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Publié par pascalemmanuel

Peut-être l'un des articles les plus importants de ce blog. Je demande un effort de lecture et compréhension : si nous pouvions comprendre ce que nous dit Sri Aurobindo dans ce court chapitre, alors cela aiderait à propager l'idée dans la conscience collective, particulièrement pour nous, français - vous comprendrez en lisant. 

Cela rejoindrait aussi cette autre parole de Sri Aurobindo dans Le Cycle humain (page 336 : lien vers le PDF)

Par conséquent, les individus qui, en cet âge nouveau, feront le plus pour l’avenir de l’humanité, seront ceux qui reconnaîtront qu’une évolution spirituelle est la destinée de l’être humain, et donc son besoin le plus profond. 

L'Idéal de l'unité humaine

Chapitre 34 – La religion de l'humanité

Page  350 à 358 

Une religion de l’humanité peut se présenter de deux façons, comme un idéal intellectuel et sentimental, un dogme vivant ayant des effets intellectuels, psychologiques et pratiques, ou comme une aspiration et une règle de vie spirituelles, et elle peut être en partie le signe, en partie la cause d’un changement d’âme dans l’humanité.

La religion intellectuelle de l’humanité existe déjà jusqu’à un certain point, à la fois comme une croyance consciente dans la pensée d’un petit nombre et comme une ombre active dans la conscience de l’espèce. C’est l’ombre d’un esprit qui n’est pas encore né, mais qui se prépare à naître.

Le monde matériel, notre monde, est ainsi peuplé d’ombres puissantes, spectres de choses mortes et esprits de choses pas encore nées, sans parler des éléments pleinement incarnés du présent. Les spectres des choses mortes sont des réalités très encombrantes et ils abondent à présent : spectres de religions mortes, d’arts morts, de moralités mortes, de théories politiques mortes, qui tous prétendent encore garder leur corps pourrissant ou animer partiellement le corps des choses existantes. Répétant obstinément les formules sacrées du passé, ils hypnotisent les intelligences retardataires et intimident même la fraction progressiste de l’humanité.

Puis, il y a les esprits à naître et encore incapables de revêtir un corps défini, mais qui sont déjà nés dans le mental et qui existent en tant qu’influences que le mental humain perçoit et auxquelles il répond aujourd’hui d’une façon confuse et désordonnée.

La religion de l’humanité est mentalement née au dix-huitième siècle ; c’est le mânasa-putra (1) des penseurs rationalistes qui l’inventèrent pour détrôner le spiritualisme formaliste du christianisme ecclésiastique. Elle a tenté de se trouver un corps dans le Positivisme, qui a voulu formuler les dogmes de cette religion mais sur une base trop lourdement et trop rigoureusement rationaliste pour pouvoir être acceptée même par l’Âge de la raison.

L’humanitarisme en est le résultat sentimental le plus marquant. La philanthropie, le service social et autres activités similaires, sont l’expression extérieure de ses bonnes œuvres. La démocratie, le socialisme et le pacifisme sont dans une large mesure ses sous-produits, ou, du moins, doivent à sa présence intérieure une grande part de leur vigueur.

(1). « L’enfant né du mental », concept et expression appartenant à la cosmologie purânique indienne. (Note de l’éditeur)

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L’idée fondamentale peut s’énoncer ainsi : l’humanité est la divinité que l’homme doit adorer et servir ; le respect, le service, le progrès de l’être humain et de la vie humaine sont le devoir principal et le but principal de l’esprit humain.

Nulle autre idole ne doit prendre sa place, ni la nation, ni l’État, ni la famille, ni rien autre ; et ceux-ci ne sont dignes de respect que dans la mesure où ils sont des images de l’esprit humain, consacrant sa présence et aidant à sa manifestation.

Mais lorsque le culte des idoles cherche à usurper la place de l’esprit et montre des exigences incompatibles avec son service, il doit être rejeté.

Aucune injonction des vieilles croyances, fussent-elles religieuses, politiques, sociales ou culturelles n’est valable quand elle contredit les droits de l’esprit.

La science elle-même, bien que le monde moderne en ait fait une de ses grandes idoles, ne doit pas être autorisée à avoir des exigences contraires au tempérament éthique de l’esprit et à ses fins morales, car la science n’a de valeur que dans la mesure où, par la connaissance et le progrès, elle aide et sert la religion de l’humanité.

La guerre, la peine de mort, la destruction de la vie humaine, la cruauté sous toutes ses formes, qu’elle soit commise par l’individu, l’État ou la société (et non seulement la cruauté physique mais la cruauté morale, la dégradation de tout être humain ou de toute classe d’êtres humains sous n’importe quel prétexte spécieux ou dans n’importe quel intérêt), l’oppression et l’exploitation de l’homme par l’homme, d’une classe par une autre, d’une nation par une autre, et toutes les habitudes de vie, toutes les institutions sociales du même genre, que la religion et la morale ont pu tolérer autrefois ou même favoriser en pratique, quoi qu’elles en disent dans leurs règles ou leur credo idéal, sont des crimes contre la religion de l’humanité.

Abominables pour sa pensée éthique, interdits par ses principes primordiaux, ils doivent être toujours combattus et, jamais, à aucun degré, tolérés.

L’homme doit être sacré pour l’homme, indépendamment de toute distinction de race, de croyance, de couleur, de nationalité, de statut, de position politique ou sociale.

Le corps de l’homme doit être respecté, protégé de la violence et des outrages, fortifié par la science contre la maladie et contre une mort évitable.

La vie de l’homme doit être tenue pour sacrée, garantie, fortifiée, ennoblie, exaltée.

Le cœur de l’homme doit être considéré comme sacré aussi ; il doit avoir le champ libre, être protégé de toute profanation, tout étouffement, toute mécanisation et libéré des influences amoindrissantes.

Le mental de l’homme doit être délivré de toute entrave ; il doit avoir la liberté, l’espace et des facilités, recevoir tous les moyens d’éducation et de développement, et organiser le jeu de ses pouvoirs au service de l’humanité.

Et en outre, tout ceci ne doit pas être considéré comme un pieux sentiment ni comme une abstraction, mais être pratiquement et pleinement reconnu en la personne des hommes, des nations et du genre humain.

Tel est, dans ses grandes lignes, l’idée ou l’esprit de la religion intellectuelle de l’humanité.

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Il suffit de comparer la vie de l’homme, sa pensée, ses sentiments, il y a un siècle ou deux, avec sa vie, sa pensée et ses sentiments dans la période d’avant-guerre (1) pour voir combien l’influence de cette religion de l’humanité a été grande et comme son travail a été fructueux.

Elle a accompli rapidement bien des tâches que la religion orthodoxe avait été incapable de réaliser concrètement ; et ceci, surtout, parce qu’elle a constamment agi comme un dissolvant critique et intellectuel, un adversaire impitoyable de ce qui est, un inébranlable champion de ce qui sera, toujours fidèle à l’avenir, tandis que la religion orthodoxe s’est alliée aux puissances du présent, et même du passé, s’est enchaînée en pactisant avec elles et, au mieux, n’a su agir que comme une force de modération et non comme une force de réforme.

De plus, cette religion a foi en l’humanité et en son avenir terrestre et, par conséquent, elle peut aider au progrès humain sur la terre, tandis que les religions orthodoxes regardaient la vie terrestre de l’homme avec des yeux de pieuse douleur et d’affliction, et l’invitaient très expéditivement à supporter avec paix et contentement les grossièretés, les cruautés, les oppressions et les tribulations de cette vie, et même à leur faire bon accueil pour apprendre à apprécier et à gagner la vie meilleure qui lui sera accordée dans l’au-delà.

La foi, même la foi intellectuelle, accomplit toujours des miracles ; et en effet, cette religion de l’humanité, même sans avoir pris de forme corporelle ni d’apparence militante et sans moyens visibles de réalisation, a cependant été capable d’effectuer en grande partie ce qu’elle se proposait d’accomplir.

Jusqu’à un certain point, elle a humanisé la société, humanisé la loi et les sanctions pénales, humanisé l’attitude de l’homme envers l’homme, aboli la torture légale et les formes les plus grossières de l’esclavage, relevé ceux qui étaient rabaissés et déchus ; elle a donné de vastes espoirs à l’humanité, stimulé la philanthropie, la charité et le service du genre humain, encouragé partout le désir de la liberté, mis un frein à l’oppression et réduit considérablement ses manifestations les plus brutales.

Elle avait presque réussi à humaniser la guerre, et y serait peut-être parvenue tout à fait sans l’intervention contraire de la science moderne.

Elle a permis à l’homme de concevoir qu’un monde sans guerre était imaginable sans qu’il soit besoin d’attendre le millenium des chrétiens.

En tout cas, un certain changement s’est produit ; au lieu d’une paix qui était un rare interlude au milieu d’une guerre constante, la guerre est devenue un interlude, encore trop fréquent, au milieu d’une paix qui n’est encore qu’une paix armée. Ce n’est peut-être pas un grand pas, mais c’est tout de même un pas en avant.

Elle a également apporté une nouvelle conception de la dignité de l’homme et ouvert des idées et des perspectives nouvelles à son éducation, son développement, ses potentialités.

Elle a répandu la lumière, rendu l’homme plus sensible à sa responsabilité vis-à-vis du progrès et du bonheur de l’espèce ; elle a haussé le respect de soi et les capacités moyennes de l’humanité ; des serfs ont repris espoir, les opprimés ont relevé la tête, et les travailleurs, par leur qualité d’homme, sont devenus les égaux potentiels des riches et des puissants.

Certes, si nous comparons ce qui est et ce qui devrait être — l’accomplissement actuel et l’idéal —, tout ceci ne semblera qu’un maigre travail de préparation. C’est pourtant une remarquable carrière pour un siècle et demi de travail, ou un peu plus, et pour un esprit dépourvu de corps qui devait travailler avec les instruments du bord et qui n’avait encore ni forme ni habitation ni appareil visible lui permettant une action concentrée.

Mais peut-être est-ce en cela que résidaient son pouvoir et son avantage, parce que c’est cela qui l’a empêché de se cristalliser dans une forme et de s’y pétrifier, ou, du moins, de perdre la liberté et la subtilité plus grandes de son action.

(1). La Première Guerre mondiale. (Note de l’éditeur)

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Cependant, si elle veut réaliser toutes ses promesses, cette idée ou cette religion de l’humanité doit se rendre plus explicite, plus insistante, plus catégoriquement impérieuse. Sinon, elle n’agira clairement que dans la pensée d’une élite, tandis que son influence sur la masse restera mitigée, et elle ne gouvernera pas la vie humaine.

Et tant qu’il en sera ainsi, elle ne pourra pas prévaloir entièrement contre son ennemi principal. Cet ennemi — l’ennemi de toute religion vraie — est l’égoïsme humain, l’égoïsme de l’individu, l’égoïsme de classe et l’égoïsme national.

Elle a pu, pour un temps, adoucir ces égoïsmes, les atténuer, les forcer à mettre un frein à leurs manifestations les plus arrogantes et les plus visibles, les plus brutales ; elle a pu les obliger à adopter des institutions meilleures, mais non à céder la place à l’amour de l’humanité, non à reconnaître une unité réelle entre les hommes.

Car tel doit être essentiellement le but de la religion de l’humanité, comme ce doit être le but terrestre de toute religion humaine : l’amour, la reconnaissance mutuelle d’une fraternité des hommes, un sens vivant de l’unité humaine et une pratique de l’unité humaine dans la pensée, dans les sentiments et dans la vie ; et tel est l’idéal qui fut pour la première fois exprimé dans l’ancien hymne védique (1), il y a des milliers d’années, et qui restera toujours la plus haute injonction de l’Esprit en nous à la vie humaine sur la terre.

Tant que ceci ne sera pas accompli, la religion de l’humanité ne pourra devenir une réalité. Quand ceci sera fait, le seul changement nécessaire aura été réalisé, le changement psychologique sans lequel aucune unité formelle et mécanique, politique et administrative, ne peut être réelle et sûre. Si ce seul changement s’effectue, l’unification extérieure ne sera peut-être même pas indispensable, ou si elle l’est, elle se produira naturellement — non par des moyens catastrophiques comme il semble probable maintenant, mais par la seule insistance du mental humain — et elle sera garantie par un besoin essentiel de notre nature humaine, plus développée et plus parfaite.

(1). Il s’agit d’un hymne du rishi Samvanana Angîrasa à Agni, la Flamme intérieure, qui conduit le voyage de l’être humain à la découverte du monde de laVérité ou monde solaire :

« Ô Feu, ô vigoureux, tu es le maître qui nous unit à toutes les choses, tu flamboies haut sur les assises de la révélation, puisses-tu nous apporter les richesses.

« Réunissez-vous, prononcez une seule et même parole, que vos pensées arrivent à une seule et même connaissance, de même que les dieux anciens, arrivant à une seule et même connaissance, ont pris chacun la part qui leur revenait.

« Tous ont une Formule commune, une assemblée d’union commune, un mental commun à tous, ils sont ensemble dans une seule et même connaissance. Je prononce pour vous une Formule commune, je fais le sacrifice pour vous avec une offrande commune.

« Que votre aspiration soit une et commune, et que vos cœurs soient unis, que votre mental soit commun à tous, afin qu’une proche compagnie puisse devenir vôtre. »

(rig-Véda X.191.1,2,3,4) traduit du sanskrit par Sri Aurobindo dans Hymns to the Mystic Fire.

 

La question reste de savoir si une religion de l’humanité, une religion purement intellectuelle et sentimentale, peut suffire à accomplir un aussi vaste changement dans notre psychologie. La faiblesse de l’idée intellectuelle, même quand elle s’appuie sur un appel aux sentiments et aux émotions, est de ne pas pénétrer au centre de l’être humain.

L’intellect et les sentiments sont seulement des instruments de l’être, et ils peuvent être, ou bien des instruments de la forme extérieure et inférieure, ou bien des instruments de l’homme supérieur et intérieur : des serviteurs de l’ego ou des transmetteurs de l’âme.

Le but de la religion de l’humanité s’est formulé au dix-huitième siècle par une sorte d’intuition fondamentale ; ce but était, et est encore, de recréer la société humaine à l’image de trois idées-sœurs : liberté, égalité, fraternité.

Aucune n’a été réellement conquise en dépit de tout le progrès accompli.

La liberté, tant proclamée comme essentielle au progrès moderne, n’est qu’une liberté extérieure, mécanique et irréelle. L’égalité, tant recherchée et pour laquelle on s’est tant battu, est, elle aussi, extérieure et mécanique, et finalement elle se révélera irréelle. Quant à la fraternité, elle n’est même pas considérée comme un principe praticable d’organisation de la vie, et ce que l’on propose à sa place, est un principe extérieur et mécanique d’association égale ou, au mieux, une camaraderie du travail.

Cet échec tient au fait que l’idée d’humanité, en notre âge intellectuel, a dû masquer son véritable caractère de religion, de mouvement de l’âme et de l’esprit, et s’adresser à la mentalité vitale et physique de l’homme au lieu de faire appel à son être intérieur.

Son effort s’est borné à vouloir révolutionner les institutions politiques et sociales et à modifier les idées et les sentiments communs du mental humain afin que ces institutions puissent recevoir une application pratique ; elle a œuvré sur le mécanisme de la vie humaine et sur le mental extérieur plus que sur l’âme de l’espèce. Elle s’est efforcée d’établir une liberté, une égalité et une entraide mutuelle, politiques, sociales et légales, au sein d’une association égale.

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Ces buts ont une grande importance à leur niveau, mais ils ne sont pas la chose centrale ; ils ne peuvent être assurés que s’ils se fondent sur un changement de la nature intérieure de l’homme et de sa manière intérieure de vivre.

En eux-mêmes, ils n’ont d’importance que s’ils aident à donner plus d’essor et de champ libre au progrès de l’homme vers ce changement intérieur et, une fois celui-ci accompli, s’ils deviennent l’expression extérieure d’une vie intérieure plus large.

La liberté, l’égalité, la fraternité sont trois divinités de l’âme ; elles ne peuvent pas vraiment se réaliser par les mécanismes extérieurs de la société, ni par l’homme tant qu’il vit seulement dans l’ego individuel et dans celui de la communauté.

Quand l’ego réclame la liberté, il arrive à un individualisme compétitif. Quand il revendique l’égalité, il arrive d’abord au conflit, puis il tente de fermer les yeux sur les variations de la Nature et ne connaît d’autre moyen que de bâtir une société artificielle et mécanique. Une société qui cherche la liberté comme idéal, est incapable d’arriver à l’égalité ; une société qui cherche l’égalité sera obligée de sacrifier la liberté. Et parler de fraternité à l’ego, c’est parler d’une chose contraire à sa nature. Tout ce qu’il connaît, c’est une association à la poursuite de fins égoïstes communes ; tout ce qu’il est capable de réaliser, c’est une organisation plus rigoureuse afin de répartir également le travail, la production, la consommation et les plaisirs.

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Et pourtant, la fraternité est la vraie clef du triple évangile de l’idée d’humanité.

L’union de la liberté et de l’égalité ne peut s’accomplir que par le pouvoir de la fraternité humaine ; elle ne peut se fonder sur rien autre.

Mais la fraternité n’existe que dans l’âme et par l’âme ; elle ne peut exister par rien autre. Car cette fraternité n’est pas affaire de parenté physique ni d’association vitale ni d’accord intellectuel.

Quand l’âme réclame la liberté, c’est la liberté de se développer, de développer le divin dans l’homme et dans tout son être.

Quand elle réclame l’égalité, ce qu’elle veut, c’est cette même liberté également pour tous, et la reconnaissance d’une même âme, une même divinité dans tous les êtres humains.

Quand elle cherche la fraternité, elle fonde cette égale liberté de développement sur un but commun, une vie commune, une unité de pensée et de sentiment, elle-même fondée sur la reconnaissance de l’unité spirituelle intérieure.

En fait, cette trinité constitue la nature même de l’âme ; car la liberté, l’égalité et l’unité sont les attributs éternels de l’Esprit.

Reconnaître pratiquement cette vérité, éveiller l’âme dans l’homme et tenter de le faire vivre dans son âme et non dans son ego, tel est le sens intérieur de la religion, et c’est à cela que la religion de l’humanité doit parvenir également si elle veut se réaliser dans la vie de l’espèce.

Zephyranthes – Zéphyranthe – Prière psychique – Spontanée et fervente.

Deux remarques :

1) C'est l'âme de la France qui a pour la première fois perçu ces trois aspects de la Divinité de l'âme : liberté-égalité-fraternité. Alors certes, nous ne cessons de grogner, et à juste titre, que cette devise est si maltraitée. Mais Sri Aurobindo nous explique POURQUOI nous n'avons pas réussi à la mettre en application. Il nous donne LES VRAIES RAISONS de notre échec. Et, inutile de nous lamenter sur notre ignorance, la chose était d'une difficulté inouïe et dépassait largement nos capacités de l'époque. 

Je me dit : si c'est en France que cette devise est née, dans la douleur, comme toutes les naissances, c'est en France que nous devons la faire grandir, cette fois, à partir d'une base correcte : une compréhension juste de ce que cela représente. 

2) Le dernier Live des DéQodeurs évoque le sujet d'une religion mondiale avec 10 nouveaux commandements. À vrai dire, c'est cette information du live qui m'a donné envie de relire ce chapitre extraordinaire de Sri Aurobindo, il me laisse avec une si forte impression, une émotion si forte... 

Lien vers la traduction de l'article

Puisque cela vient de l'ONU, des religions, que l'on sent derrière le projet de Nouvel Ordre Mondial, la première réaction, plutôt primaire, pourrait être de se dire : tout cela, c'est de la daube et envoyons tout promener. 

Sauf que nous oublions de prendre deux paramètres en ligne de compte :

1) Les forces démoniaques ont toujours tendance à IMITER le plan divin. Donc, si les forces mondialistes lancent leur projet de "religion mondiale", c'est que le Divin a AUSSI un plan de "religion mondiale".

2) Le Divin s'est très bien servi du tyran Staline pour dégommer le tyran Hitler. Ou pour enfoncer le clou, le Divin peut être bien se servir "d'un mal", pour engendrer "un bien".

Donc, voici comment je me pose la question :

Est-ce que cette "religion mondiale mondialiste" pourrait être un début maladroit de la "religion de l'humanité" annoncée par Sri Aurobindo ?

Un autre aspect est peut-être à prendre en compte. Et si ce texte avait été trouvé écrit dans une "langue ancienne" dans un lac de la mer morte, le recevrions-nous de la même façon ? Qu'est-ce qui est important ? Le texte ou "la personne" qui a écrit le texte ? 

Question difficile à trancher... d'autant qu'il y a l'auteur du texte et l'auteur de l'inspiration du texte et l'auteur de l'inspiration. Parce que, il est toujours de tirer sur le fil de la bobine pour voir qui est vraiment l'Auteur, l'Origine des choses...  

Je vois mal comment traiter ce sujet de "religion mondiale" en deux coups de cuiller à pot, d'autant que Sri Aurobindo c'était d'une importance décisive : Quand ceci sera fait, le seul changement nécessaire aura été réalisé... 

Plus concrètement, est-ce que, dans ces dix commandements, nous pouvons voir des choses qui iraient dans le bon sens ? À première vue, à chaud, comme ça, il semble que oui. 

Les dix nouveaux commandements ont été répertoriés comme suit :

  • Nous sommes les intendants de ce monde

  • La création manifeste la divinité

  • Tout dans la vie est interconnecté

  • Ne fais pas de mal

  • Occupe-toi de demain

  • S'élever au-dessus de l'ego pour notre monde

  • Changer notre climat intérieur

  • Repentez-vous et revenez

  • Chaque action compte

  • Utilisez votre esprit, ouvrez votre cœur

Ou bien, au contraire, elle est une manoeuvre pour désorienter, jeter un masque de "poudre au yeux" pour obnubiler, orienter dans une fausse direction les consciences humaines. 

Ou bien, les deux mon Capitaine ?

Mes réflexions pourront peut-être servir de point de départ pour les vôtres car c'est à chacun de cheminer avec son histoire, sa compréhension des choses :  

Pour commencer, par rapport aux dix commandements traditionnels, je ne me suis jamais permis de critiquer, sans doute en raison d'un grand nombre de vies religieuses derrière moi, ce sont des choses que j'ai tendance à respecter. Jusqu'au jour ou j'ai lu Mère qui osait se demander comment "Dieu" avait pu dire des choses aussi stupides. Mince ! Je n'y avais même jamais réfléchi par moi-même. Cela ne m'était jamais venu.

Je ne me souviens plus la parole exacte de Mère mais je crois que l'idée était : comment le Seigneur suprême à l'origine de tous les univers, Celui qui  a été, qui est, qui sera, qui est Omniscience, Connaissance infinie... ait pu dire une telle banalité : voler, c'est pas bien !

C'est réduire la Sagesse éternelle du Divin à une petite morale... cela ne tient pas la route. 

À moins que ces commandements n'ai pas été écrits pour orienter mais désorienter. Mais peut-être est-il interdit de se poser certaines questions, d'envisager certaines hypothèses. 

Pourtant, poser des hypothèses est la base de la démarche scientifique. Ensuite, que l'hypothèse soit validée ou non importe peut-être moins que le cheminement que cela enclenche.

Alors revenons à nos agneaux et regardons de plus près ces 10 commandements.

Nous sommes les intendants de ce monde

Nous n'en avons sans doute pas assez conscience et c'est peut-être bien, ou utile, de nous rappeler notre responsabilité.

La création manifeste la divinité

La, nous pourrions trouver des dizaines de paroles de Sri Aurobindo-Mère qui vont dans le même sens.

Tout dans la vie est interconnecté

Les Upanishads proclamaient déjà cette unité. Maintenant, dans la conscience collective et notre propre conscience, l'idée n'est pas encore réalisée, clairement perçue, intégrée, c'est le moins que l'on puisse dire. Là encore, cela va dans le bon sens. 

Ne fais pas de mal

Primum non nocere. C'est sans doute important d'en poser le principe mais, là, cela me me fait davantage à un "voeux pieux" difficile à mettre en application. Ou commence le bien, le mal ? L'enfer est pavé de bonnes intentions. Nous sommes dans un tel niveau de stupidité que cela pourrait se transformer en enfer... 

Occupe-toi de demain

Il y a une telle insistance sur l'instant présent que la formule en devient intéressante. Pourquoi aller à l'encontre du "spirituellement correct ?" 

Ce n'est pas les idées de M. Toutlemonde qui m'intéresse, ce sont les idées nouvelles. 

Est-ce qu'il y aurait, là-dedans, quelque chose à trouver ?

Le moment le plus important de la vie est l'instant présent, c'est entendu. Et au-delà ? Cela pourrait inciter la conscience à se tourner vers l'Avenir.

Cela me rappelle une formule de Mère qui priait "le seigneur de demain".

Si nous restons "enfermé" dans le présent, nous fermons les portes de l'Avenir... cela pourrait être cela, le sens de leur étrange formule.

S'élever au-dessus de l'ego pour notre monde

S'élever au-dessus de notre égo, oui, Sri Aurobindo allait même plus loin, il parlait d'une nécessaire dissolution. Encore que, il ne parlait sans doute pas pour tous les humains. 

Par contre, "pour notre monde", oriente peut-être dans une fausse direction. 

Nous n'abandonnons pas notre ego, pour le monde mais pour Le Divin et uniquement pour le Divin. Y'a nuance. 

Changer notre climat intérieur

Le sens paraît évident.

Notre climat intérieur humain est très sovuent tourmenté, agité, etc... avec toutes les perturbations mentales, émotionnelles, énergétiques possibles dans la nature humaine. Alors évidemment il est nécessaire de le changer.  

C'est une façon plus directe d'exprimer la célèbre parole de Gandhi d'incarner le changement que nous voulons voir dans le monde.

Repentez-vous et revenez

Ça, c'est sans doute le fruit du lobbying chrétien. Je n'aime pas beaucoup cette idée de repentir. Donc je vais la regarder mieux. En attendant, cela me donne plutôt l'impression d'un vieux machin du vieux monde.

Mais tout dépend de la conscience que nous mettons dans les mots. Si cela parle de tout ce travail qui consiste à "apprendre de ses erreurs", alors il y a quelque chose.

Quand à ce "revenez", revenir où ? Revenir au point de départ ? Tout ça pour ça ? Retour en arrière ? Non, c'est aller de l'avant qu'il faut. 

Je plaisante... car cela peut vouloir dire : revenir à l'Origine, retrouver en soi, dans sa conscience l'Origine divine que nous sommes.

D'ailleurs, soit dit en passant, Mère dans son immense et laborieux travail de transformation a souvent parlé d'un mouvement de conscience qui consiste à défaire, défaire, défaire... au point qu'Elle a utilisé cette formule : il n'y a rien à faire, tout est à défaire.

Chaque action compte

Derrière ça, il y a sans doute, le grand mystère de l'incarnation. Cela rejoint à la fois l'interdépendance, l'unité et l'origine divine de la création. Les sages auraient des kilomètres à dire sur cette formule.

Utilisez votre esprit, ouvrez votre cœur

J'aurais préféré l'expression  "utilisez votre conscience."  En français le mot esprit est employé à tort et à travers. Oh ! ça m'a traversé l'esprit...

L'esprit, c'est autre chose que le mental, et cela n'a rien à voir avec "les esprits".

En tout cas, l'idée d'utiliser "les capacités intérieures" va dans le bon sens : assez de toujours chercher des solutions à l'extérieur...

Depuis des millénaires des sages attestent que la présence divine est cachée dans notre coeur, si nous ne l'avons pas encore trouvé, c'est que notre coeur n'est pas encore assez ouvert ou que nous ne sommes pas descendu dedans suffisamment profondément...

En conclusion :

Les formules sont vagues, c'est peut-être cela  qui devrait nous interroger : quand il y a un flou, c'est qu'il y a un loup. À moins qu'au contraire, le flou soit nécessaire pour laisser une souplesse à la vie. Et puis, c'est sensé n'être que le début, les interprétations, les intentions cachées derrière ces formules n'ont pas encore été révélées. 

J'ignore ce que ce projet de "religion mondiale" va devenir, l'avenir nous le dira. J'ai trouvé utile de faire un focus sur le sujet, histoire de semer quelques graines dans la conscience collective.

Et de toute façon, revenir à ce chapitre extraordinaire de Sri Aurobindo, particulièrement pour nous, français. Il y est peut-être question de notre destin collectif véritable : trouver comment réaliser collectivement cette liberté-égalité-fraternité.

Les conclusions sont sensé ouvrir sur un autre sujet.

Nous sommes dans une sorte de climat de tous contre tous. Le climat général est abominable avec des tensions extraordinaires. 

Cela me rappelle une parole de Mère qui m'a toujours intrigué, jamais vraiment compris comment Auroville pouvait représenter le meilleur moyen d'éviter une guerre. 

Je le reconnais, j'y suis allé 4 fois et jamais vraiment compris, je veux dire, senti de l'intérieur, le lien entre la tentative d'Auroville et la conscience générale de la terre. Mais, quelque chose en moi a peut-être senti un petit quelque chose car c'est une parole que je n'ai jamais tout à fait oublié. 

Agenda du 25 octobre 1967

«Douce Mère, pourquoi, dans l'Ashram même, a-t-on envie de faire des petits groupes et sociétés, par exemple "World Union", "New Age", etc. ? Quelle est leur raison d'être?»

Raison d'être ! (Riant) Ça a une raison d'être ?... Je vais simplement lui répondre : «Parce que les hommes aiment faire des groupes.» Tout simplement, rien à dire.

(Mère écrit, puis s'interrompt après un silence)

Je vais le bouleverser un peu, non ?

(Mère finit d'écrire et tend son cahier)

«C'est parce que les hommes s'imaginent encore que pour faire quelque chose d'utile, il faut se mettre en groupe. C'est la caricature de l'organisation.»

Ça suffit, non ?

World Union !... Ils se sont vraiment imaginés qu'ils allaient faire faire un progrès à l'humanité !...

Mais quand je dis aux gens que la création d'une ville comme Auroville a plus de poids dans l'histoire de la terre que tous les groupements du monde, ils ne me croient pas. Ils ne croient pas, les gens pensent que cela n'a aucune importance, c'est une fantaisie.

J'avais demandé à Sri Aurobindo une fois (parce qu'on avait beaucoup discuté d'Auroville et qu'il y avait beaucoup de difficultés), je lui ai demandé (parce que c'était une idée que j'avais – pas une «idée», c'était un besoin qui s'était exprimé il y a peut-être trente ans – plus de trente ans, presque quarante ans), alors je lui ai demandé, et il m'a répondu ceci (je te l'ai dit, je crois) :

«It is the best chance men have to avoid a general conflict» 

[c'est la meilleure chance qu'aient les hommes d'éviter un conflit général].

Voilà.

Alors, depuis qu'il m'a dit cela, je travaille très sérieusement. Et, n'est-ce pas, ce n'était pas «dit» : c'était vu.

Seulement je vois bien, ils n'y croient pas, il n'y a personne qui sente. Alors est-ce que ?... Et la matérialisation concrète de l'esprit d'Auroville n'a pas eu lieu encore, ça n'existe pas, il n'y a pas une formation dans l'atmosphère terrestre de «l'esprit d'Auroville», qui est un esprit... 

(Mère reste longtemps absorbée)... 

Au fond : «L'art de faire une unité avec la complexité.» Sans uniformité, n'est-ce pas : l'unité par l'harmonie de la complexité, chaque chose à sa place...

C'est très difficile.

Quand R était ici la dernière fois (l'architecte d'Auroville), il m'a dit : «Quand est-ce que l'on va créer l'atmosphère d'Auroville ? Tous les gens se disputent !» (Mère rit) J'ai dit : «Oui, c'est cela, la difficulté»... Et ça continue. Mais enfin il y a une Pression d'en haut, comme cela, une Pression. On va voir.

C'est encore un symbole.

Chaque petit groupe se croit un symbole – ça aussi, c'est un symbole.

Et à mesure que la formation descend pour se manifester, toutes les oppositions se lèvent, les contradictions se lèvent, les complications viennent, et à l'intérieur, on voit bien, ils ne comprennent pas. Alors moi, je passe mon temps à leur dire : «N'essayez pas d'organiser, n'essayez pas d'organiser, vous allez fossiliser l'affaire avant qu'elle ne soit commencée.»

Moi, je voulais que ça pousse comme cela, spontanément, avec tout l'imprévu. Mais alors, on a à faire face à tous les règlements : on est dans un pays [l'Inde] – il faudrait le faire dans une île déserte ! Mais ça n'existe plus dans le monde, il n'y a plus d'île qui n'appartienne pas à une nation – on est pris, on est englué.

Enfin, on fera cahin-caha, aussi bien qu'on peut.

C'est une tentative, c'est tout.

Mais ce que Sri Aurobindo voulait dire, c'est que le mouvement, le mouvement général était vers une catastrophe, et c'était pour dévier le courant de force.

Mais je me suis demandé si la Tour de Babel, dans la mesure où c'est une histoire vraie, n'était pas une tentative analogue ? Un essai d'harmoniser les hommes ?... On nous le présente de l'autre manière, mais je me suis demandé si ce n'était pas cela.

On verra.

Maintenant, intégralement, y compris la conscience la plus matérielle, la conscience corporelle, c'est : laisser toute la responsabilité au Seigneur – ce qu'il veut, sera, et puis voilà tout. Quand Il veut que l'on fasse quelque chose, on le fait, mais après tout... Simplement on le fait parce qu'il vous dit de le faire. Et puis il arrivera ce qui arrivera.

Et alors, si l'on a envie de savoir, on se met dans l'attitude du Témoin et on regarde. Et ça, c'est très amusant ! Dès que l'on est dans l'attitude du Témoin, c'est très intéressant – très intéressant – et on a le sourire.

C'est comme cela.

Le corps a appris à être comme cela aussi pour les moindres choses, alors c'est bien.

Voilà.

🪷

Nous parlons toujours de l'amour en disant que c'était le plus grand pouvoir. Et si c'était ça, la réponse à ma question : pourquoi-comment Auroville pourrait éviter une guerre ? Parce que derrière leur tentative d'une difficulté inouïe, il y a une unité vraie qui essaye de se créer, un Amour vrai qui essaye de se manifester.

D'ailleurs, en ce moment d'une tension extrême pour l'humanité, Auroville traverse une période très difficile.

En attendant, nous sommes en France et nous avons un rôle à jouer, ici, et mon intuition est que cela pourrait commencer par bien comprendre ce que représente liberté-égalité-fraternité et comment nous pouvons incarner-réaliser cet idéal divin dans la vie. C'est peut-être notre meilleure chance, à nous français, d'éviter la guerre, ou d'en atténuer les effets indésirables. 

Ce serait un idéal digne et à la hauteur de nos aspirations les plus profondes qui pourrait nous rassembler sur quelque chose... qui vaille vraiment le coup et dans lequel, beaucoup pourraient se reconnaître et se rassembler...

 Impossible n'est pas français...

Puisse Sri Aurobindo-Mère nous aider et nous guider, nous apporter leur Lumière et leur Force.

Aum 

🪷

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P
Grâce à un ami, j'ai retrouvé la citation exacte de Mère :<br /> <br /> « La suprême autorité parce que l’âme l’a vue » — mais ce ne peut être une suprême autorité que pour l’âme qui l’a vue, pas pour toutes les âmes. L’âme qui a eu cette expérience et qui a vu, pour elle c’est une suprême autorité, mais pas pour les autres.<br /> C’était l’une des choses qui me faisait réfléchir quand j’étais tout enfant, ces dix « commandements », qui sont d’ailleurs d’une banalité extraordinaire. « aime ton père et ta mère... ne tue pas... » c’est d’une écœurante banalité. et moïse est monté sur le sinaï pour entendre cela.<br /> <br /> C'est en commentaire de l'Aphorisme 98 - Page 221 dans le PDF ci-dessous :<br /> https://auromaa.org/sri-aurobindo-ru/workings/ma/10/vol_10_f.pdf
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P
Mon ami Diksha m'a permis de copier le commentaire qu'il m'a adressé par mail et de le poster : il va droit au but, direct à la vibration et ça apporte beaucoup de clarté. Pour rappel, voici le lien de son blog : https://flammedalterite.wordpress.com<br /> <br /> Bonjour Pascal,<br /> <br /> Je te transmets ce qui m'est venu  direct et avec Force à la lecture de ton article : "LE TESTAMENT DES RELIGIONS" !...<br /> En effet, elles doivent maintenant toutes disparaître pour laisser place à Autre Chose... et certainement pas à une nouvelle religion mondiale unique qui serait une bien pire aberration encore...<br /> J'ai lu l'article du "New American", il n'y a pas la moindre vibration du Nouveau Monde dans ces dix "commandements", c'est sur un plan purement mental et étriqué...<br /> Toute cette démarche m'apparaît comme une tentative pathétique, car désespérée, de dépassement de soi qui ressemble davantage à un aveu d'échec de la part de la vieille espèce...<br /> La citation de Mère dont tu parles est peut-être celle-ci : "Et dire qu'il est monté sur le Sinaï pour entendre ça !"...<br /> Je serais tenté de dire à mon tour : "Et dire qu'ils voulaient remonter sur le Sinaï pour nous pondre çà !"<br /> Elle disait  aussi "Plus de religions" !...<br /> Oui, ce chapitre de "L'Idéal de l'Unité humaine" est une des choses les pus importantes que Sri Aurobindo ait écrites...<br /> C'est vrai aussi que l'on peut très bien saisir certains aspects de l'action (encore largement occulte pour le moment) de la Force Supramentale à la "lumière" des évènements mondiaux qui sont souvent des réactions caricaturales du Seigneur des Nations sous la pression grandissante du Plan Divin...<br /> Bises en ce 5 Décembre...<br /> Diksha