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Publié par pascalemmanuel

Je cherchais un titre à mon prochain article et il me tombe dans la tête "la vie ne nous apprend rien", avec en arrière plan, évidemment le tube de Daniel Balavoine.

Je me disais, si la vie ne nous apprend rien, c'est que nous sommes des imbéciles. Soit que nous n'apprenions pas à regarder au-delà des apparences, entrer au coeur de la vérité des choses, de leur substantifique moelle, soit que nous n'écoutions pas les bonnes personnes, celles qui savent, soit que nous ne savions pas passer des "paroles de connaissance", lues ou entendues, à l'expérience.

Et puis, en commençant cet article, je suis tout de même allé chercher le texte de cette chanson, que je connais fort peu au demeurant.  Et je tombe sur ce passage :

"La vie ne m'apprend rien" est également une chanson engagée, elle dénonce la guerre de manière générale et la violence. En effet, l'artiste trouve l'idée de s'entretuer absurde et stupide. Il perd la foi en l'humain et déclare que les lois qui régissent le monde ne sont plus divines mais émanent d'une minorité d'hommes. Par conséquent, il compte se détacher de son instinct grégaire et ne pas suivre la foule dans sa folie.

Chanson, paroles, interprétation

Voilà qui tombe plutôt juste par rapport à ce que je ressens, traverse, sans doute pas le seul dans ce cas.

Celui qui veut sauver sa vie la perdra. 

Un jour, j'ai entendu Isabelle Padovani dire que le moins que l'on puisse dire, est que Jésus avait le sens de la formule. Même si l'on mettait entièrement de côté sa vie, quelques-unes de ses paroles ont traversé les âges...

Pour être précis, j'ai recherché la parole exacte :

Matthieu 8. 34 et 35

Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.

Matthieu 10. 39
Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

Marc 8. 36
Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ?

Luc 17. 33
Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la retrouvera.

Jean 12. 25
Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.

Ceci dit, en voyant surgir cette parole dans ma méditation, et en me laissant emporté par elle, j'ai débouché sur une réflexion tout à fait inattendue :

Une partie des personnes qui ont accepté de se faire injecter, l'a fait croyant sauver sa vie, et nous savons maintenant que les autorités de santé minimisent les effets secondaires, cachent certaines données, et que les taux ont explosé dans plusieurs pays. Ils voulaient sauver leurs vies et ils sont en train de la perdre.

Et puis, d'autres personnes,  se doutant que quelque chose ne tournaient pas rond avec ces injections, pour sauver leur vie, ont refusé de se faire injecter. Et ils ont perdu leur vie sociale, leur vie professionnelle ; certains se sont suicidés.

Là, sorti de ma méditation et revenu dans une conscience habituelle, c'est moins fort. Mais dans l'état de conscience que j'ai touché à ce moment-là, j'avais un sentiment-perception que deux chemins tout à fait opposés aboutissaient au même résultat, c'était très frappant.

Alors il m'est revenus en mémoire cette parole de Sri Aurobindo sur la Providence :

La Providence n’est pas seulement ce qui me sauve du naufrage quand tous les autres ont péri. La Providence est aussi ce qui m’arrache ma dernière planche de salut, tandis que tous les autres sont sauvés, et me noie dans l’océan désert. Aperçus et Pensées

Cela m'a rappelé aussi cette idée évoquée quelques fois par Mère et Satprem que je cite de mémoire : leur bien ne vaut pas mieux que leur mal. Cette idée, mal comprise, pourrait s'avérer dangereuse, une invitation à se laisser aller à faire n'importe quoi. C'est d'autre chose qu'il s'agit.

Satprem, dans Le Matérialisme divin, chapitre 13, page 296) évoque une anecdote très frappante a propos d'une expérience vécue par Mattéo, le frère de Mère :

Quelquefois même, Elle s'en prenait à son frère, Mattéo, sorti de Polytechnique, devenu gouverneur, qui pourtant semblait avoir des capacités spéciales, lui aussi, puisqu'il pouvait avoir des expériences — qu'il envoyait promener parce qu'elles n'étaient pas conformes à son idée du " bien du monde " :

À dix-huit ans,  raconte Mère, quand il préparait Polytechnique, juste avant, un jour qu'il traversait la Seine (je crois que c'était sur le Pont des Arts), au milieu, tout d'un coup, il a senti quelque chose qui descendait en lui, qui l'a immobilisé tellement fort qu'il est resté comme cela, pétrifié, et alors il a, pas positivement entendu une voix, mais c'est venu très clairement en lui : "Si tu veux, tu peux devenir un dieu" (cela s'est traduit comme cela dans sa conscience : c'était simplement une conscience supérieure).

Il m'a dit que cela l'avait pris tout entier, immobilisé— une puissance tellement formidable, et extrêmement lumineuse : "Si tu veux, tu peux devenir un dieu."

Et alors, dans l'expérience elle-même, sur le moment, il a répondu : "Non, je veux servir l'humanité" — et c'est parti. Naturellement il s'est bien gardé de rien dire à ma mère, mais nous étions assez intimes et il me l'a raconté. Alors je lui ai dit : "Eh bien, tu en es un imbécile !"...

Il n'a RIEN compris. Et c'était un homme intelligent, capable : il a été gouverneur, et un gouverneur assez brillant, dans plusieurs pays. Mais RIEN compris...

Il ne concevait rien de mieux que d'"aider les autres": philanthropie. C'est pour cela qu'il est devenu gouverneur. En sortant de Polytechnique il avait le choix entre différents postes et il a exprès choisi ce poste dans les colonies, parce qu'il pensait à "aider les races arriérées à faire des progrès " — tout ce non-sens. 

Thunbergia alata – Suzanne aux yeux noirs – La transformation fait disparaître l'obscurité – L'obscurité disparaîtra de plus en plus à mesure du progrès de la transformation.

Les paroles divines se comprennent à différents niveaux. Et si, celui qui veut sauver sa vie la perdra, parlait de cela aussi ? Nous voulons sauver notre petite vie humaine, alors nous la perdons. À chaque nouvelle vie, nous la perdons parce que nous n'en avons pas encore découvert le secret.

Cette idée, Sri Aurobindo-Mère l'ont décliné de bien des façons. Par exemple ici.

Tout changerait si seulement l’homme consentait à être spiritualisé. Mais sa nature mentale, vitale et physique se révolte contre la loi supérieure. Il aime son imperfection. Sri Aurobindo – Aperçus et Pensées

Nous sommes terriblement attachés à notre manière humaine de vivre, c'est difficile de nous ouvrir à des plans de conscience supérieurs, et plus encore, de nous laisser transformer par eux. Nous résistons et inventons toutes sortes de subterfuges pour continuer à rester des humains. Nous nous moquons de ceux qui veulent rester dans la matrice de la propagande officielle et nous ne voyons pas que nous sommes nous-mêmes dans une autre matrice, qui s'appelle humanisme, droits de l'homme, philanthropie et toutes les philosophies humaines. 

Sous cet angle, leur bien ne vaut pas mieux que leur mal. Par le bien ou par le mal, nous sommes encore dans le bocal humain... et cela ne nous donne pas la vraie solution. L'humain ne peut trouver la solution de l'humain. L'humain est une énigme avec Dieu pour clef nous dit Sri Aurobindo (cité de mémoire). 

Autre parole énigmatique de Mère quand Elle nous disait que la vie n'est pas le contraire de la mort, que pour les cellules, la vie et la mort, cela ne faisait pas une grande différence, ou bien, qu'il fallait arriver, vis-à-vis de la mort, à un état de totale indifférence... Etc. Ce que nous appelons "sauver sa vie", "perdre sa vie", et toutes nos conceptions de "réussir sa vie", "rater sa vie"... ce n'est pas ça l'essentiel, il y a quelque chose d'Autre à trouver, qui est plus au coeur du problème, donc de la solution. 

Dans le processus de transformation universelle en cours, il s'agit de passer de la conscience humaine à la conscience divine. L'Homme après l'homme. Certes, le processus durera quelques siècles. N'empêche qu'il est enclenché et que, dès maintenant, nous pouvons accepter, adhérer, participer, nous donner au processus. Et advienne que pourra. 

Chacun doit trouver ce qui l'anime au plus profond de lui, et vivre selon cette vérité intérieure. Même si pour les gens, tant que l'on n'est pas capable de marcher sur l'eau, tout cela, ce sont les lubies d'un fou. Il vaudrait mieux ne rien en dire. Je n'écris que pour dire qu'il est possible d'essayer. Parce que toute une sorte de "bien-pensance" prétend que c'est impossible, alors cela devient tentant d'essayer. 

À quoi bon répéter sans fin les réalisations spirituelles d'antan ? 

«Nous ne sommes pas ici pour faire seulement un peu mieux ce que les autres font : nous sommes ici pour faire ce que les autres ne peuvent pas faire, parce qu’ils n’ont même pas idée que cela peut se faire. Nous sommes ici pour ouvrir le chemin de l’Avenir aux enfants qui appartiennent à l’Avenir. Tout le reste ne vaut pas la peine et n’est pas digne de l’aide de Sri Aurobindo.» (Agenda de Mère du 16 septembre 1961)

«Nous ne sommes pas ici pour que notre vie devienne facile et confortable, nous sommes ici pour trouver le Divin, pour devenir divins, pour manifester le Divin. Ce qui nous arrive est l'affaire du Divin, ce n'est pas notre affaire. Le Divin sait mieux que nous ce qui est bon pour le progrès du monde et pour le nôtre.» (Agenda du 19 août 1967)

Être en toute sincérité. Ce que le Divin veut que cela soit. Voilà. Si nous sommes comme cela, nous sommes comme nous devons être, et c’est ça qu’il faut que nous soyons. Et puis tout le reste-tout le reste, on fait de son mieux. Je sais que ce n’est pas facile, mais nous ne sommes pas ici pour faire des choses faciles ; il y a le monde tout entier pour ceux qui aiment la vie facile. (Agenda du 4 avril1972)

Satprem dans ce processus, parle souvent de la nécessité de suffoquer. Quand nous sommes arrivés au bout d'une possibilité, alors il faut qu'une possibilité nouvelle arrive. 

Dans l'intériorisation de tout à l'heure, une sorte de face à face avec soi-même, tout à coup il y avait une offrande joyeuse de mon humanité. Pas triste du tout. Cela sautait de joie comme pour dire enfin...

Chacun de nous pourrait dire : je ne suis pas Mattéo je n'ai pas eu la chance de rencontrer un être supérieur qui me fasse cette proposition. Etc.

Mais bien sûr que si !  Nous sommes tous représentatif de Mattéo. 

"Sri Aurobindo-Mère" est une incarnation divine et tous ceux qui les ont lus sont dans la situation de Mattéo. Toute l'oeuvre de Sri Aurobindo-Mère nous interpelle : l'homme est un être de transition, veux-tu être un dieu ? 

Mattéo, c'est Monsieur Anderson qui a refusé de devenir Néo. Tout polytechnicien qu'il fut, il ignorait son propre destin véritable. Sans doute dans une prochaine vie. Ou la suivante, ou la suivante, ou la suivante... 

Il y a un piège à éviter, le processus de divinisation progressive dont Ils parlent, ne ressemblent en rien à ce que nous imaginons.

Il est normal, dans l'inconnu, de chercher des points de repères dans le passé : spiritualités, religions, sagesses, philosophies... Et d'ailleurs, effectivement, toute l'histoire de l'humanité est parcourue de nombreux signes de ce qui est en train de se passer. Certains ont vu, d'autres en ont eu l'intuition...

En attendant, le secret découvert par Sri Aurobindo-Mère, expérimenté par Satprem... tourne moins autour de autour de "capacités extraordinaires" et de "supers pouvoirs" que d'un autre mode de fonctionnement. En fait, c'est ce nouveau monde de fonctionnement, paraît-il, qui est une merveille, d'autant plus qu'il est sensé se découvrir et se vivre... DANS LE CORPS.

Voilà qui est mystérieux au point que Mère a pu dire que, même les dieux traditionnels, et toute leur connaissance de dieux, tous leurs pouvoirs de dieux, ignoraient à peu près tout de ce nouveau mode d'être. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'ils ne peuvent pas nous aider...

Le tout est de trouver. Il y a quelque chose à trouver.

Or, pour découvrir quelque chose de Nouveau, il  faut que l'ancien meure. Si le grain ne meure... Pour découvrir le nouveau fonctionnement, il faut que l'ancien fonctionnement meure. Pour naître à la divinité, encore faut-il mourir à l'humanité. Mais nous voulons sauver notre vie... alors nous la perdons. 

Pour que la vie nouvelle, pas la vie nouvelle dans notre future incarnation, la vie nouvelle du nouveau monde, encore faut-il mourrir à son ancienne façon  de penser, de voir, d'être, de fonctionner...

C'est sans doute la raison pour laquelle, l'idée de sacrifice me revient si souvent dans la conscience. Et ce n'est pas d'aujourd'hui. C'est un point si central. Par le sacrifice, nous pouvons accéder à cette vie nouvelle. C'est sans doute la méthode la plus simple. 

Notre sacrifice, c'est nous-même. Nous pouvons offrir des trucs et des machins, c'est important, cela nous purifie, cela nous allège. Mais tant que nous ne nous offrons pas nous-mêmes, j'ai l'impression que... c'est pas encore ça.

"On est en train de mourir à l'humanité" nous dit Satprem. Alors, plutôt que de résister, allons-y gaiment, offrons notre vie, offrons notre mort, offrons notre humanité... Et c'est vraiment joyeux. Alors, quelque chose de plus divin aura peut-être la possibilité de naître...

Trouver le petit feu en nous qui aspire au Nouveau... et tout jeter dedans, tout ce qui est vieux... 

Depuis quelques jour, il y a une insistance à me relier à l'Origine divine...

Agenda du 8 octobre 1956

«Être toujours au sommet de toi-même, quoi qu’il arrive.»

Alors je me suis demandé quand et comment je suis au sommet de moi-même ? Et j’ai vu ceci :

Deux choses qui étaient parallèles et concomitantes, c’est-à-dire qui sont toujours ensemble:

L’une : l’identité avec l’Origine, qui donne dans l’action une sérénité absolue et un détachement parfait.

L’autre : une identité avec la Grâce suprême, qui donne dans l’action l’effacement, l’abolition de toutes les erreurs commises par qui que ce soit et quoi que ce soit – et l’annulation de toutes les conséquences de ces erreurs.

A ce moment-là, quand j’ai perçu comme cela, j’ai vu que la troisième attitude que j’ai dans l’action, et qui est la volonté de progrès pour la terre tout entière et chaque individu en particulier, n’était pas le sommet de mon être.

Et dans ce mouvement vers l'origine, il est plusieurs fois venu un mouvement de concentration avec l'idée de défaire, défaire... comme si nous nous étions construits de travers et qu'il fallait repartir sur une autre base, dans une autre direction...

En écrivant cela, cela laisse une impression étrange, de ne rien y comprendre, mais dans la méditation, cela avait tout son sens, et il y avait des effets, des perceptions, une pelote qu'on... débobine. 

Mère a souvent parlé du processus de défaire... Il n'y a rien à faire disait-elle, tout est à défaire. Satprem parle d'une Évolution 2, Sri Aurobindo d'une une nouvelle évolution, Mère a beaucoup insisté sur le fait qu'un monde nouveau été né, avec une nouvelle conscience, un nouveau pouvoir... Si nous continuons de vouloir faire du neuf avec de l'ancien, nous risquons de manquer le coche.

Alors, habité par tout ça, j'ai placé tout ça sur l'autel intérieur, avec cette joie de mourrir à l'humanité, à tout ce que je crois être. Tout le début de la méditation je m'étais concentré sur l'idée de n'être rien, s'annuler autant que possible pour que seul le Divin soit...

Et aussitôt j'ai perçu un rayon descendre tout droit d'au-dessus de ma tête et venir me toucher le milieu du front. Quelque chose m'a surpris : je n'ai pas su dire si c'était une lumière ou une substance, tellement c'était concret. On aurait dit de la lumière concentrée. Pas éblouissant du tout. Et puis le rayon s'est propagé dans le corps et je sentais que cela travaillait ici et là...

Et puis est venu l'idée du nouveau né. Pour accueillir un nouveau fonctionnement, se dégager de tout ce que l'on croit savoir, être comme un nouveau-né, sans aucune idée préconçue...

Satprem explique souvent le processus évolutif avec la nécessité de suffoquer, il a fallu que des poissons se mettent a suffoquer avec leur respiration branchiale pour qu'ils trouvent la respiration pulmonaire,  comme si la respiration avait été la clef de cette étape évolutive. De même, il est souvent revenu sur l'idée d'une respiration nouvelle, d'un nouvel oxygène... On étouffe, on suffoque et un jour, tout surpris, pendant quelques instant, on à l'impression de se retrouver dans un autre air... 

Coup de pouce du Divin...

J'ai déjà publié les trois images du don de soi au Divin.

Agenda du 19 octobre 1955

Les trois images du don total de soi au Divin :

1) Se prosterner à Ses pieds dans l’abandon de tout orgueil, avec une humilité parfaite.

2) Déployer son être devant Lui, ouvrir son corps tout entier, de la tête aux pieds comme on ouvre un livre, étalant ses centres afin de rendre visibles tous leurs mouvements dans une sincérité totale qui ne permet à rien de rester caché.

3) Se blottir dans Ses bras, se fondre en Lui dans une confiance tendre et absolue.

Ces mouvements peuvent être accompagnés par trois formules, ou l’une d’entre elles, suivant le cas:

1) Que Ta Volonté soit faite et non la mienne.

2) Ce que Tu voudras, ce que Tu voudras...

3) Je suis à Toi pour l’éternité.

En général, quand ces mouvements sont faits de la vraie manière, ils sont suivis d’une identification parfaite, d’une dissolution de l’ego produisant une sublime félicité.

Il est un autre  mode relationnel : qu'il nous prenne la main. Au moment précis où du fond du coeur, cette pensée à surgi, j'ai senti un coup de pouce, hyper concret, comme si "quelqu'un" me  pressait le milieu du sternum avec le pouce. Deux fois de suite. Une première pression, plus forte et la seconde, plus subtile. Peut-être une troisième que je n'ai pas senti. 

All can be done if God's touch is there

Tout peut se faire si le toucher de Dieu est là

Savitri

Aucune idée de ce qu'il a fait ni pourquoi. C'était il y a quelques jours dans une autre intériorisation, Une autre façon est en cours d'expérimentation. Si ce toucher pouvait "réveiller" le psychique, ce serait formidable. 

Agenda sans date du 19 octobre 1957

Et quand on entre dans cette conscience où l’on voit toutes les choses d’un seul regard, l’infinie multitude des rapports du Divin et des hommes, on voit comme tout est merveilleux, dans tous les détails. On peut regarder l’histoire des hommes et voir combien le Divin a évolué selon ce que les hommes ont compris, voulu, espéré, rêvé, et comme il était matérialiste avec le matérialiste, et comme il grandit chaque jour et se fait plus proche, plus lumineux à mesure que s’élargit la conscience humaine. Chacun est libre de choisir. La perfection de cette variété sans fin des relations de l’homme à Dieu à travers l’histoire du monde est une merveille ineffable. Et tout cela ensemble, c’est une seconde de la manifestation totale du Divin.

Le Divin est avec vous selon vos aspirations. Cela ne veut pas dire, naturellement, qu’il se plie aux caprices de votre nature extérieure – je parle ici de la vérité de votre être. Et encore, il se modèle parfois sur vos aspirations extérieures, et si, comme les dévots, vous vivez dans ces alternances d’éloignement et d’embrassement, d’extase et de désespoir, le Divin aussi s’éloignera de vous ou se rapprochera, selon ce que vous croirez. L’attitude est donc très importante, même l’attitude extérieure.

Les gens ne savent pas à quel point la foi est importante, comme la foi est miracle, créatrice de miracles.

Car si vous vous attendez à chaque instant à être soulevé et tiré vers le Divin, Il viendra vous soulever et II sera là, tout proche, de plus en plus proche.

Certains semblent avoir une certaine facilité pour s'élever vers des niveaux de conscience supérieurs, ou au moins les toucher. Je dois avoir une constitution plus proche de celle du caillou car a priori, c'est plus facile pour moi de plonger. Encore que, pas encore assez suffisamment pour traverser...

Alors, c'est tout récent, je n'y avais jamais pensé, je demande au Divin de me porter. Apprendre à se laisser porter... 

Il faut essayer longtemps avant de s'apercevoir qu'on n'arrive à rien ou pas grand chose, alors quand l'ego est vaincu, qu'il en a assez, alors s'il accepte de bonne grâce et envoie un appel sincère, du fond du coeur,  Autre chose prend le relais...

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