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Publié par pascalemmanuel

Un court témoignage vécu très émouvant et très fort sur l'idéologie transgenre.

Et dans la foulée, l'excellent documentaire, what is a woman ? doublé en français.

Il s'agit d'une réflexion très pertinente sur l'identité sexuelle, l'identité de genre qui,  entre autre, pointe du doigts quelques ravages de l'idéologie transgenre et montre comment elle a pu s'implanter au fil des années dans des pans entiers de la société américaine. 

L'un des aspects les plus fort du documentaire est de montrer le malaise des personnes interviewées, par rapport à certaines questions, certaines notions, en particulier quand on leur demande de se positionner par rapport à la réalité, par rapport à la vérité. Nous constatons aussi l'incohérence de leurs réponses, voir leur mauvaise foi, leurs réponses emberlificotées... quand ils acceptent de répondre et ne mettent pas un terme à l'interview. 

Un autre point central du film, non évoqué et non résolu, concerne le processus  d'identification.

L'un des arguments des partisans transgenres est d'affirmer que l'on est ce à quoi on s'identifie. Si l'on s'identifie au féminin, on est une femme. Aux USA, ils ont poussé si loin dans l'absurde,  que, par exemple, c'est raconté dans le documentaire, des petits enfants arrivent parfois en classe le matin en disant qu'ils sont des petits chats et ne font que miauler. Et le professeur n'a plus le droit de contredire l'enfant, c'est considéré comme une violence, une atteinte à son identité, et il ne peut qu'affirmer la croyance du jour de l'enfant. 

Or, la spiritualité parle aussi du processus d'identification, notamment sous deux aspects qu'il est peut-être utile de rappeler.

D'une part, cela a été dit en long, en large et en travers, que l'homme a pour habitude de s'identifier à ses pensées, ses émotions et ses sensations alors que l'affirmation solennelle qui est martelée de façon unanime est que l'homme n'est ni son mental, ni son vital, ni son corps. L'invitation continuelle de toute la recherche de notre être véritable est de cesser de s'identifier à tout ce qui nous traverse. 

Ainsi, pour une personne en recherche spirituelle, se ressentir homme ou femme ne devrait pas entrer en ligne de compte. Mère a même dit une fois, dans son langage bien à Elle, cela m'avait sidéré : tant que l'on se croit, un homme, une femme ou un cheval, on n'est pas né à sa véritable nature. 

D'autre part, Sri Aurobindo-Mère ont souvent parlé de la connaissance par identité qui permet de connaître parfaitement une chose, parce qu'on s'est identifié à cette chose. 

Dans le processus habituel, lorsque nous essayons de comprendre quelque chose, c'est toujours en la regardant de l'extérieur. Or, Sri Aurobindo-Mère ont expliqué sans ambiguïté, que si nous parvenons à nous identifier à cette chose, nous la comprenons de l'intérieur, de façon parfaite, immédiate et spontanée, parce que nous sommes devenus la chose. 

Ainsi, les partisans de l'idéologie transgenre, se sont servi d'une vérité du processus d'identification, pour la pervertir. C'est d'ailleurs plus dangereux qu'un mensonge complet. Parce que cette identification se situe évidemment dans notre conscience intérieure, spirituelle, mentale ou la conscience émotionnelle, et non, dans la réalité physique comme ils tentent de le faire croire. 

Mère a souvent raconté s'être identifié à ceci, cela pour savoir telle ou telle chose, par exemple à la Nature universelle, et son corps physique ne s'est pourtant pas élargi à la taille de la terre. Un homme peut s'identifier au féminin, il n'en restera pas pour autant un homme. 

Et sans se faire l'avocat du diable, admettons qu'un homme veuille faire l'expérience de ce qu'est vraiment une femme. Il peut alors se concentrer et s'identifier à l'Archétype de la femme et vivre de façon intime au contact du Principe féminin en lui, puisque nous avons tous les deux polarités en nous. Ce besoin de passer par une opération chirurgicale radicale extérieure ni le plus pertinent, ni le plus efficace, car de nombreux transexuels témoignent regretter s'être fait opérer. 

Finalement, c'est une idéologie mortifère qui a l'art de poser des problèmes où il n'y en a pas et d'ajouter de semer le trouble et confusion où la chose est claire. 

Sa grande perversion est aussi de réussir à se servir d'une prétendue défense des identités pour... détruire les identités ; une autre application du diviser pour régner, utiliser les communautés pour détruire la communauté.

Un autre aspect curieux est que ces gens semblent ne pas s'accepter tels qu'ils sont. L'aspect le plus malsain concerne évidemment toutes les idées tordues qu'ils mettent dans la tête des enfants avec  des Drag Queen qui vont dans les crèches lire des contes aux enfants, le développement des cours d'éducation sexuelle dès le primaire qui ont abouti à une explosion des troubles de l'identité sexuelle chez les jeunes. Sans parler du travail constant pour légitimer sur le plan juridique la pédocriminalité. Etc... 

Le problème est qu'après les USA, cette folie commence à s'implanter en France. 

Pour compléter, voici quelques articles sur le sujet :

Pour regarder un autre aspect des choses, dans le film, nous avons vu un homme qui se croit loup, triste nouvelle pour cette magnifique espèce, si noble, si fière de son indépendance...

Cela m'a rappelé certaines pratiques déviantes de la culture LGBTQ qui légitiment une identification avec des animaux et la dernière loi "bioéthique" (ni bio-ni éthique) qui autorise les expérimentations sur le mélange entre les gênes humains et les gênes animaux.

Cette confusion un peu malsaine entre l'homme et l'animal m'a rappelé un Agenda sans date de 1958 dans lequel Mère déclare sans ambage que ceux qui sont un peu trop attaché à la perversion mentale et refusent de se laisser transformer par la nouvelle conscience, "ceux qui ne pourront pas être soulevés, ceux qui se refusent au progrès, perdront automatiquement l’usage de la conscience mentale et retomberont à un échelon infra-humain."

Que peut bien vouloir dire "retomber à un échelon infra-humain" si ce n'est perdre la conscience mentale et retomber dans la conscience animale, sans perversion ? 

Et pour terminer,  un court enregistrement audio d'une vingtaine de minutes sur la culture Woke. Très intéressant pour en avoir une idée un peu plus claire. 

Le lendemain, d'autres aspects complémentaires, me sont venues, à commencer par cet aphorisme 62 de Sri Aurobindo dans lequel il nous dit que la fausseté absolue n'existe pas et qu'il y a toujours un fond de vérité. 

"J’ai entendu un sot débiter avec autorité d’absolues sottises et me suis demandé ce que Dieu voulait dire par là ; puis j’ai réfléchi et j’ai vu un masque déformé de la vérité et de la sagesse." 

Alors je me suis rappelé que l'une des "revendications" des partisans de la culture transgenre, le mot n'est pas le mieux choisi, est de défendre une notion très fluide de l'identité. On devient la chose à laquelle on s'identifie, disent-ils, ainsi, si tu t'identifie à une femme, tu deviens une femme, tu es une femme.

Alors il m'est revenu en mémoire un stage de qi gong dans lequel le professeur chinois nous a parlé de pratiques avancées dans le taoïsme grâce auxquelles le sexe masculin se rétracte, il finit comme par être réabsorbé à l'intérieur. Il a évoqué aussi un vieux sage devenu femme ou représenté en femme, je ne sais plus. Maintenant, c'est sans doute un cas unique ou très isolé dans toute l'histoire de la Chine.

Et puis, Mère a évoqué quelquefois des êtres du monde supramental qui ont la capacité de changer de forme puisque, dans le monde de vérité, la matière obéit à la volonté consciente.

Et tout ça m'a fait penser à une définition du péché qui m'a surpris parce qu'elle ne correspondait en rien aux notions morales judéo-chrétiennes. Le péché, disait Mère en cette circonstance, c'est ce qui n'est plus à sa place. Sous entendu quelque chose qui a été correct en son lieu et en son temps et qui ne l'est plus. 

Ainsi, leurs discours sur la fluidité, délirant ici et maintenant, dans la fixité du monde matériel que nous connaissons, alors que sur un autre plan d'existence, et dans le futur, quand la terre sera transformée, pourrait très bien être une qualité et une réalité. 

Quelques jours plus tard, le live d'Alexis Cossette, qu'il a intitulé La destruction des Archétypes concerne la culture transgenre.

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