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Publié par pascalemmanuel

Suite à un article précédent dans lequel j'évoquais le pouvoir du langage et du son... un ami me donne ce lien vers des vidéos de musiques vibratoires, régénérantes, 432, 777, 528... hertz. 

Cette nuit, trois heures d'intériorisation dans laquelle j'essayais surtout d'établir une relation avec le Divin, la Mère divine, la Shakti divine...

Et comme d'habitude, j'ai surtout rencontré ce qui résiste, ce qui pose problème, ce qui mérite d'être purifié, transformé, nettoyé...

Guéri-son  :

Je suis resté un long moment autour de ce "guéri-son", habité par les extraits publiés ces derniers jours.

Om namo bhagavaté

J'ai utilisé le mantra, expurgé de tout aspect émotionnel, sentimental pour me concentrer sur la vibration du son intérieur...

J'avais l'impression de forer dans le corps. Tout à fait détaché du corps, le corps était perçu comme une sorte de caillou qu'il convenait d'ouvrir, d'assouplir. Ou plutôt, une carapace, car dedans, je sentais des creux, des vides... il y avait la perception d'une écorce, toute sèche, sans vie, inerte, dans laquelle il s'agissait d'insuffler ce mantra de vie...

Notre corps, si nous enlevons ou mettons de côté la conscience mentale et la conscience vitale, que reste-t-il ? Je crois que c'est là-dedans que j'essayais d'insuffler le mantra, que c'était sur ce plan-là que j'étais concentré parce que les mouvements mentaux et vitaux que j'observais me paraissait tout à fait... à côté ou sans importance.

C'est très difficile.  Pas spécialement douloureux mais vraiment très difficile. 

Pouvoir de la volonté :

Une deuxième piste d'exploration, observation fut avec la volonté.

Dans le monde de vérité, dans le monde supramental, nous dit Mère, la matière obéit à la volonté vraie et plus notre volonté est vraie, plus nous avons d'autorité sur la substance. J'ai publié ces passages du bateau supramental. Dans un autre Agenda, Mère a cette fameuse formule : "éveille-toi et veux !". Veux de la volonté divine évidemment.

Cela fait longtemps que je me bats avec la santé, la guérison de ces points sensibles au niveau du flanc droit, de l'épaule droite, de l'acouphène à l'oreille droite.

Et à vrai dire, je ne comprends toujours pas que... cela n'obéisse pas à l'idée. Ça a l'air complètement idiot mais je ne comprends toujours pas que le problème reste après avoir essayé des tas de trucs. 

Le grand avantage d'être "pauvre" 😊 et que cela m'incite à trouver les solutions par moi-même, seul avec soi-même et avec le Divin. Développer le pouvoir de sa conscience. Apprendre à développer ses capacités intérieures, ça je trouve intéressant. Sinon, nous sommes éternellement dépendant des autorités médicales, des thérapeutes, des enseignants...

Alors j'ai fais le mantra dans l'oreille et je me suis connecté à la volonté divine, à la volonté vraie et j'ai en quelque sorte donner l'ordre que le problème se résolve... 

Hier encore, j'avais découvert un texte de Vivékânanda qui nous dit que nous sommes le Brahman, qu'il n'y a pas pire péché de nous croire faible... 

Si je posais l'intention qu'un tas d'or se matérialise devant moi, qu'il se mette à me pousser des ailes pour que je puisse voler, que je devienne invisible ou acquiert des dons de divination ou je ne sais quoi... je comprendrais que... "cela ne marche pas". 

Mais simplement qu'un acouphène disparaisse, et une zone sensible sur le flanc droit et dans l'épaule droite, rien d'extraordinaire ou d'exorbitant et ça ne disparait pas. Un cas d'école.

Pourtant, dans la concentration, reconnecté à ma partie divine, je ne peux pas dire que le pouvoir de la volonté n'agissait pas, je sentais que cela avait un effet, que cela travaillait.

C'est comme si cela n'allait jamais jusqu'au bout. 

Voyons-voyons... soyons réaliste dit la Raison, ce n'est pas si simple, une pensée ne peut être magique. Et pourquoi pas ? Dans le monde supramental, ce sera comme ça : nous aurons besoin de quelque chose, alors notre volonté le pensera et cela se matérialisera. Notre volonté vraie pensera : le désordre disparait, et le désordre disparaitra. Il ne pourra même pas naître... 

Enfin bref, je me suis exercé un bon moment avec ce pouvoir de la volonté.

Traitres :

Et puis, quand ça commence à ramer par un côté, souvent c'est un autre aspect qui se présente. 

Je suis revenu me focalisé sur ce flan droit et finalement, cela m'a fait penser à un coup de couteau. Ce n'est pas un coup de couteau dans le dos, mais cela m'a fait penser à la trahison.

Alors, un scénario tout à fait inattendu a commencer à se dérouler. 

Nous n'arrêtons pas de nous trahir nous-mêmes. Nous trahissons la beauté que nous sommes, la divinité que nous sommes, la lumière que nous sommes, la vérité que nous sommes.... 

Et qu'est-ce que ça fait dans l'univers, 7 milliards de petits traitres qui s'ignorent ?  

Cela fait beaucoup de vibrations de trahisons. Alors, heureusement qu'Emmanuel Macron et quelques milliers d'autres sont venus porter le fardeau de la trahison. Parce qu'il va de soi que, les traitres, ce sont toujours les autres...

La semaine passée, il m'était venu cette idée de "m'asseoir ailleurs". Évidemment, ce n'est pas une jolie formule poétique, cela ne paye pas de mine. Pourtant, le paysage de la vie vue de Solaris, Bon Sens, Réinfo Covid.... et vu d'où je regardais dans ma méditation, était tout à fait différent.

Et cela a le mérite "d'expliquer" ces vers de Savitri à propos des démons qui ont choisi eux-même leur horrible tâche... Il fallait bien que quelqu'un s'en occupe, de l'horrible tâche. C'est une mission terrible...

Douloureuse ignorance :

Après cette petite promenade de quelques secondes, cela peut aller très vite dans les mondes intérieurs, voyant que cela menait dans une impasse, je suis revenu à ma concentration. 

Quand cela ne fonctionne pas d'une façon, il convient d'en essayer une autre.

Articulation entre faire et se laisser faire, être et ne pas être, les deux sont possibles...

À vrai dire, je demande rarement au Divin, je n'aime pas quémander : donne-moi ceci, donne-moi cela, la paix, la santé, la force, la joie et patati et patata... Mon soucis est plutôt de me donner, de participer à cette oeuvre évolutive extraordinaire qui nous sortira enfin de la misère humaine...

Ce qui est douloureux pour moi, c'est l'ignorance. Je ne parle pas de l'érudition, de savoir des tas de trucs. Je parle de l'ignorance intérieure, ne pas savoir, ne pas se connaître, ne pas comprendre ce qui se passe en soi.

À un moment donné, ce sentiment était si douloureux que je me sentais comme un petit enfant dans une salle de classe qui fond en larme parce qu'il n'y comprend rien. 

Ce n'est pas savoir pour savoir. C'est savoir faire. Savoir pour le corps disait Mère, c'est pouvoir. On est confronté à un truc à l'intérieur de soi et on ne sait même pas pourquoi c'est là ni comment le corriger, ni le modifier... 

Des choses en nous sont tout à fait enfermées... 

Et petits humains que nous sommes, nous pataugeons dans notre ignorance, la plupart du temps, sans même y penser. Avec un nombre conséquent de gens qui s'en contrefichent, du moment que l'on peut prendre l'apéro de temps en temps avec les copains...

Cette ignorance crasse, pour tout dire, je trouve dégoûtant. Et c'est d'autant plus rageant que le temps approche où nous allons enfin sortir de l'ignorance mentale pour émerger dans une autre conscience. 

Alors, sans doute que pour l'éternité nous aurons à évoluer, progresser. N'empêche, une fois que nous serons sorti de l'ignorance animale-mentale, un sacré cap sera franchi.

Il se carapate (dans les Carpates ? ) :

Alors, j'ai regardé en moi un reproche au Divin. Voyons le tableau. Je me suis demandé pourquoi, Lui qui pouvait tout faire, c'est facile pour Lui, ne m'enlevait pas cet acouphène. Je ne Lui demande pas la lune. Et depuis 20 ans, ce n'est pas non plus une exigence de ma part... 

Enfin, il y avait tout de même une sorte de reproche et plutôt de faire semblant que... je lui ai envoyé. Et bien, je crois que c'est mieux que de se raconter des histoires et de Lui raconter des histoires. 

La sincérité, c'est aussi cesser de faire semblant d'être heureux quand on est malheureux, content quand on est mécontent...

Alors j'ai aussitôt senti une force travailler en moi. C'était pour moi la réponse du Divin, qu'il entamait le travail de guérison. Et manifestement, ça je l'avais déjà senti, les trois zones sensibles, oreille, flanc, épaule sont liées... Il y a là une sorte d'énergie bloquée, très profonde. Ce qu'elle représente n'est toujours pas très claire et ce n'est pas faute d'avoir médité, observé... 

Et alors il s'est passé quelque chose de tout à fait imprévu. C'est comme si quelque chose en moi ne voulais pas guérir, ne voulais pas que le Divin me guérisse. Quelque chose en moi a interrompu le travail qui était en train de se faire. Quelque chose en moi était attaché à cette "maladie", ce désordre, ce truc...

Mince ! Alors je me suis repris et j'ai voulu voir ce qui s'opposait au processus de guérison ? Alors j'ai eu la vision d'une entité qui se carapate pour se planquer ailleurs. Une forme humaine de petite taille avec un vieil imperméable d'aspect un peu misérable, une couleur terne, que je n'ai vu que de dos, l'espace d'une seconde. Je ne m'attendais à rien et j'ai tout de même été surpris. 

Ce que je mets derrière le mot "entité", cela peut-être une mémoire, une attitude, un comportement, une croyance, un souvenir, un traumatisme, une émotion... n'importe quoi qui représente quelque chose qui a une sorte "d'identité propre".

En tout cas, au moment précis où j'ai demandé à voir ce qui était attaché à ce problème, cette vision est venue. J'ignore ce que c'était, ce que cela représentait puisqu'il s'est carapaté à toute vitesse.

En tout cas, une fois de plus, j'ai la confirmation que nous sommes très ignorants de ce qui se passe en nous.

Trame métallique 

La veille, dans une autre longue intériorisation, je m'étais longtemps battu avec une autre vision symbolique que j'avais déjà eu...

Il y avait dans le côté droit du corps une armature métallique tout à fait comme les tiges pour le béton armé. En yoga, on dit que le corps contient des milliers de circuits énergétiques, les nadis. 

Cette perception doit être très agréable. Je sens souvent des circuits à l'intérieur du corps, sauf que celui qui traverse la partie droite est tout à fait désagréable, dur comme une tige d'acier, et un quadrillage qui sortait partiellement sur les côtés...

Pendant un bon moment je suis resté à observer, ressentir appeler le Divin, essayant de donner la difficulté, de détendre, d'ouvrir, de comprendre...

Parfois, je travaille sur des trucs bien plus faciles, en quelques secondes, cela s'efface. Là, je ne peux pas dire que cela n'avait aucun effet mais rien de très satisfaisant. C'était toujours aussi dur, aussi rigide. Les tiges de fer pour le béton armé, ça résiste.

J'ai utilisé tous les moyens auquel j'ai pensé : rien à faire. Alors la seule consolation, je me suis dit que cela pouvait représenter symboliquement ma grille de lecture, une structure intérieure... c'est pour ça que c'était si résistant.

Une grille métallique, tout à fait rigide. C'était désespérant de travailler là-dessus. On ne sait pas vraiment ce que c'est et puis, on essaye d'une façon, d'une autre et encore d'une autre et même quand on appelle le Divin, rien ne bouge... 

Ce serait bien qu'un jour quelqu'un explique ce dessin traditionnel des nadis ou celui tout aussi célèbre de l'alchimie taoïste.

 

Tant qu'on fait de la spiritualité, de la psychologie, qu'on est dans le domaine des sentiments, des émotions... ça peut encore aller, on se dérouille. Quand avec notre conscience on commence à entrer dans la carcasse, on se retrouve dans un univers mystérieux et on découvre des obstacles pour le moins inattendus. 

Plus tard, en repensant au texte de Sri Aurobindo sur la dissolution de l'ego, il m'est venu ceci :

Oraison funèbre de l'ego

Il s'est beaucoup battu

Il aura fait ce qu'il a pu

et puis il s'est tu.

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