vidéo à propos de l'intervention d'Emmanuel Macron à l'ONU qui nous montre a quel point, la France est désormais méprisée. 

Mais comment un homme comme Macron pourrait-il être respecté ? Lui-même ne respire que le mépris, sans parler des éléments qui relèvent davantage de la psychiatrie. 

Quand les chefs d'États, les ministres ne servent plus l'intérêt des peuples et saccagent les intérêts vitaux des pays, sans doute faudrait-il trouver comment mettre en pratique le crime de haute trahison. Si les traitres à la nation craignaient pour leurs têtes, peut-être qu'il n'y aurait pas eu d'affaire Alsthom ni de démantèlement d'EDF. En attendant une meilleure solution, peut-être qu'un jour la question se posera. 

UN MILLION DE VUES EN UNE SEMAINE đź‘Ť

Maintenant, s'il est intéressant de se demander comment nous en sommes arrivés là ou de s'interroger sur la personnalité d'Emmanuel Macron, j'ai été très interpellé par la façon de voir de Rémi Tell dans cette courte vidéo. Il pose, à mon avis, la question très pertinente de nous renvoyer à nous-mêmes. 

Voici ce qu'il dit dans sa troisième partie, à partir de 7 mn 50 où il évoque ce que dit Emmanuel Macron de l'époque.

"En réalité Emmanuel Macron n'a pas d'intérêt en lui-même, d'une certaine façon. Pourquoi ? Parce que, vous savez, quand un pays se donne aussi complètement à un homme, dont il apparaît à tous, qu'il ne va pas bien, on peut s'interroger sur l'homme, on peut finir par se questionner sur le pays.

Pourquoi les français ont la passion de ce personnage sinistre ? Pourquoi, après cinq année de maltraitance contre les Gilets Jaunes, contre les non-vaccinés, contre les retraités d'ailleurs, contre toutes ces catégories sociales modestes, pourquoi il y a encore 30 % de l'électorat qui s'offre à Emmanuel Macron.

1) Perte complète des repères.

2) Mécanique d'emprise. D'ailleurs on était assez surpris de voir, au moment de la crise sanitaire que les premiers militants souvent contre le Pass étaient des gens qui avaient connu, eux-mêmes, dans leur vie personnelle, une mécanique d'emprise. C'est-à-dire de quelqu'un qui leur explique : « Non, non, il fait 30° dehors et..... Et vous savez bien que ce qu'il dit n'est pas véritable mais vous ne pouvez pas croire autre chose que ce qu'il vous dit.

Donc il y a cette emprise collective, facilitée par la perte des repères, facilitée par un rapport complètement relatif à la vérité et facilitée par le monde qui a permis Emmanuel Macron, à savoir la propagande. Ça, ça a toujours existé en politique, mais la propagande à l'échelle planétaire, complètement massifiée par les réseaux sociaux et la télévision.

3) Enfin, peut-être un dernier point, pardon pour ce propos légèrement décousu, mais je crois qu'au fond, Emmanuel Macron incarne aussi une forme de fantasme. C'est-à-dire que dans une époque de deindividuation et de pauvreté de la vie intérieure, au fond les aspirations de chacun se rattachent à l'aspect purement extérieur de l'individu...

Il y a un fantasme de projection sur ce qu'il est, avec ce narcissisme total d'un être qui serait le produit de ses propres efforts, sans ascendance, sans descendance.

Et je crois qu'au fond, ce personnage nous interroge plus sur nous-mêmes que sur lui-même.

*

Je crois aussi que les mécaniques d'emprise cessent un jour et que ce qui nous paraît aujourd'hui comme une situation absolument inextricable sera dans un temps prochain, plus ou moins lointain, derrière nous.

Et enfin, et là j'ai vraiment terminé, on peut avoir des réserves sur la candidate qui est opposée aujourd'hui à lui, mais vu la gravité de la situation et l'état mental du personnage, il me semble qu'on ne peut pas se payer le luxe, aujourd'hui, de faire les fines bouches et de dire qu'on signe pour un nouveau quinquennat et on verra bien dans cinq ans.

Commentaire :

Ce que j'ai souligné en rouge est selon moi une grande question. Il y a cette idée que si nous trouvons la vraie cause alors nous pourrons trouver le vrai remède. 

Alors il est possible de tenter d'y répondre en cherchant des causes extérieures, l'intense propagande des médias par exemple. Mais cela n'explique en rien pourquoi tant de gens se laissent influencer par ce qui est raconté dans les médias. 

Quand il y a une intense pression pour me faire penser telle ou telle chose, de façon instinctive, cela me met la puce à l'oreille et m'invite à penser autrement. 

Alors il est possible de paraphraser Mère qui disait en 1972 que 3/4 de l'humanité était périmée. Mais cela n'explique rien non plus. Pourquoi est-elle périmée ? En quoi est-elle est périmée ?

N'ayant fait aucune étude en psychologie sociale, en sociologie, en philosophie politique et en quoi que ce soit, je ne peux, pour tenter de répondre à la question soulevée par Rémi Tell, qu'écouter mon ressenti. 

Ce qu'il décrit avec des mots si forts et si poignants me parlent d'un profond désarroi du peuple français, d'une désespérance, d'une détresse même, presque quelque chose de suicidaire, de mortifère, d'autodestructeur...

Et d'une certaine façon, ce sont des sentiments que je connais, alors je peux les reconnaitre. Et après avoir tournicoté dans tous les sens, la seule réponse que j'ai trouvé, qui me convient,  c'est celle proposée par Sri Aurobindo qui explique qu'il en est ainsi parce que l'homme ne s'est pas encore trouvé.

Si l'on va à la racine des choses, je crois que le profond malaise de la société, sa vraie cause, c'est cela. Ni l'homme ni la société n'a trouvé son vrai sens.

À suivre :

Au niveau individuel, nous avons aux moins quelques idées sur la meilleure façon de mener nos vies, sur ce qu'il convient de faire, de ne pas faire, etc. D'ailleurs, personne ne sait aussi bien que nous ce qui est bon pour nous et personne ne devrait se permettre de nous diriger.

Avec les autres individus, à la rigueur quand ils nous demandent un conseil, ou avec les enfants, nous pouvons encore avoir certaines notions qui permettent d'aider, de guider...

Au niveau de la société, par contre, cela devient beaucoup plus difficile de savoir ce qu'il conviendrait de faire. La collectivité humaine est une telle masse d'ego en conflits, de forces en mouvement, de paramètres, la Grande Mécanique est devenue d'une telle complexité... que c'est devenu mission impossible à l'intelligence humaine étroite et limitée de concevoir une solution satisfaisante. Globalement, toutes les solutions envisagées se sont terminées par le même fiasco, d'où cette désespérance.

Même les analystes les plus fins des situations actuelles, quand il s'agit de dire ce qu'il conviendrait de faire sur le plan collectif pour faire advenir le monde de demain, les propos se montrent souvent plus évasifs et plus hésitants Et c'est normal.

En effet, dans L'Idéal de l'Unité humaine, Sri Aurobindo affirme dès le premier paragraphe que l'articulation entre l'individuel et le collectif est l'un des problèmes les plus complexes posés à l'espèce humaine.

C'est la raison pour laquelle l'invitation spirituelle à se retirer plus ou moins du monde pour se consacrer à son évolution intérieure est si présente dans l'histoire humaine. Et il y a une vérité partielle derrière cette façon de voir.

Tout ça pour dire que je n'ai jamais trouvé de réponses très satisfaisantes pour la question du développement social. Dans L'Idéal de l'Unité humaine et Le Cycle humain Sri Aurobindo tente de répondre à ces questions. Lorsque j'ai lu cela, il y a plus de vingt ans, cela m'est passé au 36 ème dessus.

Sans doute qu'alors j'étais bien davantage préoccupé par l'évolution individuelle des hommes que par le développement des peuples et des nations. Maintenant que la menace d'écroulement de la société et de la civilisation occidentale se fait imminent, le besoin d'une réponse collective se fait évidemment plus pressant. 

C'est alors qu'un ami m'a envoyé un passage du chapitre XXI du Cycle humain sur Le but spirituel de la vie et cela a résonné si fort avec la période actuelle que je l'ai publié dans un précédent article.

Et dans la foulée, j'ai lu les 60 pages des 4 derniers chapitres du Cycle humain et, pour ceux qui s'intéressent à notre destin collectif, cela m'est apparu d'une utilité formidable. Prochainement, je publierai quelques passages qui m'ont marqué, et en attendant, voici le lien vers le PDF.

 

Chapitre 21 – Le but spirituel de la vie – Page 281

Chapitre 22 – La nĂ©cessitĂ© de la transformation spirituelle – Page 294

Chapitre 23 – Les conditions de l’avènement d’un âge spirituel – Page 312

Chapitre 24 – L’avènement et le progrès de l’âge spirituel – Page 331

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