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Publié par pascalemmanuel

Comment résoudre un problème sans en connaître l'ampleur et la profondeur ?

Je me suis posé la question : pourquoi parler encore de ces choses-là ? Quel sens cela peut-il avoir ?

Je n'y avais jamais vraiment réfléchi et voici la réponse qui est tombée : c'est comme si l'humanité devait apprendre toutes les façons d'être trompée. 

Jusqu'au Coronagate, nous savions que des politiques pouvaient être corrompus, que les journalistes ne disaient pas toujours la vérité, que la justice n'était pas toujours juste et les différentes administrations défectueuses dans leur gestion, etc. Mais globalement, nous faisions à peu près confiance aux gouvernements, le temps des 30 glorieuses n'est pas si loin et jusqu'à récemment, de temps en temps des journalistes sortaient un scandale et les médias jouaient encore un minimum leur rôle de contre-pouvoir.

Et puis globalement nous faisions confiance à notre système de santé et ne réfléchissions pas trop à ce que disait notre médecin. Or, depuis le Coronagate, nous nous sommes aperçus que toutes les institutions de santé étaient corrompues jusqu'à la moelle. La conscience de vérité a fait son travail pour révéler au grand jour ce qui était caché et connu par relativement peu de personnes, comparativement à la masse humaine. 

De même, globalement, nous ignorions à peu près tout des mécanismes de manipulation de masse et nous étions loin de soupçonner l'ampleur et la profondeur de la malveillance à laquelle l'humanité est confrontée.

L'idée sous entendue était que, pour arriver à la vérité, il était utile de repérer le mensonge, pour arriver à la droiture, à la rectitude, qu'il était utile d'apprendre à repérer la fausseté, la tromperie. Pour évidement, que cela ne recommence pas. Ou moins facilement. De la même façon que les premiers hommes préhistoriques ont du apprendre que mettre la main au feu, ça brûle, l'humanité d'aujourd'hui doit apprendre comment on la manipule. 

Certes, il y a encore une partie importante de la population qui est très inconsciente de ces choses mais globalement, l'humanité a beaucoup appris depuis 2020. 

Dès le début du premier confinement, j'étais à Auroville à l'époque, je m'étais dit que nous étions sans doute face au plus gros scandale que la terre ait porté. Aujourd'hui, je peux enlever le "sans doute". 

Je reviens à ma question, parce qu'elle me parait essentielle : comment faire face à un truc si énorme ? Et cette question, je me la pose d'abord pour moi et c'est évidemment à chacun de trouver les réponses qui lui sont les plus pertinentes.

Il y a plusieurs façon de connaître une chose. 

L'une des façons est de se relier à la Conscience divine, au Seigneur suprême et à tous les êtres qui vivent sur un plan de toute-connaissance, omniscience, sagesse infinie, vérité, etc. et de se mettre en mode réceptif, calme, silencieux, sans aucun a priori, aucune idée préconçue, tout à fait neutre... et de voir si une réponse à notre question arrive. C'est un moyen sûr quand nous savons le faire. Sinon, c'est un peu casse gueule et ce n'est pas sans risque, mais on peu prendre la chose comme un jeu et on peu s'amuser à s'entraîner... 

Une autre façon est la fameuse connaissance par identité évoquée par Sri Aurobindo-Mère. L'idée est qu'en se concentrant très fort sur un sujet, il y a un phénomène de conscience qui fait que, paraît-il parce que je ne l'ai pas clairement expérimenté moi-même, on rentre dans le sujet, on devient le sujet. Alors on le connaît absolument parfaitement,  de l'intérieur. La clef semble être un intense pouvoir de concentration et d'identification.

Prenons le temps de faire un détour par cette question, elle est importante.  J'espère que les gens ne seront pas pressés. Dans un voyage, nous pouvons prendre l'autoroute et aller vite à destination ou prendre la nationale et nous permettre quelques détours pour visiter des jolies choses. 

Le temps perdu aujourd'hui sur cette question pourrait bien nous faire demain, gagner BEAUCOUP de temps. Parce que, c'est de la connaissance directe et spontanée qu'il s'agit, sans passer par tout le processus laborieux habituel. Je me suis même souvent dit que si nous voulions avancer très vite, qu'il fallait savoir s'arrêter, se rendre immobile, c'est une autre histoire. 

Regardons-ça de plus près, en suivant la chronologie pour voir si la pensée de Mère a évolué sur le sujet. L'expression "connaissance par identité" ne revient que 6 fois dans L'Agenda. 

Lien pour voir et consulter les résultats

Au premier niveau, il y a ceci qui date d'avril 1954 :

 

La tolérance est pleine d’un sens de supériorité; elle doit être remplacée par une compréhension totale.

Parce que la vérité n’est pas linéaire, mais globale, et qu’elle n’est pas successive, mais simultanée, elle ne peut pas s’exprimer en mots : elle doit se vivre.

Pour avoir la conscience parfaite et totale du monde tel qu’il est dans tous les détails, il faut d’abord n’avoir plus aucune réaction personnelle à l’égard d’aucun de ces détails, ni même aucune préférence spirituelle concernant ce qu’ils devraient être.

En d’autres mots, une acceptation totale dans une neutralité, une indifférence parfaite, est la condition indispensable à une connaissance par identité intégrale.

S’il y a un détail, si petit soit-il, qui échappe à la neutralité, ce détail échappe aussi à l’identification.

L’absence de réactions personnelles, dans quelque but qu’elles soient, même le plus élevé, est donc une nécessité primordiale pour une connaissance totale.

On pourrait donc dire, de façon paradoxale, que nous ne pouvons savoir que ce qui ne nous intéresse pas, ou plutôt, plus exactement, ce qui ne nous concerne pas personnellement.

Ensuite, il y a les aphorismes 6 et 7 de Sri Aurobindo :

 

6 — J’ai appris, tard, que lorsque la raison mourait la Sagesse naissait ; avant cette libération je n’avais que la connaissance.

7 — Ce que les hommes appellent connaissance, c’est l’acceptation raisonnée d’apparences fausses. La Sagesse regarde derrière le voile et voit. La raison fixe les détails et les met en contraste. La raison divise, la Sagesse marie les contrastes en une seule harmonie.

Avec les explications que Mère en a fait les 17 et 24 novembre 1958, page 37 à 43 du PDF ci-dessous apportent des informations importantes, notamment page 43, avec une méthode préparatoire très accessible... 

Et puis, boom patatras, la connaissance par identité, c'était déjà un très haut niveau de développement, et puis, Mère commence a trouver encore mieux. C'est cela, jamais Elle ne s'est arrêté en chemin... 

Agenda du 11 novembre 1958

L’objectivation de l’expérience est venue progressivement, comme c’est toujours pour moi. Quand j’ai l’expérience, je suis absolument aussi «blanche» qu’un enfant qui vient de naître : ça lui arrive «comme ça». Je ne sais pas ce qui se passe, je ne m’attends à rien. Combien de temps il m’a fallu pour apprendre ça !

Il n’y a aucune pensée préliminaire, connaissance préliminaire, volonté préliminaire : toutes ces choses n’existent pas. Je suis seulement comme un miroir récepteur de l’expérience. Une simplicité comme un petit enfant qui apprend la vie. C’est comme cela. Et ça, c’est l’effet de la Grâce, vraiment de la Grâce : devant l’expérience, la simplicité du petit enfant quand il vient de naître.

Et c’est comme cela spontanément, mais aussi volontairement, c’est-à-dire que pendant l’expérience, j’ai très grand soin de ne pas me regarder avoir l’expérience pour qu’il n’y ait rien d’une connaissance antérieure qui intervienne.

Et après, je vois.

Ce n’est pas une élaboration mentale, même pas de quelque chose de plus haut que le mental (il n’y a même pas une connaissance par identité qui me fait voir les choses) : non, le corps (quand l’expérience est dans le corps), le corps est... comme ça, ce qu’on appelle en anglais blank. Comme s’il venait de naître, comme si, à ce moment-là, il était né avec l’expérience.

Et c’est seulement petit à petit, petit à petit, que cette expérience est mise en présence de la connaissance antérieure. Alors son explication et son appréciation apparaissent progressivement.

C’est inévitable si l’on ne veut pas être arbitraire.

Alors, au fond, c’est seulement le dernier énoncé qui est correct, mais au point de vue du développement «historique», c’est intéressant de voir le passage. C’était exactement le même phénomène pour l’expérience de la manifestation du Supramental. 

🪷

Et puis, dans l'Agenda du 23 décembre 61, Mère raconte une expérience dans laquelle Elle était en contact de Quelque chose, un Pouvoir époustouflant, comme l'essence de l'Amour... 

Et alors, si on ajoute à cette capacité matérielle d’identification et d’emploi de la volonté, si on ajoute ça, ce Quelque chose qui était là à ce moment-là, et qui est vraiment l’expression... je ne sais pas si c’est l’expression suprême mais pour le moment c’est certainement la plus haute que je connaisse (c’est très supérieur à la Connaissance, à cette pure Connaissance par identité qui fait qu’on est la chose et on sait ce qu’elle est : c’est infiniment plus puissant), c’est formidable ! Ça a le pouvoir de tout changer. Et tout changer de quelle façon !! Simplement on est Ça – une, une vibration de ça.

(silence)

Depuis cette expérience (trois-quatre jours, je crois, cinq jours, je ne sais pas), mais la multiplication des faits d’identification (c’est-à-dire qu’on est ça, par conséquent on fait ça) est constante, pour toutes les petites choses de la Matière, les plus petites choses du monde matériel.

(Mère se lève)

Mais ça prendra longtemps. Il ne faut pas s’imaginer que ça va se faire en un clin d’œil – je suis prête à passer des années là-dessus (si ça vient plus vite, tant mieux).

Mais c’est la clef. Ça, c’est la clef.

Et quand elle sera là d’une façon permanente, il faudra que les gens fassent attention à être avec moi! (Mère rit)

Mais ce Pouvoir, c’est l’Amour?

Ou-ui: c’est l’essence de l’Amour.

C’est ce qui se traduit par l’Amour. Et je ne parle pas, naturellement, du bourbier humain matériel, je ne parle pas de ça du tout mais de l’Amour tel qu’on le conçoit le plus merveilleusement beau et pur. C’est l’origine de cet Amour-là, et c’est dans le Suprême.

(Mère s’asseoit à l’harmonium)

D’ailleurs, il a toujours été dit que c’était seulement Ça qui pouvait faire cesser les forces adverses.

🪷

Ainsi, ce n'est plus seulement cette connaissance par identité, c'est une capacité d'identification + la volonté + ce quelque chose comme l'essence de l'Amour... Continuons. 

Agenda du 31 août 1963

Et encore une fois, j'ai eu cette expérience au moment où le corps était de nouveau gémissant – je dis «gémissant», ce n'est pas cela, mais c'est une sorte d'aspiration tellement forte que ça devient comme une angoisse ; et puis ce sentiment d'incapacité.

Et la même Réponse : tout d'un coup, il est pris d'une puissance formidable, tellement grande que le corps lui-même a l'impression qu'il est capable de tout casser ! Ça vient comme une masse.

Et je me suis souvenue d'une phrase que Sri Aurobindo a écrite où il disait : «Avant d'être le lion du Seigneur, il faut être l'agneau du Seigneur (1)», et c'était comme si l'on me disait : «Assez d'être l'agneau ! (riant) Maintenant deviens le lion.» Mais ça ne dure pas.

Et je vois bien pourquoi ça ne dure pas ! Oh! c'est... On a l'impression qu'on va jeter tout par terre !

(silence)

(1). Peut-être Mère fait-elle allusion à l'Aphorisme suivant (141) :

«Nietzsche a vu le surhomme telle une âme de lion sortant de l'état de chameau, mais le vrai emblème héraldique, le signe du surhomme, est le lion assis sur le chameau qui se tient debout sur la vache de plénitude. Si tu ne peux pas être l'esclave de toute l'humanité, tu n'es pas capable d'en être le maître, et si tu ne peux pas rendre ta nature semblable à la vache d'abondance de Vasishtha afin que l'humanité tout entière puisse traire le pis tout son content, à quoi sert ta surhumanité léonine ?»

(Le rishi Vasishtha avait une vache qui lui fournissait tout ce dont il avait besoin pour lui et son ashram, y comprit des armées pour le défendre.)

Mais le corps lui-même profite de l'expérience, en ce sens qu'il se sent plus fort après – pas beaucoup plus fort physiquement, on s'en fiche de cette force-là !

C'est une chose très curieuse : le sens du «concret» disparaît – disparaît de plus en plus. La vision «concrète», l'odorat «concret», le goût «concret», l'audition «concrète», tout ça, c'est comme quelque chose qui est loin – loin dans un passé... irréel ; et cette sorte de «concret» sec et sans vie est remplacé par quelque chose de très souple (geste arrondi, global), très complet dans le sens que tous les sens fonctionnent en même temps, et très intime avec tout.

On m'a montré pendant un moment les deux fonctionnements pour que je puisse percevoir la différence : comment les sens fonctionnent maintenant et comment c'était avant ; et ça fait une impression de flou, mais c'est une impression, à la fois, de quelque chose de très intime et de très complet (même geste arrondi), tandis qu'avant, chaque chose était séparée, divisée (geste hachés, durs), sans connexion avec l'autre, et c'était très superficiel – très précis mais très superficiel, comme une pointe d'aiguille. Ce n'est plus du tout cela.

Et je vois bien que si on se laissait faire au lieu d'avoir cette résistance absurde de l'habitude, si on se laissait faire, il y aurait une sorte de chose très... (même geste arrondi, global), très douce, au sens de smooth, très douce, très complète, très vivante, et avec une perception très intime des choses.

Et une connaissance qui devient... s'il n'y avait pas ce mélange de la vieille habitude, ce serait vraiment extraordinaire : la perception, pas comme de quelque chose d'extérieur, mais une perception intime.

Quand quelqu'un entre, par exemple, quand la pendule va sonner, c'est juste (je ne peux pas dire une seconde, un millième de seconde), juste avant que ça ne se produise matériellement ; ce qui vous donne justement l'impression d'une prescience, mais ce n'est pas ça ! ce n'est pas une prescience, c'est...

Ça appartient au domaine de la sensation, mais ce sont d'autres sens.

Et ça donne surtout l'impression d'une intimité, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de distance, il n'y a pas de différence, il n'y a pas quelqu'un qui voit et quelque chose qui est vu ; et pourtant il y a là-dedans ce qui correspond à la vision, à l'audition, à la sensation, à toutes les perceptions, au goût, à l'odorat, tout ça.

Il y a là vraiment un changement très concret avec avant, très perceptible.

Et je comprends bien : ce qui empêche que le fonctionnement soit parfait, ce sont toutes les vieilles habitudes.

Si on pouvait se laisser aller et ne pas résister – ne pas vouloir «bien voir», «bien entendre», «bien...» –, on aurait l'autre perception, qui est beaucoup plus vraie. Et cette intimité de la chose... ce n'est plus une chose étrangère.

Mais il n'y a pas de pensée là-dedans ; n'est-ce pas, on dit «la connaissance par identité», tout ça, ce sont des notions intellectuelles, ce n'est pas ça ! c'est...

Et toujours cette impression de quelque chose qui n'a pas de heurts (même geste arrondi), pas de chocs, pas de heurts, pas de complications, comme si on ne pouvait plus se cogner, on ne pouvait plus... C'est tout à fait intéressant.

Et ça prend du temps simplement à cause de la résistance des vieilles habitudes.

Si on pouvait se laisser aller toujours, ça irait beaucoup plus vite – beaucoup plus vite.

Tout le temps, cent fois par jour (plus que ça !), je suis en train de me dire : «Pourquoi penses-tu à ceci, pourquoi penses-tu à cela ?»

Par exemple, je dois répondre à quelqu'un (pas toujours par écrit, mais faire un travail [occulte], organiser quelque chose), il y a la Force qui agit tout naturellement et toujours sans heurts et sans résistance ; puis la pensée tout d'un coup vient et s'en mêle (chaque fois je l'attrape, chaque fois je l'arrête ; mais c'est trop souvent !), et c'est toute la vieille habitude qui revient. Ce besoin de traduire les choses en pensée, les traduire en expression «claire»... Et alors on retarde tout le fonctionnement.

Oh ! se laisser vivre simplement, simplement, sans complications...

🪷

Alors, si je résume. Nous avons les processus habituels d'apprentissage et de connaissance. En mieux, nous avons la connaissance par identité. Et puis, au final, il y a encore mieux avec une toute autre façon de faire. 

Quand Sri Aurobindo-Mère parlent de changer de conscience, et bien c'est parce qu'ils ont expérimenté une nouvelle conscience qui fonctionnait tout à fait différemment. 

Il ne s'agit pas d'avoir DES POUVOIRS , il s'agit de trouver cette autre façon de fonctionner. Et à vrai dire, nous ne pouvons pas trouver. Notre seule façon de trouver et d'entrer en relation avec cette nouvelle conscience et de nous laisser travailler par elle pour qu'elle nous montre. Comment pourrions-nous trouver de l'or si nous ne savions même pas à quoi cela ressemble ni que l'or existe ? Notre meilleure possibilité, sans doute, est d'aspirer à l'Inconnu, de faire confiance à l'Inattendu, quelque chose comme ça...

Continuons l'exploration... 

Agenda du 11 décembre 1963

Quand on dit : «La perception ou la connaissance par identité», c'est encore quelque chose qui se projette, s'identifie et SE REGARDE faire, et c'est conscient du résultat.

Mais l'expérience de maintenant, ce n'est pas cela ; ce n'est pas quelque chose qui se projette : c'est une perception générale ; et alors au lieu de pouvoir dire : «Vous pensez ça, CELUI-CI pense ça, CELUI-LÀ sent ça», on le pense ou on le sent avec plus ou moins de clarté dans la perception, de précision dans la perception, mais c'est toujours «on», un «on» – on n'a pas envie de dire «moi» ; il n'y a pas de moi, c'est un «on», c'est quelque chose.

Tiens, je peux te donner un exemple : ce matin, j'ai reçu cet Italien, puis il a commencé à parler, à faire des gestes, à me dire des choses – il n'y avait PAS UN son qui touchait mon oreille... mais je savais parfaitement bien ce qu'il disait.

Et je lui répondais de la même façon, sans parler.

Et je n'avais pas l'impression que c'était quelqu'un d'autre qui me parlait et que, moi, je lui répondais : c'était un ensemble de mouvements plus ou moins conscients d'eux-mêmes, un ensemble et un échange, un inter-échange de mouvements plus ou moins conscients d'eux-mêmes, avec certaines vibrations plus conscientes, certaines moins conscientes, mais tout ça était très vivant, très actif.

Mais alors, pour parler, il aurait fallu se placer dans la conscience ordinaire où l'Italien était là et, moi, j'étais ici – et ça ne correspondait plus à rien, ce n'était pas vrai.

Alors il y avait quelque chose qui répondait dedans, très actif, très nettement, tout ça marchait (geste dessinant des mouvements de conscience ou desondes de vibration), et en même temps, il y avait une conscience – une conscience très-très vaste – qui voyait tout ça (ces échanges de vibrations) et qui exerçait une sorte de contrôle très-très léger, mais très précis, pour que chaque vibration se mette à sa place.

C'est comme cela maintenant quand je vois les gens. Et ça paraît devenir de plus en plus constant.

L'autre état, l'état où il y a un «moi» et «d'autres gens» devient désagréable ; et ça amène des choses que la conscience réprouve, des réactions que la conscience réprouve : «Encore ça ? Encore cette petitesse, encore cette limitation, encore cette incompréhension, encore cette obscurité ?...» Comme cela, tout le temps.

Et alors, immédiatement, il y a quelque chose qui fait comme cela dedans (geste de renversement intérieur), et ça devient l'autre manière.

Et l'autre manière est si douce, oh !... elle est si douce, sans heurts, sans frottements, sans frictions, sans réactions désagréables – et c'est ça qui s'est produit quand il y a eu ces «grincements» si pénibles pendant la méditation du 9 : c'étaient les réactions individuelles des cellules qui n'étaient pas dans l'harmonie générale.

Ça devient un peu intéressant. C'est un peu nouveau.

Et il y a une sorte de joie, qui n'est pas bruyante, toujours comme une sorte de sourire... sourire comme ça, mais pas moqueur, un peu...

Pour traduire avec des mots, il faut une espèce de contraction, ce qui est dommage – c'est dommage.

Je ne sais pas quand il y aura un moyen de s'exprimer sans cette contraction...

Je me souviens, je revois ou je revis en ce moment la figure de te garçon, cet Italien (c'est un homme de 35 ou 40 ans, mais jeune au-dedans, très jeune psychiquement), alors il y avait cette conscience qui pétrissait quelque chose dedans, qui remettait en place – mais sans heurts, sans violence, sans chocs, sans réactions.

Et quand je lui ai dit : «Maintenant, il faut s'en aller», ce n'était pas du tout une personne qui disait à une autre personne : «Il faut s'en aller», c'était comme si je me disais à moi-même: «Maintenant, il faut s'en aller.» C'est très curieux. C'est assez nouveau. Parce que c'est devenu beaucoup plus conscient ; c'était comme cela dans une sorte de manière d'être naturelle et spontanée depuis longtemps, mais maintenant ça devient conscient.

Et quand il y a... Tiens, quand il y a une détente dans quelqu'un ou quand il y a une crispation, je le sens : j'ai une détente et j'ai une crispation; mais «j'ai», pas ici comme cela (Mère dans son fauteuil), j'ai LÀ (Mère dans « l'autre »).

Et je sais la minute exacte, n'est-ce pas. Mais ça (crispation, détentes), ce sont de gros mouvements, alors ça devient évident, mais je m'aperçois que c'est tout le temps – c'est tout le temps comme cela.

Et c'est au point que ce qui arrive dans ce corps n'est pas (oh! il y a longtemps que c'est comme cela, mais ça le devient de plus en plus), ce n'est pas familier comme quelque chose qui est dans un corps particulier : c'est une manière d'être comme toutes les autres.

Ça devient de plus en plus comme cela. La réaction ici (dans le corps de Mère) n'est pas plus intime que celle dans les autres. Et elle est à peine plus perceptible : tout dépend de l'état d'attention et de concentration de la conscience (tout ça, ce sont des mouvements de conscience).

Mais la conscience n'est pas – PLUS DU TOUT individuelle; ça, je peux l'affirmer. Une conscience... qui devient de plus en plus totale.

Et de temps en temps – de temps en temps –, quand tout est «favorable», ça devient la Conscience du Seigneur, la conscience de tout, et alors c'est... une goutte de Lumière. Rien que de la Lumière.

🪷

Alors c'est magnifique et cela parait magique et c'es simplement cette nouvelle conscience que Mère apprenait à découvrir de jours en jours, dans les moindres détails, pendant des années et des années... 

Alors, pour à nouveau résumer un aspect à peu près intelligible. Avec notre conscience actuelle, nous disons il y a ma conscience, ta conscience, la conscience de Pierre, Paul, Jacques alors que cette nouvelle conscience est manifestement GLOBALE.

Comment est-ce que l'on peut continuer de fonctionner avec une conscience du TOUT ? Et bien c'est un apprentissage, même pour Mère... 

Et pour faire le lien avec l'extrait précédent, il semblerait que cette nouvelle conscience ait aussi la capacité de nous faire sentir, percevoir les choses si intimes, que nous les connaissons. 

Une conclusion a intégrer, c'est que même nos facultés doivent évoluer et que l'attachement à nos fonctionnements habituels retarde tout le processus évolutif... 

C'est pour moi très intéressant parce que très concret. 

Ça, c'est du beau détour ! 😊

En attendant de nous initier à la connaissance par identité et à cette nouvelle conscience, nous sommes bien obligés de faire avec nos capacités ordinaires.

Et là, à mon point de vue, la question clef, décisive est : qui est-ce que nous écoutons ? Si nous écoutons des abrutis, des menteurs, des voyous, des ignorants... cela nous mettra en résonance avec l'Ignorance et le Mensonge. 

Comment des aveugles pourraient-ils guider des aveugles ?

Il se trouve qu'un certain nombre de personnes ont de l'expérience, des raisonnements articulés, construits, cohérents, avec une pensée claire, une maîtrise de leur sujet, etc... 

Tous les jeudis à 21 h - Live du Conseil Scientifique Indépendant

Ce sont ces gens-là qu'il faut trouver et écouter, les autres, il ne faut même plus les écouter. Leurs paroles, leurs pensées sont du poison...

Je vous propose deux interventions que j'ai trouvé absolument remarquables...

... et j'ignore pourquoi, j'en avais les larmes aux yeux.

Peut-être parce que leur argumentation est ACCABLANTE pour démontrer la malveillance que nous avons a conquérir.

Vraiment, il faut PRENDRE ACTE de ce à quoi nous avons à faire.

Une autre impression m'a frappé, et je ne l'avais jamais vraiment perçu de façon si sensible. 

Nous sommes nombreux a avoir vu Matrix où il est question du vrai monde et du monde de la matrice dans lequel TOUT EST FAUX !

Et bien la deuxième vidéo sur la fraude statistique m'a tout a fait donné cette impression. Tout ce que, les Autorités nous ont AFFIRMÉ, était faux. Toutes preuves à l'appui, avec une démonstration magistrale et percutante. Pas un mot de trop : boom, boom, boom... 

Il y a vraiment eu, le monde réel, avec le réseau sentinelle, avec les vrais malades, et puis les vrais chiffres, les vraies statistiques etc... et le monde de la matrice, tout ce que l'on a fait croire aux gens. Deux mondes qui se superposent. C'est vraiment frappant.

Alors, certains parmi nous s'en doutait, nous le savions, mais il me semble qu'aucune vidéo ne m'a paru si percutante pour faire émerger cet aspect des choses.

Avec notre réalité, de plus en plus vraie, et "leur réalité" de plus en plus fausse. 

Et je réalise à l'instant, un peu stupéfait, que Mère dans son processus, a parlé de ces deux réalités qui se superposent. Je l'avais oublié. 

Mince, ça alors... 

Ci-dessous, mon article du 16 septembre 2022 ! Même pas deux mois et cela me parait déjà si loin... 

Voilà ce que je voulais partager avec tous... 

Que Sri Aurobindo-Mère nous guident et nous aident... 

Aum namo bhagavaté

AUM

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